Présentation


 

En terme de population, les 17 élus de Gauche représentent 55% des Sarthois. Cette situation paradoxale, d'une gauche majoritaire en nombre d'habitants représentés, mais minoritaire en nombre de sièges est liée au caractère archaïque du découpage cantonal. De même, ce résultat est le fruit de l'enracinement de nos candidats et du fait que la Gauche sarthoise apparaît aux yeux d'une majorité de sarthois comme une force d'alternance crédible en Sarthe et plus particulièrement à la tête du Conseil général.

DÉCOUVREZ LES ÉLUS DE GAUCHE AU CONSEIL GÉNÉRAL

 

Les élus

 
ChristopheCOUNIL 
Le Mans Sud-Est 
Président du Groupe 

Gérard BRAULT 
  
La Chartre-sur-le-loir

Jacky BRETON

Vibraye


Guy-Michel CHAUVEAU

La Flèche

 

  Jean-luc FONTAINE

Le Mans Est-Campagne

 

  Nelly HEUZÉ

Le Mans Ouest

 

  André LANGEVIN

Le Mans Sud-Ouest

 

Bruno LECOMTE

Écommoy
  
Michel LETELLIER

Saint-Calais

  
Yvon LUBY

Allonnes

 
Christiane N'KALOULOU

Le Mans Nord - Ouest

 

  Jacqueline PEDOYA

Le Mans Ville-Est

 

  Michel QUILLET

Sillé-le-Guillaume


Yannick REBRÉ

Ballon


Jean-Pierre ROSSARD

Beaumont -sur-Sarthe

Christophe ROUILLON 

Le Mans Nord-Campagne 


Gérard SAUDUBRAY

La Suze-sur-Sarthe 

  

 

  Isabelle GUILLAUME

Éliane LEVÊQUE  

Collaboratrices du groupe

  
  Hôtel du département

   72072 Le Mans cedex 9

  02.43.54.72.24

elus-de-gauche@cg72.fr

Faire face à la dégradation de l'emploi en Sarthe : une priorité … sauf pour les élus UMP

Lors de la session du 29 juin dernier notre groupe a fait le choix de porter le débat sur la situation de l'emploi en Sarthe alors que le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter. Nous avons notamment noté que si le Conseil général faisait des efforts en accélérant certains investissements ou en mettant en place un fonds départemental de revitalisation industrielle, il ne jouait pas assez son rôle d'amortisseur social de la crise.

 

Pourtant du fait de ses compétences sociales, le Conseil général devrait être au premier rang pour soutenir les personnes en situation de souffrance. Nous avons notamment critiqué la réduction des crédits sociaux destinés aux jeunes ou aux locataires. De même, nous avons regretté que la majorité UMP n'ait pas tenu compte de notre proposition de mise en place d'une tarification sociale de la restauration scolaire. 

 

Enfin, nous avons dénoncé l'absence d'informations sur la mise en œuvre du Revenu de Solidarité Active et notamment les conditions dans lesquelles le Conseil général entend mettre en place le suivi individualisé de chaque allocataire du RSA. Considérant, que la réponse du Conseil général n'était pas à la hauteur de la situation les 17 élus du groupe se sont abstenus lors du vote du volet social du Budget du Conseil général.


 

Démographie médicale : Une discrimination injuste entre les territoires

En matière sociale, plusieurs élus du groupe sont également intervenus pour demander que le soutien à la création de maisons médicales, regroupant sur un même site plusieurs patriciens de la santé, ne soit pas réservé aux seuls cantons actuellement déficitaires en médecins généralistes. Notre demande est restée sans réponse … la majorité UMP préférant rester sur sa position qui consiste d'une certaine façon à n'aider que les cantons détenus par la Droite.

 

De même, Jean-Pierre Rossard a regretté l'évolution des aides du Conseil général aux stagiaires en médecine générale. La nouvelle mesure, excluant du régime d'aides les stagiaires dont un des maitres de stage est sur le territoire de Le Mans Métropole, est tout à la fois discriminante et peu incitative à l'installation de médecins généralistes en Sarthe.

 

Plusieurs élus du groupe se sont abstenus ou ont voté contre cette délibération qui ne va pas dans le bon sens.

