Présentation


 

En terme de population, les 17 élus de Gauche représentent 55% des Sarthois. Cette situation paradoxale, d'une gauche majoritaire en nombre d'habitants représentés, mais minoritaire en nombre de sièges est liée au caractère archaïque du découpage cantonal. De même, ce résultat est le fruit de l'enracinement de nos candidats et du fait que la Gauche sarthoise apparaît aux yeux d'une majorité de sarthois comme une force d'alternance crédible en Sarthe et plus particulièrement à la tête du Conseil général.

DÉCOUVREZ LES ÉLUS DE GAUCHE AU CONSEIL GÉNÉRAL

 

Les élus

 
ChristopheCOUNIL 
Le Mans Sud-Est 
Président du Groupe 

Gérard BRAULT 
  
La Chartre-sur-le-loir

Jacky BRETON

Vibraye


Guy-Michel CHAUVEAU

La Flèche

 

  Jean-luc FONTAINE

Le Mans Est-Campagne

 

  Nelly HEUZÉ

Le Mans Ouest

 

  André LANGEVIN

Le Mans Sud-Ouest

 

Bruno LECOMTE

Écommoy
  
Michel LETELLIER

Saint-Calais

  
Yvon LUBY

Allonnes

 
Christiane N'KALOULOU

Le Mans Nord - Ouest

 

  Jacqueline PEDOYA

Le Mans Ville-Est

 

  Michel QUILLET

Sillé-le-Guillaume


Yannick REBRÉ

Ballon


Jean-Pierre ROSSARD

Beaumont -sur-Sarthe

Christophe ROUILLON 

Le Mans Nord-Campagne 


Gérard SAUDUBRAY

La Suze-sur-Sarthe 

  

 

  Isabelle GUILLAUME

Éliane LEVÊQUE  

Collaboratrices du groupe

  
  Hôtel du département

   72072 Le Mans cedex 9

  02.43.54.72.24

elus-de-gauche@cg72.fr

Ce que nous redoutions est en train de se produire : notre pays s'enfonce dans une crise profonde et durable et la Sarthe est particulièrement touchée. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi s'établit à 20 036 en Sarthe pour le mois de mai. Ce nombre augmente de 37.4% par rapport à fin avril 2008 contre 25% pour l'ensemble de la France.

 

Effarés par le décalage entre l'ampleur du désastre qui se préparait et la faiblesse de la réponse de l'Etat, nous avions demandé que le Conseil général de la Sarthe joue son rôle d'amortisseur social.

 

Lors d'un meeting à Saint-Quentin, le Président de la République a dit que, face à la crise, il ne faut pas se laisser "enfermer dans des dogmes", mais au contraire s'inspirer de ce qui marche autour de nous. Tout en regrettant que Nicolas Sarkozy ne se l'applique pas à lui-même, nous voulons utiliser cette formule pour le compte de la Sarthe.

 

Tout près de nous existe un exemple à suivre : celui de l'Essonne qui a choisi de donner la priorité à l'emploi et à la solidarité à travers la mise en œuvre d'un Bouclier social mobilisant et renforçant les dispositifs existants pour venir en aide à ses habitants les plus sévèrement touchés par la crise.

 

Ainsi, en Essonne plus de 20 000 collégiens bénéficient de l'aide à la restauration scolaire (gratuité ou forfait de 45€ à 105 € par trimestre). En Sarthe, notre demande de mise en place d'une tarification sociale de la restauration scolaire selon le quotient familial est restée sans réponse de la part des élus UMP.

 

En Essonne, le Conseil général a augmenté le Fonds d'aides aux Jeunes de 50%. En Sarthe, les élus UMP ont baissé de 8% ces mêmes crédits alors que plus que jamais nous avons le devoir d'aider les jeunes à démarrer dans la vie et franchir le cap de la crise.

 

En Essonne, le Conseil général a abondé de 18% le Fonds de Solidarité Logement. En Sarthe, les élus UMP ont réduit les crédits de 10% entre 2008 et 2009. 

 

Que dire encore de l'absence de réponse à nos propositions au sujet de la mise en œuvre de l'accompagnement social des bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active.

 

La majorité départementale UMP a traité nos propositions par le mépris, considérant que la situation ne méritait rien d'autre qu'un budget inscrit dans la continuité.

