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« La Sarthe à Gauche, l’énergie solidaire ! », c’est avec cette ambition que nous agissons au sein du Département pour porter nos valeurs de justice et de partage. Nous constituons un groupe de 14 conseillers pour vous représenter au quotidien, en commissions ou sessions.

Par ce site, vous pouvez découvrir vos élus ou suivre les projets des cantons et nos actions.

A votre écoute,
Claude PETIT-LASSAY, Président du Groupe

Pour contacter le Bureau du Groupe :

02.43.54.72.24 ou elus-de-gauche@sarthe.fr

La Sarthe à gauche sur Twitter

10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 10:53

Le Président Macron et son gouvernement ont depuis cet été annoncé une avalanche de décisions défavorables aux collectivités territoriales (suppression de la taxe d’habitation, baisse des contrats aidés, diminution des APL supportée par les bailleurs sociaux). L'objectif ainsi confirmé est de se voir imposer 13 Mds d'€ d'économies supplémentaires sur cinq ans, un objectif démesuré et intenable.

Lors de sa dernière sortie au Congrès des Maires, Emmanuel Macron a confirmé la baisse d’autonomie fiscale des collectivités sans contrepartie ainsi que l’encadrement de leurs dépenses de fonctionnement, alors qu’elles font l’effort chaque année de présenter des budgets en équilibre et ce en finançant 70 % des investissements du public !

En échange il promet une grande réforme de la fiscalité locale d’ici 2020...

Nous estimons que la décentralisation telle que nous l’avons connue et impulsée sous le mandat de F. Mitterrand est fortement remise en cause et vise à réduire les collectivités à un rôle de sous-traitant de l’Etat. La République « en marche » s’oriente-t-elle vers une république décentralisée vidée de son contenu ?

Les élus départementaux attendent à l’inverse que l’Etat résolve, de manière pérenne, la problématique du financement des trois allocations individuelles de solidarité porté par les Départements (RSA, APA, PCH) et relevant de la Solidarité Nationale.

Il en est de même pour les mineurs non accompagnés dont l’afflux asphyxie les infrastructures d’accueil des Départements dans leurs missions d’Aide Sociale à l’Enfance, et ne permet plus d’accueillir ces jeunes dans des conditions suffisantes de dignité et de sécurité.

L’Etat ne doit pas réduire les collectivités à un rôle de sous-traitant mais accompagner les territoires dans les grandes transitions à conduire que sont le logement, le numérique et l’environnement.

28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 14:16

Après la réduction des crédits aux quartiers prioritaires dans le cadre de la politique de la ville, déjà fortement réduits par le Département, et dans une plus large mesure l’annulation d’environ 300 M€ des crédits de l’Etat destinés aux collectivités territoriales ; suivis d’annonces inquiétantes relatives à l’autonomie fiscale des collectivités cet été, la diminution des financements des emplois aidés vient confirmer nos inquiétudes face à la politique sociale du gouvernement Philippe.

 

S'ils ne peuvent pas et n'ont pas vocation directe à lutter contre le chômage, ces emplois, maladroitement appelés « aidés », sont indispensables à l’insertion des plus éloignés du monde du travail, à l’action sociale des collectivités ou encore à la vitalité du tissu associatif de nos territoires.

 

A l’image de la politique départementale de coups de ciseaux dans les budgets culturels et sportifs, ou encore l’incessante remise en question des dotations cantonales associatives, le nouveau gouvernement a pris « en marche » une réelle politique d’austérité.

Est-ce parce que cela figure une politique de droite que la majorité de Dominique Le Mener garde le silence face à ces mesures iniques ?

Imputant tous les maux de notre collectivité au précédent gouvernement, et répétant à cor et à cri que la baisse des dotations de l’Etat précipitait la fin du Département, nous n’entendons aujourd’hui plus la majorité départementale ! Pas plus d’ailleurs sur la suppression démagogique de la réserve parlementaire, pourtant précieuse au financement de projets locaux.

 

Nous considérons que la remise en cause de ces dispositifs constitue un coup porté à l’accès aux services publics, à l’égalité des chances en matière scolaire et au dynamisme des territoires qu’ils soient ruraux ou urbains.

26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 13:27

Les effets de la mise en œuvre du budget départemental 2017 se font déjà ressentir sur les acteurs associatifs et culturels Sarthois. La baisse annoncée de 15% pour la culture est une réalité. Elle impacte lourdement les créateurs, diffuseurs et associations culturelles. La plupart se trouvent contraints de revoir leur programmation et fonctionnement ; leur dynamique est stoppée et parfois même les emplois menacés.

 

C’est une première budgétaire quand dans le même temps la majorité de droite poursuit les dépenses pour certaines opérations de communication.

