Partager l'article ! La MDPH une auberge espagnole ?: Ce matin, la relation par le journal Ouest-France des ateliers départementaux pour l’Alternance a déclenché ...
Ce matin, la relation par le journal Ouest-France des ateliers départementaux pour l’Alternance a déclenché la colère du Président du LUART qui a, parait-il, peu apprécié que Christophe ROUILLON compare la Maison Départementale des Personnes Handicapées à une « Auberge espagnole où l’on trouve souvent ce que l’on y apporte ». Il a d'ailleurs exigé un droit de réponse qui nous amène à faire quelques précisions :
Cette formule imagée, mais pas insultante*, faisait suite à de sévères critiques de personnes handicapées ayant participé à l’atelier sur le handicap. Elles dénonçaient pêle-mêle les sous-effectifs, l’accueil téléphonique insuffisant, les délais de traitement pour la reconnaissance et le renouvellement des titres « d’handicapés ». Beaucoup regrettaient la centralisation de tous les services aux personnes handicapées dans une structure unique en manque criant de moyens. Dans ce cas, il valait mieux, en effet, venir avec ses propres solutions sous peine d’être déçu...
C’est pourquoi, notre groupe des élus de gauche proposera une reforme en profondeur de cette structure pour qu’elle puisse répondre plus rapidement et plus personnellement aux attentes d’une population diminuée et souvent en souffrance.
La colère du Président montre combien l’UMP est à cran (peut-être des difficultés internes ?) et méritait bien que nous précisions notre pensée.
*Le premier sens indiqué est l'original. Il vient de la mauvaise réputation qui, dès le XVIIIe siècle, était faite par les voyageurs étrangers aux auberges espagnoles où il était conseillé aux visiteurs, s'ils voulaient manger à leur faim, d'amener eux-mêmes de quoi se sustenter et se désaltérer, soit parce que l'auberge offrait le gîte mais pas le couvert, soit parce que la qualité et la quantité de ce qui leur y était servi étaient très critiquables.
Avec la mauvaise gestion de la droite, le conseil général est obligé de pinailler sur toutes les ressources possible.
C'est avant tout les associations et les structures financées par le conseil général qui en patissent.
Rien d'étonnant dans ces conditions à ce que la Maison Départementale des Personnes Handicapées en fasse les frais...
L'audit sur la MDPH a montré de nombreux dysfonctionnements et des insuffisances notamment sur la composition de l'équipe pluridisciplinaire ,le temps de traitement des dossiers et leur suivi ,la non-décentralisation au niveau enfants comme adultes et l'insuffisance des moyens .Les associations avaient pointé ces défauts dès le départ mais il n'en pas été tenu compte par le Département qui en fait décide tout seul , la COMEX n'étant pour lui qu'une chambre d'enregistrement . Par ailleurs la programmation des structures qui relèvent du département (foyers d'hébergement ,et services d'accompagnement de jour ) ne correspond pas aux besoins et nos listes d'attentes restent importantes .Les soins et l'accompagnement de nombreuses personnes handicapées n'est pas assuré .