 

Lorsque nous faisons de telles propositions, nous nous voyons reprocher de vouloir "toujours plus". Et bien, soit ! Nous croyons en effet, que le Conseil général doit être "toujours plus"... juste et efficace pour les Sarthois, tout particulièrement en période de crise.

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Le 1er juin, le Revenu de Solidarité Active (RSA) entrera en vigueur. Portée par les forces de gauche depuis plusieurs années, le RSA est un dispositif destiné aux allocataires des minima sociaux permettant de cumuler revenu d'activité et revenu de solidarité.  Il permet de compléter les revenus de ceux qui ont un petit travail insuffisamment payé pour les aider à sortir définitivement de la pauvreté. Avec ce dispositif, le salarié a la garantie que toute heure travaillée signifie un gain de revenu.


Un accompagnement social incertain en Sarthe

Les expérimentations menées dans les départements volontaires - ce qui ne fut malheureusement pas le cas de la Sarthe - ont montré que le RSA peut constituer un progrès en favorisant  le retour à l'emploi de ceux qui en sont éloignés. Mais, atteindre cet objectif nécessité des moyens importants.


Ainsi, le Conseil général de l'Eure a mis en place un suivi individualisé de chaque allocataire par un référent unique pilotant une coordination de plusieurs acteurs (CAF, CPAM, Conseil général et Pôle Emploi) pour travailler sur l'accès aux droits du bénéficiaire car le retour à l'emploi est souvent conditionné par plusieurs éléments : santé, formation, logement, intégration dans l'entreprise. Ce système est complété par une bourse d'insertion permettant à tout moment d'attribuer une aide financière à l'allocataire pour résoudre ses problèmes de garde d'enfants, de mobilité ou d'habillement.


Faire du RSA un outil efficace de retour à l'emploi nécessitera donc un investissement particulier du Conseil général. Toutefois, à seulement deux mois de l'entrée en vigueur du RSA, nous ne savons rien des intentions des élus de la majorité UMP.


Un financement insuffisant et socialement injuste.

Mais au-delà, c'est finalement la question du financement du RSA qui est posée. Or, les choix budgétaires du gouvernement ont contraint à revoir à la baisse les ambitions du RSA lors du vote de la loi. Pourtant il aurait été possible de consacrer des sommes plus importantes à ce nouveau dispositif. En effet, alors que le gouvernement a décidé de financer le RSA par la solidarité nationale en instaurant une taxe sur les revenus des capitaux, on ne peut que s'étonner que les personnes bénéficiant du bouclier fiscal n'y contribuent pas.

 


De même, le RSA constituera également une charge supplémentaire pour les Conseils généraux mais  les conditions financières de sa mise en œuvre restent particulièrement floues. Quel sera le coût de ce nouveau dispositif ? Comment l'État compensera les dépenses des Départements ? Aucune réponse claire n'a été apportée par le gouvernement à ces questions qui ne sont pas anodines lorsque l'on sait que les transferts de charge intervenus depuis 2002 représentent un déficit de 30 millions d'€uros dans le budget 2009 de notre Département.


Alors en Sarthe, la question est posée. Le Conseil général souhaite-il faire en sorte que le RSA soit un véritable pied à l'étrier pour ses bénéficiaires ou se contenter seulement d'en faire un nouveau minima social ?

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Christophe ROUILLON a a plaidé hier au ministère de l'Économie et des Finances l'importance vitale pour les communes de la taxe professionnelle.



Vous êtes pour ou contre la suppression de la taxe professionnelle ?

Contre. Les entreprises doivent contribuer aux ressources des collectivités locales comme les ménages. Les services, les infrastructures autour des entreprises sont financés par les collectivités. Et les entreprises vivent de la commande publique. La taxe professionnelle reste extrêmement raisonnable en France. En tant qu'élu, je n'ai jamais vu une entreprise s'en plaindre.


Pourtant, la taxe professionnelle se calcule sur les biens de l'entreprise, pas sur ce qu'elle produit.

Nous ne sommes pas hostiles à une réforme de la taxe. Il vaudrait mieux taxer sur la valeur ajoutée, sur les bénéfices de l'entreprise plutôt que sur les valeurs immobilières. Il faut revoir la taxe professionnelle, mais pas la supprimer.


Est-elle vitale pour les collectivités ?