 


Les nouvelles pratiques agricoles n'intéressent pas la majorité UMP du Conseil général

Lors du vote du nouveau régime d'aides du Conseil général en direction du monde agricole, plusieurs élus sont intervenus pour dénoncer les exactions de certains agriculteurs. La justesse de leur combat au sujet du prix d'achat du lait ne doit pas pour autant permettre la destruction du mobilier public et les différents débordements auxquels sont habituées les manifestations agricoles.

 

Par ailleurs, nous avons regretté que le nouveau programme d'aides ne prenne absolument pas en compte les nouvelles pratiques agricoles permettant une réduction de l'usage de produits chimiques. La Sarthe, département agricole par excellence, devrait au contraire soutenir ces initiatives en apportant des aides financières aux agriculteurs désirant se lancer de ce genre de pratiques et en assurant par la communication la diffusion des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement. Nous n'avons pas été entendus sur ce dernier … le fait que le Président de la commission agricole soit issu du monde agricole n'est peut-être pas étranger à cette réponse.

 


 






La culture sur seigle pratiquée dans certaines zones du département (canton de Brûlon dans l'exemple ci-contre) permet de réduire de 40% les apports en herbicides. Une nouvelle pratique agricole que le Conseil général refuse de soutenir.

 


Au final, considérant que le Budget supplémentaire proposé par les élus UMP n'était pas de nature à corriger les insuffisances du budget primitif voté en février dernier, notre groupe s'est abstenu sur le Budget supplémentaire 2009.
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La session du Conseil général du 29 juin était consacrée à l'examen du Compte administratif 2008 et au vote du Budget supplémentaire. Christophe COUNIL est intervenu au nom du groupe des élus de Gauche pour dénoncer une nouvelle dégradation de la situation financière du Conseil général et l'absence de réponse aux propositions du groupe.




"En règle général, le vote du Compte Administratif permet de mesurer comment le budget de l'année passée a été appliqué et si les engagements pris par ceux qui l'avaient élaboré ont été tenus. Il ne m'appartient pas ici de juger du respect de vos engagements … d'autant plus que l'on risque de tomber dans un débat assez stérile … car, généralement, l'opposition à toujours tort … surtout ici.

 

J'ai donc plutôt fait le choix de reprendre les propos que j'avais tenus au non des Elus de gauche et républicains lors du vote du BP 2008 en février de la même année et de vérifier si le Compte administratif me donne tort ou raison.

 

Evoquant dans un premier temps, le poids des transferts de charges j'avais tout d'abord évoqué le poids croissant de l'APA regrettant que la participation de l'État ne soit plus qu'à hauteur de 34%. Au final, nous n'en sommes pas loin puisque la participation de l'État est de 36% en 2008 soit une légère augmentation. Elle laisse toutefois au Conseil général une charge nette de 29 millions d’euros. Il en est de même pour le RMI où au final, le poids supporté par le Cg 72 en 2008 est un peu moins lourd que prévu à hauteur de 3.7 M€ … cela étant lié à la diminution du nombre d'allocataires puisque la participation de l'État a diminué l'an passé.

 

Dans un deuxième temps, j'avais évoqué la dégradation de la situation financière de notre collectivité.

Tout d’abord, j'avais souligné l'écart croissant entre la progression des dépenses de fonctionnement par rapport aux recettes. C'est bien ce qui s'est produit en 2008 avec une augmentation de 6.4% des dépenses de fonctionnement alors que les recettes n'ont augmenté que de 1.5%

 

De même, j'avais relevé la dégradation de notre capacité d'épargne. Là encore, les chiffres montrent que nous avions raison de nous inquiéter puisque en 2008 notre taux d'épargne nette n'est plus que de 32.7M € alors que vous en annonciez 36M€ au moment du vote du BP 2008. Cela signifie que la situation financière de notre collectivité s'est dégradée encore plus que ce que vous aviez prévu.

 

Il en est malheureusement de même en ce qui concerne notre endettement puisqu'en 2008 44% de nos dépenses d’investissement ont été financées par l’emprunt. Au final, notre endettement global aura augmenté de 6.9% en 2008.

