La Sarthe à Gauche

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Les sessions plénières du Conseil général

Lors de la dernière session du Conseil général de la Sarthe le 29 octobre dernier, nous avons atteint des sommets dans le refus de la majorité UMP de débattre de son bilan et de son absence de propositions concrètes. Plusieurs points étaient à l'ordre du jour :



Décision modificative n°1 du budget 2007
: Rarement nous n’avons eu à nous prononcé sur une DM aussi insipide, ne contenant que des ajustements de crédits et aucune proposition nouvelle … preuve que les possibilités d’actions du département sont désormais fortement réduites. Nous avons alors évoqué les mauvaises nouvelles en provenance de Bercy qui a choisi de faire payer la faillite du gouvernement aux collectivités locales en remettant en cause le contrat de croissance et de solidarité, qui fonde depuis dix ans les relations financières entre l’Etat et les collectivités locales. Ce fut peine perdu … cela n’était pas d’après R. du Luart l’objet du débat !

Ajustement des crédits de l'insertion
: Depuis quelques mois les acteurs de l’insertion en Sarthe sont dans le flou concernant leur proche avenir : baisse du nombre de contrats aidés annoncée pour 2008, absence totale de réunion de certaines Commissions locales d’insertion, difficultés financières … Un audit réalisé par le Conseil général souligne même le fait que la Sarthe a trop de chantiers … la majorité UMP Veut-elle en supprimer certains ? Là encore, nous n'avons eu aucune réponse !

Situation de l'emploi en Sarthe
: Alors que la Sarthe est le seul département de la région à perdre des emplois industriels, nous avons interrogé la majorité UMP sur le bilan des trois Maisons de l’emploi financées à grand frais par le Conseil général. Je ne suis pas persuadé qu'ils aient bien compris notre question !

Financement par le département du remembrement lié à la ligne grande vitesse
: Drôle de façon de s'opposer au contournement du Mans et à une nouvelle saignée dans le paysage sarthois. Néanmoins, nous n'avons quasiment pas eu le droit à la parole, R. du Luart nous interdisant de rouvrir le débat !

Il est vrai que pour une majorité à bout de souffle il est préférable de ne pas parler bilan et propositions 

Nous n'étions toutefois pas au bout de notre peine, R. du Luart m'expliquant à l'occasion d'un échange sur le personnel du Conseil général que je n'étais qu'un "enculeur de mouche" !!! Drôle de langage pour un Vice-Président du Sénat.
Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 15:50
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L’examen du comte administratif 2006 présenté en juin 2007 permet l’évaluation de la réalisation du budget 2006 voté par la majorité. Cette année, il s’agissait du 10ème Compte administratif présenté par le président du Luart. Bon anniversaire donc M. le Président.

 

L’occasion était trop belle de mesurer l’évolution du budget du Conseil général de la Sarthe sur 10 années. Nous en tirons 4 enseignements :

 

Des nombreux transferts de compétences qui légitiment le rôle du Conseil général
L’action sociale, est devenue désormais le coeur de métier des Conseils généraux, et représente désormais  les 2/3 du budget, autour de ses missions phares :

- L’Allocation Personnalisée pour l’Autonomie (pour un coût de 42.4M€),

- La départementalisation des services d’incendie et de secours (12.5M€),

- Le RMI (38M€).

 


A ce coeur de métier il faut ajouter les transferts des routes nationales, des personnels TOS et DDE, dont l’impact devrait se ressentir pleinement dans les années à venir.

Ces transferts de compétences ont nécessité de fait une forte augmentation du personnel, et les effectifs ont ainsi doublé en 10 ans passant de 831 en 1998 à 1641 agents en 2007 .

 

La gauche n’est pas opposée à cette évolution, puisque la gauche est par ailleurs à l’initiative de ces lois de décentralisation permettant aux collectivités locales d’agir au plus près de leurs concitoyens.


Une explosion du Budget

Pour que le Département puisse assurer ses missions nouvelles, le budget a nécessairement dû être adapté en conséquence. Ainsi le budget départemental a augmenté de 82% en 10 ans passant de 331 millions d’€uros (2 milliards de Francs à l’époque) à 571 millions d’€uros pour 2006. Les dépenses de fonctionnement étant presque doublées, l’investissement augmentant, lui, de plus de 60%.


Des transferts de charges pas toujours assumés

Nous n’aurions pu voir ici que des avantages à une gestion décentralisée, sous réserve que celle-ci ait été suivie dans les faits par un transfert de moyens financiers conséquents pour y assumer ces missions nouvelles, ce qui malheureusement ne fut pas le cas. Donnons les 2 exemples les plus conséquents et les plus significatifs : l’APA et le RMI qui,  non compensés par l’état à hauteur de leur coût laissent  pour 2006, une charge nette pour le Conseil général de plus de 30 millions d’€uros.