A Coulaines, ma commune, elle rapporte 500 000 € de recettes annuelles. La taxe professionnelle représente entre 25 % et 50 % des ressources des collectivités locales. La suppression inquiète les maires qui seront contraints d'augmenter les impôts pour augmenter leurs ressources. J'ai l'impression qu'on se livre à une opération de saut à l'élastique : les mécanismes nouveaux de financement vont-ils compenser les pertes énormes de la taxe professionnelle ?

 

Ouest-France - 11 avril 2009
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Les élus de Gauche du Conseil général de la Sarthe font part de leur vif mécontentement  sur le financement des politiques pour les personnes âgées et les personnes handicapées et approuve la position des représentants des conseils généraux qui n'ont pas voté le projet modificatif du budget de la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie présenté au conseil d'administration du 31 mars 2009.

Ce que nous craignions se produit : les effets de la crise, entraînant une forte diminution de recettes de la CNSA, aboutissent à réduire de près de 120 millions d'euros les financements dévolus aux départements, alors que les budgets des Conseils généraux sont arrêtés. Cette diminution drastique n'est pas supportable.

Elle l'est d'autant moins que les départements assument d'ores et déjà une amputation de 70 millions d'euros sur le versement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et une autre de 47 millions d'euros sur les montants attribués pour le versement de la prestation de compensation du handicap (PCH), manques que l'Etat laisse aux Départements le soin de pallier.

Or en s'opposant au vote unanime des élus et des représentants des associations de la CNSA ce 31 mars, sur une proposition alternative, les représentants de l'Etat choisissent à nouveau, en son nom, le désengagement.

Dans le contexte exceptionnel de crise économique et sociale actuel, cette fin de non recevoir brutale, qui prétend faire supporter aux seules collectivités territoriales le financement des politiques de solidarité, est une réponse irresponsable et inacceptable.
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Le Président de l'Assemblée des départements de France, Claudy LEBRETON,  la semaine passée, une assemblée générale exceptionnelle regroupant les 102 présidents de conseils généraux, à la veille de la Conférence Nationale des Exécutifs (CNE) convoquée par le Premier ministre, pour débattre de la réforme des collectivités territoriales.


Les 102 Présidentes et Présidents, ensemble, se sont accordés pour dire qu'ils ne se reconnaissent pas dans l'économie des 20 propositions transmises par le Comité BALLADUR au Président de la République. Ils apprécient, en revanche, les premières préconisations de la mission sénatoriale.


Au-delà du caractère inopportun de ces propositions en période de crise, celles-ci s'articulent autour de deux appréciations sur lesquelles les départements ont des divergences fondamentales : le jugement sur la décentralisation complexe, trop dépensière, pas adaptée aux besoins des citoyens ; la théorie des couples, qui marie départements et régions sans vision de l'organisation territoriale de notre République.


La France a effectivement besoin d'une réforme de son modèle d'action publique, les présidents de départements sont d'ailleurs favorables à y participer, mais les conditions de ce débat (négociation, concertation) ne sont pas suffisamment réunies.


La réforme des collectivités locales ne peut aboutir qu'à l'issue d'un débat auquel seraient associés étroitement les élus locaux et leurs représentants, dans le cadre du parlement.


Par ailleurs, si les départements, par leur mobilisation, peuvent se féliciter d'avoir su convaincre les pouvoirs publics de cette obligation de négocier, ils n'accepteront pas que les trois principes intangibles de leur plate-forme soient remis en cause :


- Ils considèrent comme non négociable la suppression de la clause générale de compétence, qui découle du principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales.


- La reconnaissance de deux blocs de collectivités en France : le bloc de la proximité, incarné par les communes, les intercommunalités et les départements ; le bloc du développement et des missions, composé des régions, de l'Etat et de l'Europe. Casser cette structure en essayant de fondre départements et régions consiste à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine.


- Le canton doit demeurer la circonscription électorale de proximité de l'assemblée  départementale.


Ces préalables étant reconnus, les départements seront disposés à participer à une vraie négociation avec le gouvernement sur l'élaboration d'un projet de réforme de l'organisation territoriale de la République et de la fiscalité locale qui sera débattu au parlement.


Les départements porteront alors des propositions fortes en matière de clarification des compétences, de réforme fiscale et de démocratie locale. En particulier :


- La place de l'Etat dans le débat sur la clarification des compétences ne saurait être éludée.


