La Sarthe à Gauche

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Le Mans, le 1er février 2012

 

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

Vous avez annoncé, pour la Sarthe, la fermeture de 52 postes de "Professeurs des Ecoles Maître E" rattachés aux RASED pour la rentrée 2012, afin de les réaffecter sur des postes d'enseignement ou des postes itinérants de Maître E.

 

Pour notre département, avec ces suppressions de postes et cette nouvelle réorganisation, près de 1000 élèves (50x18) ne bénéficieront plus d’aide à dominante pédagogique et près de 1500 ne profiteront plus d’actions de prévention. 

 

Avec les meilleures qualités de souplesse intellectuelle et professionnelle, comment  le maître E, nommé sur une classe, pourrait en même temps :

-  assurer sa classe avec un enseignement soutenu,

-  conseiller ses collègues,

-  aider les élèves en difficulté,

- rencontrer tous les parents (de sa classe et des élèves dont il a la charge sur l’autre mi-temps),

- participer aux différents conseils (école, cycle, maîtres) et aux concertations avec ses collègues du RASED,

-  garder son « expertise » dans l’aide pédagogique.

En supprimant les RASED, l’éducation nationale détruit la seule instance de médiation :

- entre l’enfant en difficulté et l’enseignant  qui constate ses difficultés,

- entre l’enfant en difficulté et sa famille que ses difficultés mettent en souffrance,

- entre l’enfant en difficulté et les savoirs qu’il ne parvient pas à intégrer malgré les encouragements, le soutien et la patience de son maître sur le temps scolaire comme hors temps scolaire.

D’une certaine façon, cette décision revient à externaliser la difficulté scolaire vers le secteur privé en renvoyant aux familles la responsabilité et la charge d’en supporter le coût.

La lutte contre l’échec scolaire doit rester une priorité de l’éducation nationale.

C’est pourquoi, le groupe des conseillers généraux de Gauche et Républicains demande le maintien du dispositif actuel des RASED

Nous vous prions de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à l’expression de nos sincères salutations.

Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 16:35
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La dernière proposition du Président de la République qui consisterait à moduler les dotations de l'Etat aux collectivités territoriales "en fonction de leur sagesse en matière de création de postes de fonctionnaires" est une mise en accusation inacceptable.

 

Nous tenons à rappeler que les collectivités locales appliquent d’ores et déjà la « règle d’or ».

Celles-ci n’empruntent que pour leurs investissements et elles assurent aujourd’hui plus de 70% de l’investissement public au profit de la croissance nationale en compensant de surcroît les désengagements de l’Etat. Ainsi, les départements à eux seuls ont dépensé plus de 22 milliards d’euros depuis 2002, au titre de la solidarité nationale à la place de l’Etat.

 

Par ailleurs, contrairement à ce que le Président affirme, les collectivités ne sont pas inconscientes. La croissance de leurs effectifs est plus sûrement liée aux différents transferts de compétences qui ont été réalisés depuis décembre 2003. Ainsi, dans son allocution de dimanche soir, le Président de la République a une fois de plus omis d’évoquer les transferts des personnels des collèges et des lycées ainsi que les personnels de l'Equipement qui ont représenté à eux seuls près de 100 000 postes transférés.

Nous regrettons que le sujet des pouvoirs locaux soit constamment traité dans le but de stigmatiser, par le rejet de la responsabilité des difficultés budgétaires  de notre pays sur le dos des collectivités.

Enfin nous rappelons que l’autonomie des collectivités est consacrée par la Constitution et que le gouvernement ne peut s’affranchir de ces règles sans mettre en cause les fondements de la démocratie locale auxquels nos concitoyens, et notamment les plus modestes, sont attachés.