Par exemple : le festival de l'Epau, aussi prestigieux et de qualité soit-il, pourrait peut-être s'abstenir de faire appel à une agence parisienne de conseil artistique, qui a elle seule reçoit près de 50 000 €, un tiers de la somme globale amputée aux associations culturelles locales. La communication et le graphisme autour de l'appellation « royale » de l'Abbaye de l'Epau auraient pu être différés tout comme les fonds engloutis en 2016 pour la deuxième version du film promotionnel de la Sarthe.

 

Ces dépenses montrent que le choix de l’image culturelle est prépondérant sur celui de la dynamique culturelle de tous nos territoires urbains et ruraux.

D’ailleurs cette décision unilatérale, sans concertation avec les autres partenaires et financeurs de la culture (communes, communautés de communes, région…), les met dans une situation délicate. Sans aucun doute, il s'agit de solidarité territoriale à sens unique. À budget restreint, il y avait une autre voie à suivre. Celle de la concertation avec tous les acteurs et financeurs afin d’élaborer ensemble des solutions, puis celle du débat départemental pour que d’autres choix puissent être réalisés. Cela n'a pas été le cas et notre groupe a voté contre cette mesure.

4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 08:01

Le deuxième tour de l’élection présidentielle se déroulera dans quelques jours. Face aux deux visions diamétralement opposées des candidats en lice - le premier se voulant profondément Européen et ouvert sur le monde quand la deuxième prône le repli de la nation sur elle même et la sortie de l'union Européenne - Notre groupe veut réaffirmer son attachement aux valeurs essentielles de la République et fera dans son intégralité barrage au Front National en votant sans détour pour Emmanuel Macron.

 

Si dans une seconde analyse, des points programmatiques nécessiteront des discussions notamment sur la place des Départements, nous estimons que ce sera le rôle du Parlement que d'amender, refuser, accepter et débattre sur ces points. C'est la raison pour laquelle il faudra que les idées de gauche sociales démocrates et écologistes soient bien représentées à l'Assemblée pour peser sur le débat, infléchir ou conforter les propositions du futur gouvernement.

Bien d'autres thèmes seront à débattre dans les prochaines années mais il faut reconnaître que remettre en marche le rôle d'évaluation du Parlement sur les lois est de nature à redonner du sens à la démarche démocratique dans notre pays.

 

Sur un troisième plan, nous nous interrogeons sur la grande discrétion des élus de la majorité départementale de droite et son Président. Il semble qu’à ce jour aucun d’entre eux, mis à part le relais timide de quelques Tweets, n’a publiquement et clairement appelé à voter Emmanuel Macron. Cela n’est pas surprenant quand on se rappelle qu’aux dernières élections Départementales la droite Sarthoise n’a jamais appelé à faire barrage au Front National.

Cette posture dangereuse pour notre Démocratie montre à quel point les vrais républicains ne sont pas Les Républicains.

 

Pour le groupe des élus de gauche et républicains

Christophe CHAUDUN

4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:13

Réunis en session plénière les 20 et 21 mars pour le vote du budget 2017, la majorité départementale a de nouveau entonné la chanson des baisses des dotations de l’Etat comme étant la cause de tous les maux de notre collectivité. Comment Dominique Le Mèner, pour justifier une augmentation brutale et sans précédent de l’imposition, pouvait-il changer de refrain ?

En effet, dans son exercice de communication, ce dernier parle d’une majoration de la taxe foncière sur le bâti de 1,42 point, ce qui correspond en réalité à une augmentation sèche de 7,77 % des impôts fonciers.

 

Ce quinquennat a été marqué par le désendettement de l’Etat, les Départements y participent au même titre que les autres collectivités territoriales, ce n’est donc pas une problématique nouvelle et inattendue pour les élus locaux ; pourquoi décider aujourd’hui d’une telle augmentation alors qu’une vision saine et clairvoyante de la situation aurait permis une évolution modérée dans le temps des charges imposables aux Sarthoises et Sarthois ? A cet égard, quel sera le discours du Président Le Mèner si le candidat républicain, qui propose dans son programme une diminution des dotations de l’Etat aux collectivités de 7,5 milliards d’euros, est élu au mois de mai ?

Nous regrettons aussi la politique de coups de ciseaux dans de nombreux domaines en lieu et place de vrais choix stratégiques. C’est en cela que nous déplorons la quasi nullité du budget des équipements sportifs ou encore la baisse du soutien aux acteurs culturels locaux, le sport et la culture étant malheureusement devenus de véritables variables d’ajustement.

 

Les orientations du budget 2017 de la majorité départementale sont donc pour nous le résultat de promesses électorales intenables, d’un dogme caduc et d’une vision politique obsolète.