 

Enfin, dans la deuxième partie de mon intervention, j'avais formulé quelques propositions au nom de notre groupe (expérimentation du RSA, "bonus-malus environnemental" pour notre registre d'aides aux communes, élaboration d'un plan pluriannuel des travaux routiers et lancement  d’un plan massif d’équipement informatique des collèges). Toutes ces propositions sont restées lettre morte.

 

Au final, Mesdames et Messieurs les élus de la majorité, force est de constater que les propos que j'avais tenus au nom de notre groupe reflétaient bien la réalité puisque l'année 2008 restera une année marquée par une nouvelle dégradation de la situation budgétaire de notre collectivité avec une hausse plus forte hausse des dépenses de fonctionnement que des recettes, une dégradation de notre capacité d'épargne et une hausse de l'endettement. Quelques points positifs à souligner toutefois : les bons taux de réalisation de notre budget et le maintien d'un niveau d'investissement satisfaisant bien qu'inférieur à celui de l'année 2006.

 

Nous avions voté contre le Budget 2008 … Nous nous abstiendrons sur le Compte administratif 2008."


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Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général  de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


ACTE III


Cette session fut pour nous, élus de Gauche, l'occasion de défendre nos positions. A l'instar d'André Vallini nous avons rappelé que le rapport Balladur ne peut pas être le texte de la réforme des collectivités locales. Celle-ci ne peut se faire sans prendre le temps de la discussion avec les premiers intéressés : les élus locaux représentant dans leur diversité le peuple de France.


Conformément à la prise de position unanime des Présidents de Conseils généraux au sein de l'Association des Départements de France nous avons également rappelé les quatre points sur lesquels notre détermination est entière :


  • Maintien du bloc de collectivité de la proximité regroupant les communes, les intercommunalités et les départements et donc opposition à la création d'un bloc artificiel fondé sur le couple improbable Département - Région.


  • Maintien de la clause générale de compétence pour les Départements et les Régions.


  • Réforme de la fiscalité locale permettant l'autonomie financière des Collectivités locales.


  • Désignation tous les 6 ans des Conseillers départementaux sur la base d'un scrutin plus respectueux des équilibres démographiques.


La séance fut à la fois intéressante, étonnante et inquiétante.


Intéressante car les échanges furent fournis et argumentés.


Étonnante car dans leur grande majorité les élus de droite à commencer par le Président du Conseil général ont montré qu'ils partageaient nos positions, transcendant le classique clivage droite - gauche.


Inquiétante car une minorité d'entre eux est favorable aux points les plus litigieux du rapport : fusion des régions, suppressions des conseillers généraux et régionaux au profit de conseillers territoriaux, suppression de la clause générale de compétence. Or, cette minorité est essentiellement composée des élus UMP cumulards siégeant également au Parlement. ... ceux la même qui auront à se prononcer sur le projet de loi en préparation à l'Élysée.


Nous savons donc à quoi nous attendre le part de ces élus UMP qui ont déjà clairement annoncé qu'ils étaient prêt à sacrifier le Conseil général et le Département sur l'autel des réformes sarkozistes qui pierre après par pierre déconstruisent notre pays.

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Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général  de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


ACTE II


Après avoir entendu, le matin, Dominique Perben (UMP) et André Vallini (PS), membres du Comité Balladur, les Conseillers généraux de la Sarthe étaient invités, l'après-midi, à débattre des 20 propositions du rapport Balladur. Ce fut pour nous, élus de Gauche, l'occasion défendre nos positions et faire état de nos accords et désaccords sur chacune des principales propositions du rapport Balladur.


Le remodelage territorial des régions et départements

Il apparaît clairement que ces propositions ne sont pas d'actualité à ce jour dans la mesure où les élections régionales de 2010 et cantonales 2011 se tiendront dans le cadre du découpage actuel.Ouvrir ce débat aujourd'hui ne serait pas raisonnable car il fait appel à des motivations diverses et variées qui peuvent être historiques et culturelles, économiques et liées aux logiques d'aménagement du territoire ou encore avoir des visées clairement politiques.