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:02
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Comme son président, Jean-Pierre Bel, s’y était engagé lors de son investiture, le Sénat a lancé les états généraux de la démocratie territoriale afin de recueillir la parole des élus, leurs attentes et leurs propositions pour l’avenir des territoires. Le comité de pilotage de ces états généraux, présidé par Yves Krattinger (Haute-Saône), est composé de sénateurs représentant la diversité des sensibilités politiques et des grandes associations pluralistes d’élus. Il a élaboré un questionnaire à destination des 550 000 élus locaux de France avec l’appui de la délégation aux collectivités locales. Ce questionnaire comporte une série de questions destinées à mieux connaître les élus ainsi que 44 questions destinées à recueillir leur sentiment général sur l’état de la démocratie territoriale, puis 37 autres à caractère plus technique.

Enfin, 26 questions sont destinées spécifiquement aux élus d’outre-mer. Les réponses sont anonymes.
Les élus ont jusqu’au 22 février pour participer à cette consultation. Il faut compter environ 30 minutes pour répondre aux 44 premières questions.


 

logo états généraux sénat

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 10:11
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L’année 2012 sonne l’entrée en campagne !

 

 

C’est ainsi que le 15 décembre dernier, l’UMP a dévoilé une partie de son projet présidentiel pour 2012.

Non content d’avoir astreint les français à une austérité aveugle, la majorité présidentielle entend porter un nouveau coup aux collectivités en réduisant de 10 milliards d’euros en cinq ans le montant des crédits alloués. Une mesure injuste et dangereuse.

 

Injuste car les collectivités ont déjà été largement mises à contribution à l’occasion des réformes fiscales et territoriales qui n’ont pas manqué de réduire d’autant leur autonomie. Injuste également, car de nouvelles missions ne cessent de leur être confiées sans que les compétences transférées ne soient compensées par le gouvernement. Injuste enfin, car la loi leur interdit de voter un budget de fonctionnement en déséquilibre, elles ne peuvent donc être désignées responsables de la dette.

 

Dangereuse ensuite, car les collectivités représentent les trois quarts de l’investissement public et que les priver de moyens consiste à prendre le risque de la récession. Dangereuse également, car ce sont elles qui agissent au plus près de nos concitoyens et assument pour l’essentiel les actions de cohésion sociale située au cœur de notre pacte républicain.

Il est vrai que le basculement à gauche du Sénat a du laisser un goût amer à de nombreux membres de la majorité présidentielle. Quelle meilleure stratégie dès lors de s’attaquer à la source du problème ?

 

Les élus de gauche, il est vrai, sont dominants dans les collectivités. Leur ôter tout moyen d’agir, c’est donc pousser nos concitoyens à les désavouer, ou tout du moins leur suggérer l’alternance !

 

10 milliards d’euros de moins en cinq ans, tel est le poids de la rigueur budgétaire que l’UMP entend faire peser sur nos collectivités, il est grand temps que le changement tant attendu en 2012  ait lieu !

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:00
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Lors des élections cantonales, nous avions proposé la mise en place de visites cantonales permettant d’aller régulièrement au contact des Sarthois dans chacun des 40 cantons de notre département. La première visite cantonale a eu donc eu lieu jeudi 12 janvier dans le canton de Conlie en présence de Jacques AUXIETTE, Président du Conseil régional et de Dominique AMIARD, candidat aux élections partielles du canton de Conlie.

La première étape de cette visite nous a conduits à Degré pour y rencontrer le Maire de la commune et l’équipe qui gère l’épicerie communale. Confrontée à la disparition du dernier commerce, la municipalité a décidé de racheter une maison du centre-bourg et de la transformer en épicerie de proximité dont la gestion a été confiée à une équipe de bénévoles qui ont assuré les travaux de transformation de l’immeuble et assurent depuis la gestion du magasin. Une démarche innovante et très intéressante dont le Conseil général pourrait s’inspirer dans le cadre des aides au maintien du dernier commerce de proximité en zone rurale.

 

Visite-conlie-1.jpg

 

Sur le chemin de notre deuxième étape, nous nous sommes symboliquement arrêtés à la gare de Domfront-en-Champagne qui a été sous les feux des projecteurs ces dernières semaines. L’occasion pour le Président de la Région de bien comprendre l’utilité de cette gare et les aménagements qui permettraient de la rendre plus attractive pour les salariés souhaitant délaisser la voiture pour le train dans leurs déplacements domicile – travail.

