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Bienvenue

« La Sarthe à Gauche, l’énergie solidaire ! », c’est avec cette ambition que nous agissons au sein du Département pour porter nos valeurs de justice et de partage. Nous constituons un groupe de 14 conseillers pour vous représenter au quotidien, en commissions ou sessions.

Par ce site, vous pouvez découvrir vos élus ou suivre les projets des cantons et nos actions.

A votre écoute,
Claude PETIT-LASSAY, Président du Groupe

Pour contacter le Bureau du Groupe :

02.43.54.72.24 ou elus-de-gauche@sarthe.fr

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La Sarthe à gauche sur Twitter

10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:20

La semaine du 19 au 24 septembre a été décrétée « semaine de mobilisation des Départements » par l’Assemblée des Départements de France. L’ADF, Présidée par Dominique Bussereau depuis le 13 mai 2015, a adopté une stratégie agressive et imposante pour alerter l’opinion publique sur la baisse des dotations de l’Etat dont subit notre collectivité.

 

Vous avez donc été nombreux, sarthoises et sarthois, à apercevoir aux arrêts de cars et dans la presse quotidienne régionale les visuels et les messages « sponsorisés » par le Département, et à réagir face à cette abondante campagne.

 

Des charges sociales en augmentation

 

Sur le fond, nous ne pouvons que confirmer que la rigueur budgétaire a accru les tensions qui pèsent sur les départements, l’écart entre nos dépenses sociales et les transferts accordés par l’Etat s’est effectivement accentué ; nous en convenons et nos interventions en Assemblées plénières ont toujours défendu le fait que l’Etat devait soutenir le mieux possible les départements qui ont hérité de la charge du RSA après la décentralisation, et ce aussi bien avec un gouvernement de gauche que de droite.

 

A l’inverse, comment ne pas être scandalisé par le double discours sans cesse utilisé par la droite.

 

Le RSA en constante augmentation (+ 30% depuis 2010)

Le RSA en constante augmentation (+ 30% depuis 2010)

Ce que ne dit pas l’ADF et sa majorité

 

Il faut rappeler que l’an passé, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, a ouvert une enveloppe exceptionnelle pour les territoires en grande difficulté financière, afin qu’ils puissent verser le RSA à tous les allocataires. Cette année, malgré les échecs des négociations sur la réforme du financement du RSA entre l’ADF et le gouvernement le 21 juin dernier, le premier ministre s’est engagé à apporter un coup de pouce supplémentaire aux Conseils départementaux, une aide qui sera vraisemblablement supérieure à celle débloquée en urgence l’an passé.

 

Nous devons aussi rappeler que c’est en 2004, sous le gouvernement Raffarin, qu’il a été choisi de décentraliser le versement du RSA et d’en donner la compétence aux départements...échelon départemental qu’il avait même été programmé de supprimer par la création des « Conseillers territoriaux » (par fusion avec la région) lorsque que François Fillon était 1er ministre.

 

Mobiliser qui ? Une communication électoraliste

 

Sur la forme, alerter l’opinion publique sur « ce que ne pourront plus faire les Départements demain faute de moyens suffisants » apparait véritablement comme une campagne électoraliste. C’est à grand renfort des slogans « Stop à la disparition des moyens d’action des Départements » ou « Stop au désengagement de l’Etat », que l’on veut nous convaincre que tous les problèmes que rencontre notre collectivité sont liés au gouvernement actuel.

 

Il est d’ailleurs choquant que l’ADF ou le Département utilisent leurs moyens financiers pour faire de la politique politicienne, il s’agit tout de même d’une association subventionnée par les collectivités, donc avec l’argent des contribuables.

 

Illustration de la "campagne" du Département

Illustration de la "campagne" du Département

La solidarité est le cœur de « métier » des départements, cette compétence a été renforcée par la loi NOTRe à l’été 2015. La période de transition passée avec un an de recul quant à son application, où en est la Sarthe dans ses négociations avec la Région ? Qu'en est-il des transports ? Des aides économiques ? Plutôt que d’investir dans des campagnes publicitaires il serait sans doute plus judicieux que l’ADF soit un vrai partenaire dans la facilitation de ce processus.

