Partager l'article ! Orientations budgétaires 2009 : une situation critique: Alors que depuis de longs mois, notre groupe dénonce la dérive des finances du Conseil ...
Alors que depuis de longs mois, notre groupe dénonce la dérive des finances du Conseil général, la majorité UMP du Département vient de reconnaître que la situation devenait très difficile : « Nous ne sommes pas face à une fuite d'eau, mais face à une digue qui rompt. » (R. du Luart).
Pour les élus UMP, cette situation catastrophique est avant tout le fait de la Crise économique. Il est vrai que le ralentissement important de l'économie sarthoise n'arrange pas la situation. La forte remontée du chômage et de la précarité conduira nécessairement à une augmentation des dépenses sociales alors que dans le même temps les recettes liées à la situation économique départementale seront en baisse.
La Crise n'est pourtant pas la seule responsable de la dérive des finances départementales mais elle permet aux élus UMP de masquer leurs erreurs et leur irresponsabilité dans la gestion du Conseil général.
La facture de la décentralisation
Les élus UMP ont accepté béatement la décentralisation et les transferts de charges imposés depuis 2002 par les gouvernements de droite.
A aucun moment, ils n'ont protesté devant les déficits qui se creusaient ... pensant naïvement que ces
dépenses nouvelles seraient compensées à l'€uro près. Au Parlement, le Président du Luart et ses vice-présidents ont voté l'ensemble des dispositions dont ils semblent découvrir les désastreuses
conséquences pour la Sarthe.
De 2002 à 2008, la charge supplémentaire imposée par l'État au département de la Sarthe s'élève à 86 millions d'€uros.
Le recul des concours de l'État
Les décisions gouvernementales contenues dans la loi de Finances 2009 conduiront l'an prochain à une évolution de +0.1% des dotations et compensations versées par l'État au Conseil général représentant une perte de plusieurs millions d'€uros par rapport à l'évolution attendue et traditionnellement indexée sur l'inflation. Là encore, le Président du Luart et ses vice-présidents ont voté ces décisions lors des récents débats parlementaires.
Le poids de la dette
Alors qu'en 2008, 46% des investissements du département étaient financés par emprunt, ce chiffre approchera la barre symbolique des 50% l'an prochain alors même que la Sarthe est l'un des départements les plus endettés de France. L'investissement permet, certes, de soutenir l'économie locale mais il s'accompagne également du paiement d'intérêts qui pèsent de plus en plus lourd et augmenteront de 9% en 2009.
Les effets de la crise et l'alourdissement des charges de fonctionnement conjugués à la facture de la décentralisation, au recul du soutien de l'État et à la hausse de l'endettement conduiront le Département dans une situation particulièrement critique l'an prochain.
Refusant de reconnaître leurs responsabilités à la fois nationales et locales dans cette situation, les élus UMP du Conseil général ont, une nouvelle fois, fait le choix de faire payer les Sarthois en augmentant les impôts locaux et en réduisant leur soutien aux communes et communautés de communes ... Probablement au nom de la justice sociale !