 

Visite-conlie-2.jpg

 

La seconde étape de la visite nous a conduits à Conlie et plus précisément à la ferme de la Fuie à proximité de Chapelle de Verniette. Depuis 1992, M. et Mme BLANCHE ont fait le choix de l’agriculture biologique et produisent de la farine moulue sur place, du pain mais également un peu de viande de porc et de mouton. Soutenus par le Conseil régional, ils ont progressivement équipé leur exploitation de matériels permettant à la fois de produire en respectant l’environnement mais également en favorisant les circuits courts. La parfaite illustration de la politique agricole que nous souhaitons voir mise en œuvre par le Conseil général.

 

Visite-conlie-3.jpg

 

Enfin, la visite cantonale s’est achevée à La Quinte pour une réunion publique permettant d’aborder avec les habitants présents à la fois les questions relevant des politiques départementales et régionales, en faveur du monde rural.

Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 09:44
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Le problème a été soulevé le 16 décembre dernier lors de la dernière session du Conseil général, dans la continuité de leur action, les élus de Gauche, à l'initiative de Michel Quillet et de Christophe Counil, ont adressé un courrier au Président du Conseil général dans le but d'appeler au nom de l'intéret général à une véritable mobilisation du département.

 

Camions Voutré 2

 

Voici, l'intégralité du courrier adressé au Président du Conseil Général de la Sarthe :

 

Le Mans, le 11 janvier 2012

 

Monsieur le Président,

 

Je souhaite à travers ces quelques lignes revenir sur l’une des questions que nous avons soulevé lors de la dernière session du Conseil général à savoir le retour des camions des carrières de Voutré sur les routes départementales.

 

Comme vous le savez, la hausse des tarifs du fret a conduit la société qui exploite les carrières de Voutré à abandonner le transport de sa production par wagons au profit d’une noria de camions destinée à alimenter la plateforme de traitement située dans la Zone industrielle Sud du Mans. Au final, on peut estimer le trafic annuel généré par cette décision à 22 000 passages de camion pour le transport de 300 000 tonnes de pierre.

 

Cette décision est un non-sens en matière écologique et est en totale contradiction avec les conclusions du Grenelle de l’environnement qui préconisait la réduction du transport routier des marchandises au profit du transport par rail.

 

Cette décision est un non-sens en matière de sécurité routière dans la mesure où ces milliers de passages de camions supplémentaires seront amenés à traverser chaque jour de nombreux villages sarthois au détriment de la

 

sécurité des habitants et des autres usagers de la route.

 

Cette décision est également un non-sens économique notamment pour les finances de notre Département qui aura à assurer une dégradation accélérée des routes départementales comprises entre le site de Voutré et le site industriel manceau.

 

Lors de la session du 16 décembre 2011, Michel QUILLET et moi-même avions, au nom du groupe des élus de Gauche, souhaité que le Conseil général se mobilise sur cette question au nom de l’intérêt général et dans le cadre de sa compétence routière. Nos interventions étaient restées sans réponse, c’est pourquoi, je tiens à vous alerter à nouveau sur cette question.

 

Nous souhaitons, tout d’abord, que vous puissiez prendre un arrêté interdisant le transit des camions supplémentaires sur les routes départementales. Si cet arrêté risque d’être remis en cause par le contrôle de légalité de la Préfecture de la Sarthe, il permettra toutefois de signifier clairement l’opposition du Conseil général de la Sarthe à cette situation et de relancer le débat.

 

Par ailleurs, nous souhaitons que le Conseil général soit à l’initiative d’une table ronde permettant de réunir la société qui exploite les carrières de Voutré, la SNCF ainsi que les élus concernés afin de tenter de trouver une solution propre à satisfaire l’ensemble des parties.