Une situation financière difficile

 Ainsi le taux d’épargne brut de la collectivité est passé en 10 ans de 18,5% à 13,5%  ce qui traduit une très significative capacité à assumer nos propres investissements. D’où un recours à l’endettement, sachant qu’en même temps les rentrées fiscales pèsent de moins en moins sur le budget. On assiste ainsi  à un douloureux effet de ciseaux qui vient réduire à peau de chagrin la marge de manœuvre de la collectivité.

 

En conclusion 

Nous ne voulons pas devenir un service décentralisé de l’Etat. Nous souhaitons retrouver une vraie marge de manœuvre qui permette de décider nous-mêmes des actions à mener sur notre territoire. Aussi, nous réclamons : 
- Une pause dans les transferts de charges et de compétences.
- Une audit sérieux et neutre du coût réel de la décentralisation : combien cela coûte réellement.
- Une remise à plat de l'ensemble des financements des collectivités locales.
 Dans l’immédiat, nous ne cautionnerons pas la politique nationale et départementale (les deux étant intimement liées) menée depuis plusieurs années … C'est la raison pour laquelle notre groupe s'abstiendra lors du vote du Compte administratif 2006.

 

Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 18:25
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Avec une hausse de ses taux d'imposition de + 6% en 2007, la Sarthe obtient la médaille de bronze de l'augmentation des impôts départementaux.

 

L'occasion pour notre groupe d'écrire aux maires du département pour faire le point sur les transferts de charges décidés par les gouvernements Raffarin -Villepin et grevant les finances départementales.

Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 16:12
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Depuis plusieurs années, les compétences, notamment sociales, des Conseils généraux ont été considérablement renforcées. Toutefois, les recettes n’ont pas forcément suivi.

Ainsi, pour 2007, les transferts de charges imposés par l’État au Conseil général de la Sarthe sont les suivants: 

-APA + 6 650 000 €

-RMI + 5 000 000 €

-Contrats aidés + 3 870 000 €

-Handicap + 4 990 000 €

-Départementalisation SDIS + 1 050 000 €

-TOS + 350 980 €

-ASE + 610 000 €

Soit un total de 20 860 980 €

 

+ Perte de recettes (TP) -3 600 000 € 

Pour le Conseil général de la Sarthe, la facture des décisions des gouvernements Raffarin / Villepin s’élèvera donc à 24,5 millions d’euros pour l’année 2007 soit 4,5% du budget du Conseil général.

 

       1° -L’Allocation personnalisée à l’Autonomie

Cette année le nombre de bénéficiaires devrait dépasser les 10 000 personnes. La loi votée par la majorité de gauche plurielle prévoyait un partage par moitié entre l’État et les conseils généraux de cette nouvelle charge. En 2002 (dernier budget Jospin), la part de l’État était de 49% c’est- à-dire très proche de l’objectif fixé par la loi. Depuis, la part de l’État n’a cessé de décroître pour se situer en 2007 à 34,8% laissant une charge de 28,5 millions d’€uros au Conseil général.

La compensation de l’État devrait selon la loi se situer à  50% du montant des allocations versées soit 21,85 millions d’€uros. Pour 2007, il ne versera que 15,2 millions soit une charge pour le Conseil général de 6,65 millions.

       2° -Le Revenu Minimum d’Insertion

Après avoir dépassé les 8.000 allocataires du RMI en Sarthe en 2006, le Conseil général prévoit une légère décrue de ce chiffre en 2007. Le budget prévoit une ligne budgétaire de 38 000 000 € en 2007 (-3.7%) avec seulement 35 000 000 € de recettes de la part de l’État soit une différence de 5 millions d’€uros à la charge du contribuable sarthois. Nous sommes désormais très loin de la compensation à l’€uro près puisque la charge pour le Conseil général sera donc de 5 millions d’€uros

      3° -Le Handicap :

Allolcations et Maison départementale du Handicap  

Les sommes consacrées aux handicap sont en forte évolution (+25.4 %) alors que la participation de l’État passe en dessous la barre de 50% soit un transfert de charges de 4,99 millions d’€uros

      4° -Les contrats aidés (contrats d’insertion)

Les sommes consacrées aux contrats aidés sont en forte augmentation (+40%) cette année afin d’accentuer l’effort en faveur de ces types de contrat comme l’a souhaité le gouvernement alors même que la participation de l’État va être inférieure à celle de l’année passée soit une charge supplémentaire de 3 870 000 €uros .

      5° -Service Départemental d’Incendie et de Secours

Les dépenses du SDISS sont à nouveau en forte augmentation (+14.5%), augmentation supportée par le seul Conseil général depuis la départementalisation des SDIS décidée par la droite. Soit un surcoût pour le Conseil général de 1,05 millions d’ €uros pour 2007.