 



Un nouveau mode d'élection des élus régionaux et départementaux

Cette proposition soulève chez nous une vive opposition. Nous nous retrouvons bien mieux dans les premières préconisations de la mission sénatoriale qui propose un renouvellement intégral des conseillers généraux tous les 6 ans dans un cadre qui reste à définir. Notre groupe est favorable au maintien du scrutin uninominal à deux tours afin de maintenir le lien fort qui existe entre l'élu et ses administrés mais le rééquilibrage démographique des cantons s'impose.


Renforcer l'intercommunalité

Nous sommes totalement favorables à la proposition d'achever et simplifier la carte de l'intercommunalité mais celle-ci ne doit pas se faire dans la précipitation. Toutefois, la question n'est pas que territoriale, il convient dès maintenant d'ouvrir le débat sur le périmètre idéal des EPCI et le renforcement de leurs compétences obligatoires.


Les compétences des collectivités locales

Nous sommes opposés à la suppression de la clause de compétence générale pour les Départements et les régions. Il ne saurait exister de collectivités territoriales sans cette clause, la supprimer reviendrait à renoncer aux principes de la démocratie locale et s'apparenterait à une tentative de recentralisation : le suffrage universel vaut compétence universelle. Par contre, rien n'interdit de réfléchir à une meilleure répartition des compétences entre collectivités par notamment la désignation d'un chef de file.


La réforme de l'État

Aujourd'hui, l'État maintient des services déconcentrés sur des compétences transférées et continue à vouloir organiser ces compétences en contradiction avec le principe de libre administration des collectivités. Dans ces conditions, il est clair que l'enjeu premier et de la réforme c'est la place et le rôle de l'État dans notre organisation politique. Nous sommes donc en total accord avec la proposition 13 du rapport.


Les finances des collectivités locales.

La proposition d'instaurer un objectif annuel d'évolution de la dépense public n'est pas acceptable car il laisse sous-entendre que les collectivités locales sont responsables du déficit de notre pays. Cette mesure reviendrait finalement à mettre sous tutelle les finances des collectivités locales et s'apparenterait donc à une recentralisation contraire à l'article 72-2 de la Constitution.


Nous revendiquons une évolution de la structure de nos recettes appuyée sur 3 piliers sur une part de fiscalité nationale pour financer les dépenses de solidarité., une part de fiscalité départementale pour financer les dépenses d'équipement territorial et de solidarités territoriales et une part correspondant à une dotation complémentaire de l'État pour assurer la péréquation de la richesse nationale entre toutes les composantes territoriales de la République.

 

 

Télécharger la position des Conseillers généraux de Gauche

sur le rapport Balladur dans son intégralité

(document complet de 5 pages au format PDF).

 


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Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


 

ACTE I

 

Le matin, Dominique Perben (UMP) et André Vallini (PS), membres du Comité Balladur, avaient répondu à l'invitation du Président du Conseil général pour animer un débat en présence des parlementaires, des conseillers généraux et régionaux de la Sarthe. Ils ont en premier lieu présenté leurs réflexions sur le rapport Balladur, offrant ainsi des pistes pour alimenter le débat qui s'est poursuivi avec les élus présents sous la forme de questions - réponses.


Pour Dominique Perben, cette réforme doit permettre de rendre plus claire, plus simple et moins couteuse l'organisation des collectivités locales. Pour lui, le rapport est soutendu par deux idées majeures : achever  l'intercommunalité et donner naissance à un couple région - département en fusionnant les élus et en clarifiant les compétences de chacune de ces deux collectivités locales. D'après lui, le Président Sarkozy souhaite présenter un premier texte à l'automne dans le cadre d'une réforme consensuelle puis un second texte sur les aspects fiscaux un peu plus tard.


Pour André Vallini, le rapport Balladur est un rapport supplémentaire qui ne peut pas être le texte de la réforme des collectivités locales. Il considère que le rapport reste trop timoré sur l'intercommunalité et est partisan de la création de grosses communautés de communes dotées de pouvoir renforcées. Il est par ailleurs opposé à la suppression de la clause de compétence générale car cela ne correspondrait pas à la tradition démocratique de notre République qui considère que le Suffrage universel vaut compétence universelle. De même, il n'est pas favorables à la fusion des élus des départements et des régions considérant que cela risque de conduire à une "cantonalisation" des régions ; chaque conseiller territorial défendant avant tout les intérêts de son territoire au détriment d'une vision plus générale de la région. Il propose que les Conseillers départementaux soient élus au scrutin de liste le même jour que les conseillers municipaux et intercommunaux.