- La réforme des finances et de la fiscalité locale doit être concomitante sur la base du rapport adopté par l'AMF, l'ADF et l'ARF, comprenant de réelles garanties d'autonomie fiscale pour les départements, notamment suite à l'annonce de la suppression prochaine de la TP.


- Ils rappellent leur attachement au scrutin uninominal, demandant le renouvellement en une fois des conseils généraux tous les six ans sur la base de cantons redécoupés pour tenir compte des évolutions démographiques.



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Dans quelques jours, le Comité BALLADUR mis en place par Nicolas SARKOZY rendra officiellement ses conclusions sur la réforme du statut des collectivités territoriales. Ce que l'on sait du projet de rapport soulève les plus vives inquiétudes.


La suppression de la taxe professionnelle annoncée par le président de la République sans proposer aux collectivités une ressource alternative qui leur assure des recettes dynamiques liées à l'activité économique, a été dénoncée par les élus des collectivités de gauche mais aussi de nombreux élus de droite. Nous demandons une réforme de la fiscalité locale qui rétablisse la justice fiscale et s'attaque aux inégalités territoriales, dans les villes comme dans les campagnes.


Nous pensons qu'une telle réforme doit avant tout permettre de :

  • garder l'équilibre entre la fiscalité locale sur les ménages et sur les entreprises,
  • rendre la fiscalité locale plus progressive et plus favorable à l'activité économique,
  • rendre plus juste la taxe d'habitation,
  • remplacer la taxe professionnelle par un impôt territorial qui ne pénalise pas l'investissement et l'innovation et maintienne le lien entre les entreprises et le territoire où elles sont implantées,
  • garantir l'autonomie fiscale des élus locaux,
  • renforcer la péréquation entre collectivités.


Nous récusons le projet de fusion des élus régionaux et départementaux, sous le vocable «conseillers territoriaux». Ce projet est dangereux car :

  • Il fragiliserait la région en envoyant siéger au Conseil régional les élus des départements. En supprimant le lien direct avec les électeurs, on diminue la Région alors qu'il faudrait la renforcer. Les régions ne doivent pas devenir des fédérations de super-cantons, mais au contraire garder leur dynamique propre pour un développement économique et aménagement du territoire cohérent.
  • Il priverait les élus départementaux des relations de proximité qui font la force des départements dans leurs interventions sociales au bénéfice des personnes âgées, handicapées, des familles, des personnes en situation de précarité.
  • Nous voulons au contraire renforcer chaque collectivité car chacune a son utilité, en clarifiant les compétences des régions et départements et en désignant des chefs de file pour les compétences partagées, au demeurant marginales dans les budgets régionaux et départementaux.
  • Nous souhaitons enfin une réforme du mode d'élection des Conseillers généraux soit à travers un scrutin de liste à l'échelon départemental soit à travers une refonte complète des cantons visant à l'égalité démographique des cantons.


Nous sommes également favorable à achever la constitution de la trame de l'intercommunalité en fixant une date butoir et que l'on puisse élire au suffrage universel les exécutifs des intercommunalités, soit en adoptant le système Paris-Lyon-Marseille, soit par un système mixte associant l'élection au suffrage universel direct du conseil intercommunal et la représentation des maires.


Ces éléments contrairement à la réforme envisagée par l'UMP et le gouvernement sont de nature à satisfaire des priorités utiles au pays et à nos concitoyens : la réduction des disparités territoriales et des inégalités sociales, conditions essentielles à la compétitivité renforcée; l'efficacité accrue des politiques publiques; le renforcement de la démocratie locale.


Ne nous laissons pas berner par un discours faussement moderniste et réellement rétrograde. Faisons prévaloir les vrais enjeux à appréhender et exigeons, avant tout, le temps nécessaire à une concertation approfondie.



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La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la taxe professionnelle dès 2010, dans les conditions énoncées par lui, est une faute économique grave.

 

Le coût de la suppression de taxe s'élève à plus de 26 milliards d'euros  - et non 8 milliards comme l'a annoncé le Président de la République, qui n'a compté que la part que versait l'Etat aux collectivités, en compensation partielle des allègements déjà accordés aux entreprises.


Nicolas Sarkozy s'apprête en fait à supprimer une recette majeure pour les collectivités territoriales : la TP représente 44% des produits de fiscalité locale de l'ensemble des collectivités, plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre.


Qui va payer ?


