La Sarthe à Gauche

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Une situation financière dégradée du fait de la décentralisation
Depuis 2002, le rôle notamment social du Conseil général a été fortement renforcé par les transferts de compétences  et la décentralisation mais au prix d’une forte dégradation des finances départementales :
 - La décentralisation c’est un déficit de 30 millions d’€uros de dépenses nouvelles non compensés par l’Etat en 2008.
- La décentralisation c’est une explosion des dépenses de fonctionnement qui a entraîné, depuis 2004, une baisse de 34% de la capacité du département à autofinancer ses investissements.
- La décentralisation c’est un recours massif à l’emprunt pour financer les investissement faisant de la Sarthe l’un des départements les plus endettés de France. En 2008 la part du budget consacrée au paiement des intérêts d’emprunt est en augmentation de +30%.
- La décentralisation c’est enfin une augmentation des impôts locaux de 12.5 points sur la période 2006 - 2008 afin de combler le déficit creusé par l’Etat (+ 4% en 2006, + 6% en 2007 et +2.5% prévu en 2008).
 
Il serait facile pour les élus UMP de se rejeter toutes responsabilités dans cette dérive à la fois financière et fiscale du Conseil général … considérant que ces décisions ont été prises à Paris. Mais, cela serait oublier que, durant la mandature qui s’achève, le Président du Conseil général et ses principaux vice-Présidents étaient Parlementaires et ont voté l’ensemble de ces décisions tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.
 
Une absence de projet
Alors que nous présentons aujourd’hui, un projet complet pour la Sarthe, qui connaît le projet départemental de la majorité sortante ? Personne, car il n’existe. En effet depuis 2004, les principaux points à mettre à l’actif de l’UMP sont liées à des décisions gouvernementales imposées aux élus locaux (RMI, Maison Départementale des Personnes Handicapées, maisons de l’emploi, PCH …).
 
Une absence de démocratie interne et de transparence
Face à cette gestion «routinière» qui sert d’ambitions à la majorité départementale, le groupe des élus de Gauche et Républicains a souhaité se positionner comme une force de propositions pour enfin faire bouger la Sarthe. Mais, l’ensemble de nos propositions n’a obtenu qu’un silence méprisant … aucune d’entre elles n’a été mise à l’étude et chiffrée par les services. Les commissions de travail sont devenues des lieux de non-débats et sont uniquement consacrées à la lecture sur un ton monocorde des délibérations.
 
Des pratiques partisanes
La droite départementale mène une politique partisane et particulièrement clientéliste. L’expérience nous montre que selon l’orientation politique du Conseiller général à l’origine de la demande ou de la proposition, les réponses étaient parfois diamétralement opposées. Et quand la réponse est positive la vitesse de réalisation de travaux est bien souvent différente d’un canton à l’autre. La lecture du magazine départemental est par ailleurs édifiante puisque généralement alors que les Conseillers généraux de droite figurent près de 40 fois, les élus de gauche sont gommés des photographies et articles.
 
Des élus aux abonnés absents
Dans une collectivité locale, les élus sont généralement chargés de prendre les décisions que l’administration doit faire appliquer. En Sarthe, la pratique est tout autre : l’administration décide et applique, non sans souci d’efficacité et de professionnalisme … mais est-ce bien son rôle ? Absorbés par leurs mandats nationaux, le Président et ses vice-présidents ont progressivement laissé nombre de leurs prérogatives aux services du Conseil général. Les élus et responsables associatifs l’ont bien compris puisque pour faire avancer leurs dossiers, ils s’adressent en grande majorité directement aux services plutôt que de faire appel aux élus en responsabilités. Il apparaît clairement qu’en Sarthe, ces derniers ne connaissent pas leurs dossiers faute d’y consacrer le temps nécessaire. Ainsi, lors des sessions, il est très fréquent que nos questions fassent l’objet d’échanges entre le rapporteur et les services assis derrière lui pour souffler les éléments de réponse.
Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 11:00
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