 

Le travail de réflexion engagé en présence de D. Perben et A. Vallini s'est poursuivi l'après-midi au cours de la session extraordinaire demandée par notre groupe. Les conseillers généraux présents ont alors longuement débattu et pris position sur chacune des 20 propositions du rapport Balladur.


La séance fut tout à la fois riche, intéressante, étonnante mais également inquiétante.


Nous aurons l'occasion d'y revenir dans les actes II & III. A suivre

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La part départementale de la Taxe d'habitation évoluera en 2009 en fonction de 3 éléments distincts décidés par les élus UMP : la mise en œuvre de la nouvelle politique fiscale du Département (session de juin 2008), la revalorisation forfaitaire des bases de 2.5% (loi de finances 2009 adoptée par le Parlement) et la décision départementale d'augmenter les taux d'imposition de 7.5% en 2009 (session de février 2009).


Si on retient  l'hypothèse assez commune d'un ménage avec deux enfants, la part départementale de la Taxe d'habitation augmentera pour les trois quart des Sarthois. Mais, elle n'augmentera pas forcément de 7.5% car le tripatouillage décidé en juin rendra les choses beaucoup plus complexes. Quelques exemples parmi les hausses les plus importantes :

Saint-Mars la Brière + 61 € + 70%
Sablé sur Sarthe + 59 € + 61%
La Flèche + 57 € + 50%
Changé + 75 € + 47%
Vibraye + 34 € + 42%
Allonnes + 48 € + 35%
Coulaines + 48 € + 33%
Le Mans + 44 € + 33%
Ruaudin + 47 € + 31%
Bonnétable + 28 € + 28%
La Ferté Bernard + 32 € + 25%


Téléchargez le tableau avec les données concernant l'ensemble des communes sarthoises.


Dans le même temps, les choix de la majorité UMP conduiront à baisser les impôts pour un quart des Sarthois, ceux résidant les petites communes.  Ainsi à Montreuil le Henri la part départementale de la TH diminuera de 30%.


Il est tout de même assez paradoxal de constater que ces décisions conduiront à une augmentation très élevée de la part départementale de la TH dans les communes les plus peuplées alors que les communes moins peuplées verront leur part départementale de la TH diminuer. Or, dans leur grande majorité les aides aux communes s'adressent avant tout aux communes les moins peuplées dont les habitants vont voir leur impôt départemental baisser alors que leur cotisation compte déjà parmi les plus faibles.


A l'inverse, les habitants des communes les plus peuplées qui sont exclues de nombreuses aides vont voir leur impôt départemental augmenter alors que leur cotisation est déjà élevée.


Ainsi, un ménage manceau avec deux enfants à charge habitant un logement dont la valeur locative correspond à la moyenne communale paiera un impôt départemental de 180 € en hausse de 33% (+44€) alors qu'un même ménage résidant Les Aulneaux dans le canton de La Fresnaye-sur-Chédouet (110 habitants) paiera un impôt départemental de 55 € en baisse de 31% (-25 €).


Cela semble assez peu logique ou alors faut-il parler de logique politique ? Car au final, faire payer les habitants des villes qui votent plutôt à gauche et oublier les habitants des campagnes qui votent plutôt à droite est habile.


 

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Un budget marqué par une nouvelle dégradation

de la situation financière du Conseil général


Le budget primitif du Conseil général de la Sarthe pour 2009 confirme la très forte dégradation de la situation financière de notre département.  Alors que les dépenses de fonctionnement continuent à croitre à un rythme soutenu (+ 5.1%) notamment du fait des prestations sociales (APA, PCH et RMI), la capacité d'épargne du Conseil général a atteint un niveau particulièrement bas en recul de 27% par rapport à 2004. Or, l'épargne d'une collectivité équivaut à sa capacité à financer ses investissements sans recourir à l'emprunt.