Nicolas Sarkozy n'a assorti cette décision d'aucune mesure susceptible de financer la suppression de cette taxe : il s'en est tenu à évoquer une vague « taxe carbone », sans aucune précision sur les montants escomptés ni sur les modalités de mise en œuvre. Au regard de tels enjeux financiers, on s'étonne de cette improvisation.


Cela ne fait aucun doute : Nicolas Sarkozy veut d'abord faire porter l'effort sur les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par des transferts de charges de l'Etat et par la diminution de leurs dotations. Un bel exercice de démocratie : l'Etat décide sans autre préalable de faire payer les collectivités pour des allègements accordés aux entreprises que lui seul décrète !


Nicolas Sarkozy n'épargnera pas non plus les ménages, qui  seront immanquablement mis à contribution, dans une période où l'urgence économique et sociale est à la défense de leur pouvoir d'achat.


Quant aux entreprises, destinataires de ce nouveau cadeau, aucune contrepartie ne leur est à priori demandée. Une exonération d'autant plus injuste alors que la TP assure un lien entre les entreprises et les territoires, quand les collectivités sont créatrices de 73% de l'investissement public. Pire, aucun raisonnement économique ne démontre d'impact de la suppression de la TP sur les décisions d'investissements des entreprises, encore moins sur les délocalisations.


Les conseillers généraux de gauche et républicains sont favorables à une réforme globale de la fiscalité locale, qu'ils considèrent effectivement comme injuste socialement et inefficace économiquement ; cela intègre des évolutions concernant la taxe professionnelle.

 

Mais une telle réforme appelle mesure et responsabilité. Les élus socialistes et républicains n'accepteront pas ce type d'improvisation, dangereuse pour le devenir des territoires, de la solidarité et du pouvoir d'achat des Français.

 

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Depuis plusieurs semaines, la décision du Conseil général de vendre la Maison de retraite Le Monthéard à une société privée à but lucratif (Noble âge) suscite une vive polémique.


Cette décision prise le 21 novembre par 7 voix « Pour » (les élus UMP) et 7 voix  « Contre » (les élus de gauche) est en effet particulièrement contestable car elle conduit à renforcer le déficit actuel public - privé, en faisant passer dans le giron du privé 83 lits qui appartenaient jusqu'à présent au secteur public.


La maison de retraite Monthéard, avenue Léon Bollée au Mans


Conformément à nos engagements, j'ai déposé, au nom des Conseillers généraux de gauche, un recours devant le Tribunal administratif pour obtenir la suspension puis l'annulation de la délibération du 21 novembre dernier. Notre recours repose à la fois sur des arguments techniques (non respect du Code général des Collectivités locales) et des arguments de fond : la vente de lits financés par des fonds publics à une entreprise privée est-elle possible ?


Devant notre détermination, le Président du Conseil général a proposé aux membres de la Commission permanente de ce lundi 26 janvier d'annuler la délibération litigieuse du 21 novembre et a fait procédé au vote d'une nouvelle délibération entérinant le choix de la Société Noble âge. La nouvelle délibération indique notamment que la dizaine de lits actuellement éligibles à l'aide sociale le restera dans le futur.


Ce nouveau vote constitue une première victoire pour les opposants à cette décision. Toutefois, elle n'est pas suffisante. Nous continuons à réclamer l'annulation de la vente et le lancement d'une nouvelle consultation réservée au secteur public ou associatif.


C'est en ce sens que les élus de gauche ont voté « Contre » la nouvelle délibération lors de la Commission permanente de ce lundi 26 janvier.


Par ailleurs, les élus de gauche déposeront un deuxième recours devant le Tribunal administratif dans les jours prochains afin d'obtenir la suspension puis l'annulation de cette nouvelle délibération.

Ce recours reposera à la fois sur l'absence de motivation du choix de la société privée par le Conseil général (non justification des notes affectées à chaque candidat) et sur l'introduction dans la délibération d'un nouvel élément susceptible de rompre l'égalité entre les candidats.


En effet, la décision du Conseil général de « maintenir l'habilitation partielle de l'EHPAD Le Monthéard à l'aide sociale » n'était pas indiquée dans le dossier d'appels d'offre adressé à l'ensemble des candidats au rachat. Cet ajout de dernière minute constitue donc une modification substantielle du marché initial. Il est fort probable que les offres des autres candidats auraient été différentes si cet élément avait figuré au dossier d'appels d'offre.