 

D’ici là, nous sommes curieux de voir les prochaines négociations entre l’ADF et le gouvernement.

16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 15:15

Comme vient de l’annoncer Dominique Le Mèner, la majorité départementale de droite s’associe à une semaine de mobilisation des départements du 19 au 24 septembre.

 

Cette initiative pouvait initialement avoir un objectif vertueux, comme rappeler le rôle des départements et nos attentes au Gouvernement. Mais, la traduction sémantique et visuelle prévue relève clairement de la manœuvre politique en période de pré-campagne présidentielle.

 

Les déclarations à l’encontre du Gouvernement sont inacceptables au regard de la teneur des négociations ouvertes et menées jusqu’en juin par celui-ci.

 

Matignon a proposé une solution afin de corriger l’erreur, commise par le Gouvernement de droite de Jean-Pierre Raffarin en 2004, en décentralisant cette allocation universelle et en faisant reposer ce bouclier social, indispensable, sur les finances locales et non sur la solidarité nationale. Une injustice qui, en 12 ans, a inexorablement creusé les inégalités financières entre les départements et donc entre les citoyens.

 

La majorité de droite de l’Assemblée des Départements de France a finalement refusé la proposition du Gouvernement :

  • préférant le statu quo,
  • laissant perdurer l’injustice quitte à laisser certains départements aller dans le mur et
  • menaçant l’avenir du modèle social en refusant d’apporter une solution au financement du RSA.

D’ailleurs, on peut s’interroger sur les véritables intentions des potentiels candidats de droite à l’élection présidentielle quand certains, comme François Fillon (soutenu  par Dominique Le Mèner), préconisent la fin des départements.

 

Notre groupe des élus de gauche et républicains, défendra  toujours la proximité, l’efficacité, la responsabilité, l’égalité d’accès aux droits, l’équité entre les territoires.  Nous attendons du Président du Département qu’il clarifie sa position quant aux propositions hasardeuses de la droite, remettant en cause les valeurs et les principes fondamentaux de notre République que les départements devraient fièrement défendre.

 

Défendra-t-il l’échelon départemental et ses politiques publiques indispensables alors que tous les candidats déclarés à la primaire remettent en cause cet échelon ?  

Soutiendra-t-il le candidat désigné s’il défend toujours cette position ?  

Défendra-t-il un socle social universel identique pour tous les français ? Ou comme certains de ses amis, préférera-t-il opter pour le bénévolat obligatoire ou demander le droit à déterminer à qui, combien et à quelles conditions délivrer une allocation au mépris de l’égalité républicaine et territoriale ?

 

Pour l’instant, aucune réponse sérieuse n’est avancée alors même que le site internet institutionnel du Département est utilisé pour cette campagne politicienne, et que notre groupe n’y a toujours pas de droit d’expression en dépit des règles démocratiques de nos institutions.

 

Christophe Chaudun

Pour le groupe

22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 14:43

Arrêté en commission permanente du vendredi 8 juillet, le soutien aux associations et dispositif d'accompagnement des agriculteurs en difficulté se voit flanquer d'une sévère baisse. Ainsi, les montants de l'aide à l'accompagnement diminuent de 34 à 120 % pour atteindre respectivement, 200 € pour les nouveaux dossiers, et 100 € pour un suivi annuel sur 2 ans.

Alors que les élus de la majorité se déclarent préoccupés et attentifs aux fragilités du monde agricole, quelle n'est pas notre surprise et désaccord de voir maintenir des décisions, qui frappent de plein fouet des associations et dispositif, qui agissent au plus près de nos agriculteurs.

__________

 

- 34 à 120 % : c’est la baisse des aides par dossier, proposée et votée par la majorité de droite

 

2 : c'est le nombre d'emplois impactés par cette décision

 

Présentée initialement en commission permanente du 20 mai dernier, notre groupe demande immédiatement son report et son réexamen. De son côté, la majorité s'engage à réétudier la situation en septembre prochain, alertée par une des associations concernées. Malgré cet engagement, le Conseil départemental acte tout de même la décision lors de la commission permanente du 8 juillet.