La majorité UMP ayant décidé de maintenir ses dépenses d'investissement à un niveau équivalent à 2008, le Conseil général devra donc maintenir un niveau d'emprunt important alors que la Sarthe compte déjà parmi les départements les plus endettés de France. Emprunter est une chose mais il faut ensuite rembourser et le paiement des intérêts d'emprunts s'élèvera cette année à 13 Millions d'€uros, un chiffre en hausse continue depuis plusieurs années.

 


La crise économique : un coupable un peu trop vite montré du doigt par l'UMP


La tentation a été forte chez les élus UMP de faire porter la responsabilité de la dérive financière du Conseil général à la crise économique. Certes, le Département devra faire face à des pertes de recettes et des dépenses supplémentaires liées à la dégradation de la situation économique et sociale, mais les chiffres annoncés sont peu significatifs.


En réalité, les responsabilités sont ailleurs et plus anciennes. En soutenant, les choix des gouvernements successifs depuis 2002, les élus UMP ont accepté des transferts de charges massifs qui ont conduit à creuser un déficit de 38 millions d'€uros dans le budget 2009.  Cette somme correspond aux charges liées à l'acte II de la décentralisation (15M€), à la non compensation des charges liées à l'APA (8M€) et au Handicap (7M€) ainsi qu'à une diminution des compensations de pertes de recettes de la Taxe professionnelle (7,6 M€).


Par ailleurs le silence avec lequel, les élus UMP ont accueilli la non augmentation des dotations de l'Etat en 2009 a été particulièrement sidérant.

 


Hausse des impôts et réduction du soutien aux communes


Face à cette situation dramatique des finances départementales, la majorité UMP a, une nouvelle fois, décidé de recourir à l'impôt en augmentant la taxe d'habitation, les taxes foncières et la taxe professionnelle de 7.5%. Sans l'apport du produit de la hausse des taux et de la modification de sa politique d'abattement, le Conseil général serait très clairement dans une situation de quasi-faillite.


Les élus UMP ont également décidé de réduire le soutien traditionnellement accordé aux communes et communautés de communes sarthoises en supprimant vingt-neuf aides différentes. Les principales victimes sont l'ensemble des aides destinées à l'enseignement primaire, une partie des aides à la voirie communale ainsi que des aides destinées au développement de la lecture en zone rurale. Par ailleurs, le montant des subventions accordées par le Conseil général a souvent été revu à la baisse ainsi le montant de subvention auquel peut prétendre une commune pour l'aménagement d'une salle polyvalente est passé de 40% à 20% du montant du coût des travaux.

 

Téléchargez le tableau présentant les modifications

 

 

Si le budget 2009 du Conseil général contribue à soutenir l'investissement -et c'est l'un de ses rares mérites - la majorité UMP demande une nouvelle fois aux ménages et aux communes sarthoises de payer les déficits creusés par l'Etat UMP dans le budget du Département.  Les élus de gauche ne pouvant pas l'accepter, ont en conséquence, voté CONTRE le budget 2009.

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Lors de la session du vendredi 6 février 2009, à l'initiative de la majorité UMP et des élus de gauche, les Conseillers généraux sarthois ont adopté à l'unanimité une motion concernant l'évolution des collectivités locales.


A l'heure, où Edouard Balladur rend son rapport au Président de la République, de nombreuses propositions ne semblent pas aller dans le sens souhaité par les Conseillers généraux de la Sarthe.


C'est pourquoi, le groupe des élus de gauche conformément au code des collectivités territoriales et au règlement intérieur du Conseil général a décidé de demander une session extraordinaire pour débattre des orientations proposées d'après les conclusions du rapport Balladur.

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Lors de la session du 12 décembre dernier, à l'initiative du groupe des élus de gauche, l'Assemblée départementale à adopté un voeu en faveur du mantien du centre Météo France Le Mans Arnage. Les 17 élus de gauche ont voté en faveur du voeu, 10 élus UMP ont voté contre :

Le PDG de Météo-France a présenté ses propositions de plan stratégique décrivant l’évolution de l’établissement pour les dix ans à venir. Il a annoncé aux personnels la fermeture probable des centres départementaux et une réduction des effectifs de 15 à 28 %.