Le débat est loin d'être clos et notre mobilisation à défendre le service public reste intacte.  Nous invitons donc l'ensemble des élus, associations et citoyens à poursuivre le combat pour s'opposer à cette décision. 


Christophe COUNIL

Président du groupe des élus de gauche

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L'association des Parents d'élèves du Collège Paul Chevallier du Grand-Lucé vient d'adresser une lettre au Président du Conseil général de la Sarthe pour lui faire part des conclusions d'une étude qu'elle vient de mener sur les conséquences de la réforme des tarifs de la restauration scolaire imposée par le Conseil général aux collèges Sarthois.


Il en ressort qu'en 2009, « l'augmentation de 5% du prix du forfait payé par les familles sera en totalité absorbée par les charges. Le prix du repas dans l'assiette, c'est à dire le montant restant pour l'achat des denrées alimentaires entrant dans la confection des repas, est en baisse de 0,10%. »


Par conséquent, l'association des parents d'élèves a voté « contre ces augmentations imposées car elles ne font que transférer une partie des charges du Conseil général dans la confection des repas vers les familles. Le montant disponible pour confectionner le repas des élèves diminue alors que le prix des denrées alimentaires est en augmentation ». Dès lors, ils « craignent donc de voir la qualité des repas se dégrader en 2009 et 2010 ».


Le courrier s'achève par plusieurs questions posées au Président du Conseil général :


- « Comment comptez vous augmenter la qualité, alors même que le prix dans l'assiette est en baisse et ce malgré les augmentations significatives subies par les familles ? »


- « Quelle est votre stratégie d'harmonisation des tarifs ? Quel est le prix objectif ? Comment comptez-vous harmoniser les tarifs en augmentant tous les tarifs de 5% pour les établissements en dessous de la moyenne départementale puisque les disparités actuelles subsisteront toujours ? Envisagez-vous de diminuer le budget que le Conseil général consacre à la restauration scolaire ? »


- « Le projet d'une tarification basée sur les ressources est-il planifié à ce jour ? Si oui, quels en sont les contours ? »


Autant de questions et de remarques que se posent de nombreux parents d'élèves et enseignants dans les collèges Sarthois ... traduisant leur refus de ces évolutions par le rejet des budgets des établissements.


Pour en savoir plus sur l'étude de l'Association des Parents d'élèves du Collège Paul Chevalier, vous pouvez consulter leur site internet : www.apepc.webvillage.fr
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La résidence le Monthéard, qui appartient au conseil général, passe dans le giron d'un groupe privé. L'opposition conteste.



Maison de retraite à vendre... C'est l'annonce publiée, ces derniers mois dans les journaux, par le département de la Sarthe. Approuvé par tous au départ, ce choix de vendre la résidence le Monthéard pour le 1 er janvier commence, à présent, à provoquer des remous du côté de l'opposition.


Le groupe minoritaire, qui a voté le principe, mais pas la décision finale, envisage même un recours devant le tribunal administratif, concernant des éventuels vices de forme.


Comment en est-on arrivé là ? La maison de retraite, qui accueille 83 résidents, a été construite par le conseil général en 1992. Elle est gérée par la Sécos, la société d'économie mixte du conseil général, qui s'occupe également de nombreux autres équipements. Mais c'est un cas unique : le seul établissement pour personnes âgées possédé par le conseil général. Les autres appartiennent à des associations ou à des groupes privés. [...]


Cette vente avait été décidée par la commission permanente du conseil général, au printemps. « On avait voté le principe », rappelle Christophe Counil, leader de l'opposition. Ce qu'il conteste, en revanche, c'est le choix du gérant, il y a quelques jours. « C'est un groupe privé à but lucratif, peste Christophe Counil. A terme, les prix risquent d'augmenter. Actuellement, au Mans, ils peuvent déjà varier de 11 € par jour. On aurait préféré qu'une association ou une fondation soit retenue. »


La société Noble âge, qui gère plusieurs établissements dans l'Ouest, s'est engagée à reprendre le personnel, une quarantaine de personnes. Elle maintient, également, l'augmentation des prix à 2 % pendant trois ans. Mais après... Plus de garantie. « Pourtant, au Mans, les maisons publiques sont saturées, alors qu'il y a encore des places disponibles dans les établissements privés », assure Christophe Counil. [...]


Matthieu MARIN, Ouest-France, édition du 4 décembre 2008



Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger un dossier complet présentant les faits.


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