 

Un mois et demi plus tard, pour les agriculteurs en difficulté, le projet d'aide aux associations et dispositif est identique à celui présenté au mois de mai. Une décision lourde de conséquences par :

  • Un statu quo malgré les alertes reçues, sans avancer d'explications particulières, ni concerter,
  • Une harmonisation par le très bas,
  • Une remise en cause de la viabilité économique des associations, notamment "Solidarité Paysans", dont 2 emplois sont menacés,
  • Un décalage entre le discours des élus de la majorité, qui se veut à l'écoute et solidaire des agriculteurs, et les décisions du Conseil départemental, qui amoindrit le montant des soutiens en situation de crise.

 

Malgré un engagement de la majorité de revoir la copie en septembre, le Groupe des élus de gauche et Républicains dénonce ces décisions, injustes et en décalage avec les attentes de ces acteurs du secteur agricole.

 

Associations et dispositif concernés : "Agri Solidarité", "Solidarité Paysans 72" et dispositif "Réagir".

27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:12

Sujets : résultat sur le canton Le Mans 7, budget supplémentaire et financement du RSA

13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 20:15

Au lendemain du 2e tour des élections sur le canton Le Mans 7, nous prenons acte de la victoire du tandem Gilles Leproust-Elen Debost représentant le Front de Gauche et EELV. Nous remercions chaleureusement les électrices et les électeurs qui, au second tour, nous ont accordés 49,74 % des voix. Cette défaite et ses caractéristiques traduisent plusieurs éléments que nous souhaitons repréciser.

 

En premier lieu, le très faible écart de 17 voix montre que les électeurs n’ont pas rejeté notre candidature, que notre travail dans le cadre de l’exercice de notre mandat qui a duré un an n’a pas été remis en cause, que notre légitimité en tant qu’élus de terrain n’a pas été contestée.

 

En second lieu, dans un contexte national très difficile pour les représentants de la majorité gouvernementale, auquel s’est ajoutée une très forte opposition de l’ensemble des candidats, soudés pour transformer une élection locale en référendum national contre l’action du Gouvernement, les électeurs qui nous ont fait confiance ont ainsi salué l’engagement de la proximité que nous avions tenu. Nous retenons que nous avons été placés en tête dans 5 communes du canton sur 7, lisant ici une reconnaissance de notre travail d’élus capables d’accompagner et de porter des projets sur les enjeux propres à la Sarthe et à notre canton.

 

A l’issue de cette épreuve, nous souhaitons remercier tous les acteurs, militants et amis qui nous ont soutenus, accompagnés, manifesté leur appui et leur confiance, créant une véritable force de résistance pour défendre les convictions qui nous sont chères à l’échelle du territoire. Ainsi, si notre déception est grande, notre volonté de porter haut nos valeurs et notre action collective depuis 2012 est intacte.

 

En outre, nous saisissons qu’il est toujours difficile de mobiliser lors d’élections partielles et notre principal regret porte sur l’abstention record de 78,71% qui traduit un désintérêt de la part de nos concitoyens. Notre mission d’éducation et de sensibilisation est sur ce point cruciale. Nous continuerons, au travers de nos différents mandats, à être à l’écoute des différentes communes qui composent le territoire pour accompagner et défendre les intérêts et les projets de tous ses acteurs.

 

Enfin, nous analysons que nos concurrents ont gagné la bataille de la communication et ont mobilisé plus que nous, qu’il est plus facile de voter contre, y compris en s’abstenant, que de voter pour dans le contexte difficile que nous connaissons. Nous avons aussi mesuré pendant cette campagne combien notre action et nos nombreuses mesures de justice sociale étaient invisibles pour nos concitoyens. Même les plus modérés, même ceux qui en bénéficient, ne réalisent pas qu’elles sont le fruit de notre politique. Aussi dans la période qui s’ouvre, il nous parait tout à fait indispensable que notre parti s’adresse aux Français plutôt qu’à lui-même et nous comptons bien, là où nous nous trouvons, participer à ce combat !

 

Paul LÉTARD et Sylvie TOLMONT