 

Enfin, nous souhaitons que le Conseil général s’adresse au Ministère de l’Écologie, du Développement durable et des Transports, afin que le Gouvernement soutienne notre démarche et fasse pression sur la SNCF.

 

Notre groupe est prêt à s’associer à l’ensemble des démarches qui permettront de trouver une solution à ce problème majeur.

 

 

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions, de croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments les meilleurs.  

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations les meilleures.

 

Le Président du groupe : Christophe COUNIL

 

Camions Voutré

 

 

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 11:24
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« Non au hold-up du gouvernement dans le porte-monnaie des locataires HLM ! » C’est par cette phrase qui ne laisse aucun doute sur leur colère, que six organisations syndicales et associations de locataires sarthoises condamnent la nouvelle ponction opérée par le gouvernement dans les caisses des organismes HLM : 245 millions vont être ainsi ponctionnés au plan national (voir Article Ouest-France du 23 décembre 2011).

 

Pour Sarthe-Habitat, dont la présidente n’est autre que Mme Labrette-Ménager, députée UMP de la Sarthe, le préjudice est estimé à 5,5 millions d’euros. Un sacré manque à gagner pour la construction ou la réhabilitation de plusieurs centaines de logements dans notre département !  


Ce hold-up est condamné par l’ensemble du mouvement HLM : organismes HLM, gestionnaires de parcs locatifs, associations de locataires, élus nationaux ou locaux, à l'image de Gilles LEPROUST, Maire et Conseiller général d'Allonnes  fortement engagé dans la lutte pour la défense des acquis sociaux envers les plus démunis. (voir article Maine-Libre du 9 janvier).

 

Immeubles allonnes

 

L’attitude de Mme Labrette-Ménager face à ce rackett de l’Etat est édifiante !

Non seulement, comme présidente de Sarthe-habit at, elle observe un mutisme singulier, alors que l’organisme qu’elle dirige va être lourdement ponctionné dans sa trésorerie, et que nombreux de ses collègues présidents d’Offices se sont élevés contre le hold-up gouvernemental.

 

Mais comme députée, le silence est encore plus coupable, car s’il y a bien un endroit où l’on peut faire bouger les lois dans le bon sens quand on est député, c’est bien lors des débats à l’Assemblée Nationale.

 

Or, lors des 7 séances de discussion en première lecture de la loi de finances rectificative pour 2011, du 29 novembre au 6 décembre derniers, lors des 2 séances de discussion en deuxième lecture du mardi 20 décembre, et lors de la discussion pour l’ado ption de la loi, le 21décembre 2011, à aucun moment de ces 10 séances, la députée n’est intervenue et c’est comme un seul homme avec l’ensemble des députés de droite, qu’elle a voté des dispositions pénalisantes pour le logement public, pour Sarthe-habitat et pour les locataires.

 

Plutôt que mettre en œuvre une grande politique nationale de logement pour tous, caractérisée en premier lieu par l’injection de moyens financiers importants en faveur de la construction massive de logements, la droite, l’UMP, le gouvernement et Mme Labrette-Ménager préfèrent mener une politique qui conduit au désastre, marquée par le transfert de sommes faramineuses d’argent public au profit du logement privé ! Les locataires apprécieront…   

Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 11:36
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carte de voeux 2012 groupe PNG

Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 20:11
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Le projet de l'UMP pour 2012 propose trente milliards d'euros de dépenses nouvelles sur cinq ans, en présentant un projet «à coût zéro». Comment ?  En optant pour une solution que l'UMP a déjà maintes fois utilisée : faire régler le chèque par les collectivités territoriales. Lesquelles, pour mémoire, cet automne déjà, ont été « mises à contribution » par le gouvernement, pour la réduction de la dette publique.

 

Cette fois, en cas de victoire de Nicolas SARKOZY en 2012, la facture serait beaucoup plus salée pour des collectivités territoriales que la droite, décidément, s’échine à étouffer. Ainsi peut-on lire dans le projet de l’UMP que les dotations annuelles aux collectivités baisseraient de 2 Milliards en 2013, 4 Mds en 2014, 6 Mds en 2015, 8 Mds en 2016 et 10 Mds en 2017, soit, au total, 30 Milliards sur 5 ans.