      6° -Transfert des TOS au Conseil général

Le budget 2007 intègre le transfert de 326 personnels TOS ayant exercé leur droit d’option. Ce transfert compensé par l’État pour la partie salaire et charge ne prend toutefois pas en compte le régime indemnitaire des agents (290.000 €) ainsi que la mise en place d’une politique de remplacement des agents (60.980 €). Soit un surcoût pour le Conseil général de 350 980 €uros pour 2007.

      7° -Aide sociale à l’Enfance

La loi du 27 juin 2005 relative aux assistants maternels et aux assistants familiaux impose au Conseil général dès ler janvier 2007, la revalorisation de leur rémunération représentant une enveloppe complémentaire de 610.000 €. Soit un surcoût pour de 610 000 €uros pour 2007.

      8° -Réforme de la taxe professionnelle

Le montant du ticket modérateur pour la taxe professionnelle s’élèvera à 3,6 millions d’€uros ce qui équivaut à une perte de recettes de 3 600 000 € pour 2007.

Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 15:56
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Les grandes lignes de l’intervention de Christophe COUNIL au nom des élus de Gauche

Un trou de plus de 19 millions d’€uros dans la caisse …

 

u La précarisation des Sarthois s’accélère. Alors que le chômage baisse, le nombre d’allocataires du RMI dépasse désormais les 8 000 allocataires, un triste record qui démontre une nouvelle fois la précarisation et la détresse vécue par un certain nombre de nos concitoyens. Dans le même temps, la fin de l’année 2006 a été marquée par des annonces catastrophiques en matière d’emploi notamment dans le Sud du département où plus de 850 emplois ont disparus ou sont menacés

 

v Les décisions gouvernementales contenues dans la Loi de Finances 2007 ne sont par ailleurs pas de nature à dissiper les inquiétudes des élus locaux. Ainsi, la réforme de la taxe professionnelle conduira à une perte de recettes de 1 280 000 € pour le Conseil général.

 

w Les méfaits de la décentralisation se confirment ainsi pour 2007, les charges supplémentaires imposées par l’État et non compensées par celui-ci atteindront des sommes jamais atteintes :

RMI                                                              + 5 000 000 €

Charges liées aux contrats aidés                      + 3.670.000 €

Charges liées au handicap                               + 4 990 000 € 

Allocation personnalisée à l’autonomie (APA)  + 1 920 000 €

Services d’Incendie et de Secours                   + 1 670 000 €

Transferts des personnels DDE et TOS           + 350 000 €

Formation des assistants maternelles                + 80 000 €

TOTAL                                              = 17 680 000 €

ð 17 680 000 € de dépenses supplémentaires + 1 280 000 de recettes en moins = déficit de près de 19 millions d’€uros pour le budget 2007.

… qui conduit à serrer la ceinture … aux Sarthois …

x Pour compenser le déficit creusé par l’État UMP la majorité UMP du Conseil général proposera aux Sarthois une drôle de potion au goût particulièrement amer : 

  •  Gel des crédits d’investissement
  • Restrictions des aides financières aux communes
  • Hausse des impôts départementaux de 6%

… voilà les méfaits locaux de la politique de la Droite 

y Les élus de gauche ne cautionneront en aucun cas le budget 2007 du Conseil général d’autant plus que nous n’avons cessé depuis quatre années de vous alerter sur les risques encourus comme en témoigne nos propos du 18 octobre 2004 : « La proportion des dépenses incompressibles dans nos budgets progressera fortement. A terme, les Conseils généraux ne seront-ils pas obligés de se cantonner aux dépenses obligatoires mettant de côté celles des dépenses qui correspondent à un choix des élus ? Le Conseil général sera peut-être un service décentralisé de l’Etat appliquant une politique décidée en haut lieu et n’ayant plus forcément la liberté de mener sa propre politique, parce que ses marges de manœuvre financière se seront réduites. » Malheureusement, la situation actuelle nous donne raison.

D’autre part, nous refusons les conclusions de la droite sous-entendant qu’ « elle n’a pas d’autres choix », et que « qu’elle va faire pour le mieux » car les décisions qui pèsent sur le budget départemental ont été votées au Sénat et à l’Assemblée par le Président du Conseil général et ses principaux Vice-président du Conseil général. On ne peut pas, à un moment, déclarer baisser la taxe professionnelle, créer des charges nouvelles ou encore baisser l’impôt sur le revenu pour les plus hautes tranches et, dans le même temps, se plaindre de ces mêmes décisions sitôt de retour dans la Sarthe en regrettant que les marges de manœuvre soient réduites.

Christophe COUNIL

Président du groupe 

Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 10:14
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