 

Ces centres réalisent l’observation, la prévision et la climatologie au niveau du département. Leur mission première est de participer à la sécurité des personnes et des biens.

 

Dans ce cadre, ils interviennent auprès des préfectures en cas de risque météorologique majeur ainsi que dans la réalisation des PPI. Ils collaborent également étroitement avec les services de gestion des routes, les services de protection des crues et, bien entendu, les services de la sécurité aérienne.

 

La fermeture de ces centres et la réduction massive de personnel, sans concertation, seraient catastrophiques pour la réalisation de toutes ces missions.

 

Les arguments d’économie budgétaire paraissent irrecevables, Météo-France étant le Service Météorologique National qui, proportionnellement à son budget, perçoit la plus faible dotation de l’Etat, en comparaison des services analogues occidentaux (européens et nord-américains).

 

Dans le même temps, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), agence de l’ONU, démontre que «chaque euro consacré à la préparation aux aléas météorologiques, climatiques et hydrologiques permet d’en économiser sept qu’il faudrait autrement dépenser pour remédier aux pertes économiques consécutives à une catastrophe.

 

Devant cette situation, nous restons vigilants quant aux propositions du plan stratégique présenté par le Président Directeur Général de Météo-France et affirmons notre soutien au maintien d’un service météorologique départemental.


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Lors de la session du 12 décembre dernier, à l'initiative du groupe des élus de gauche, l'Assemblée départementale à adopté un voeu en faveur du mantien d'une activité de maintenance ferroviaire sur Le Mans. Elus de la minorité et de la majorité se sont accordés sur le texte suivant :

Au-delà des activités commerciales et logistiques de la SNCF, Le Mans accueille un atelier de maintenance de pièces  (240 personnes), le site du centre d'ingéniérie du Matériel (260 personnes), créé en 2000, et le Technicampus, centre de formation technique doté d'équipements de haute technologie et inauguré en avril 2008, qui devrait générer à terme une centaine d'emplois.

 

L'atelier de maintenance du Mans assure aujourd'hui des missions de réparation de pièces (moteurs diesel, amortisseurs, composants électriques) sur les matériels roulants. Le renouvellement du parc de matériel roulant,  son rajeunissement et sa rationalisation conduisent à une réduction du volume d'entretien en révision, rénovation et pièces détachées par rapport à l'existant.

 

Dans le cadre du plan stratégique d'industrialisation des opérations de maintenance, compte tenu des caractéristiques locales et en particulier de la baisse structurelle de la charge de matériel à maintenir, la SNCF envisage d'opérer un transfert progressif des opérations, notamment vers le sites de Nantes. Ce transfert, qui serait engagé à partir de 2009, pourrait être complètement réalisé à horizon 2012-2013.

 

Le Département déplore cette décision qui conforte Nantes et la Loire-Atlantique au détriment du Mans et de la Sarthe. Il rappelle les bouleversements que la construction de la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire entraîne sur son territoire

 

Bien que la SNCF s'engage à conduire cette démarche sans aucun licenciement en reclassant la centaine d'agents qui seraient concernés, du fait de la démographie et des départs naturels, sur les près de 240 emplois présents aujourd'hui, le Conseil général s'oppose à cette décision et souhaite le développement d'une activité de maintenance ferroviaire au Mans.

 

Aussi, Il demande à la Région, autorité compétente pour les TER, et à la SNCF, la création d'un atelier de maintenance des trains Express Régionaux, dans le cadre des évolutions attendues dans les dessertes de l'étoile du Mans, voire des AGV (automotrices à grande vitesse).

 

L'étoile ferroviaire à cinq branches du Mans permet de desservir tout l'ouest de la France, et les infrastructures permettent une circulation de tous types de matériels, de toutes provenances, dans la boucle ferroviaire mancelle, sans ralentissement du trafic voyageurs.

 

Avec les représentants du personnel, les élus locaux , il se propose d'engager des actions en ce sens auprès de la Direction Régionale de la SNCF, du Président de la Région des Pays de la Loire, mais aussi au niveau national, afin de garantir durablement l'activité de maintenance de matériel ferroviaire au Mans, en Sarthe.


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