 

Sous prétexte d’ « équité » dans les efforts demandés pour la réduction de la dette publique, la droite propose donc d’amplifier scandaleusement « l’érosion continue des finances des collectivités locales », pourtant fort justement pointée du doigt par l’alarmant rapport de l’Observatoire des finances locales.


Les mauvais coups portés par le gouvernement aux collectivités, ont, en 2010, eu déjà des effets néfastes : affaissement très significatif (-8,3 %) et généralisé des investissements, hausse de la dette (+3,4 %), chute sans précédent des subventions d’équipements accordées aux communes par les Départements (-14,3 %) et par les Régions (-11,1 %), avec d’évidentes conséquences sur les capacités futures d’investissement des communes et des intercommunalités.

 

L’UMP n’en a cure : il faut en effet impérativement payer la facture de cinq ans de gestion inepte, dispendieuse et très injuste de l’Etat, ainsi que les cadeaux fiscaux aux privilégiés. Et comme les collectivités territoriales ont le mauvais goût d’être majoritairement dirigées par la gauche, elles figurent en première ligne du viseur libéral de l’UMP.

 

Au final, ce sont les citoyens qui endureraient la dégradation des services publics locaux, subiraient l’abandon de projets d’investissement, souffriraient de la réduction des aides au tissu social et aux activités culturelles… Mais si l’UMP se préoccupait du sort des Français, cela fait cinq ans déjà que cela se saurait…

 

Les mauvais coups préparés contre les services publics territoriaux sont une raison supplémentaire de vouloir le changement en 2012. Il est indispensable de reconstruire une relation de confiance entre l’Etat et les collectivités locales. Cela passe nécessairement par l’abrogation de la loi ayant instauré le Conseiller territorial, la simplification et l’efficacité de notre organisation sur le territoire à travers l’instauration des collectivités chefs de file, le rétablissement de la clause générale de compétence sans laquelle aucun projet de terrain ou de développement économique, social ou culturel n’est envisageable.  

Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 10:55
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La 15ème semaine de l’emploi des personnes en situation de handicap, qui se déroulait jusqu’au 20 novembre 2011, met une fois de plus en lumière les graves conséquences d’une politique qui ne fait plus illusion.

 

En 2010 et 2011, une partie des fonds de l’AGEFIPH (formation professionnelle) a été détournée pour d’autres objectifs. Cette année, 6000 accompagnements de demandeurs d’emploi en situation de handicap ont été supprimés. 500 places en ESAT (Ėtablissements et Services d’Aide par le Travail) ont disparu, alors que le gouvernement prétend en avoir créé 10 000 (sans les financer). L’Education nationale reste exemptée du quota de 6% de travailleurs en situation de handicap alors que la loi l’impose depuis 1987.

 

Le bilan de ce désengagement est accablant : seuls 4% des fonctionnaires et moins de 3 % des salariés du privé sont en situation de handicap. Le taux de chômage des actifs en situation de handicap est le double (19% contre 9%) de celui de l’ensemble de la population active. En région Ile de France, moins de 1 % des apprentis sont en situation de handicap.


Non, le chômage des actifs en situation de handicap n’est pas que le fait des préjugés et représentations, il est aussi le résultat d’un manque de courage politique !

 

Pourtant l’opposition n’a pas manqué d’idées à ce sujet, avec notamment la mise en œuvre d’une handi-conditionnalité des aides aux entreprises sur le modèle de l’éco-conditionnalité, dans le but de rendre l’Etat exemplaire sur ce point dans ses propres services; ou encore à flécher une part des créations de postes dans l'Education nationale sur les auxiliaires de vie scolaire (AVS), à se fixer des objectifs en matière d’accessibilité de notre société grâce à un Haut-Commissariat dédié; des propositions qui à ce jour n'ont hélas toujours pas été entendues...

 

Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 16:51
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