La Sarthe à Gauche

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Les sessions plénières du Conseil général

Intervention de Christophe COUNIL au nom des élus de Gauche lors de la séance d'installation du Conseil général le 20 mars 2008


Jeudi matin les élus du Conseil général étaient réunis en séance plénière pour procéder à l'installation de la nouvelle assemblée départementale. Christophe COUNIL, reconduit dans ses fonctions de président du groupe des élus de gauche, s'est exprimé au nom des 17 élus du groupe.


Christophe COUNIL félicite Roland du LUART pour sa réélection et lui souhaite bonne chance ainsi qu'à son équipe dans ses fonctions au service de la Sarthe et des Sarthois.


Il rappelle que la passion commune qui anime tous les élus est celle de permettre à la Sarthe de se développer dans un environnement préservé, dans un territoire équilibré au bénéfice d'une population pour qui la notion de solidarité ne doit pas être un vain mot ».


Christophe COUNIL salue les nouveaux élus dans cette assemblée MM PAUMIER et VOGEL sur les bancs de la majorité et plus expressément les 4 élus de la minorité MM. BRETON, CHAUVEAU, LECOMTE et REBRE renforçant l'opposition d'un siège.


Il affirme le regret de voir la diminution du nombre de femmes élues au sein de l'assemblée, ce qui doit conduire chacun des deux camps en présence à engager une vraie réflexion sur la place des femmes au sein du Conseil général et lors des élections cantonales.


Christophe COUNIL adresse également ses remerciements à ses collègues du groupe des élus de gauche pour lui avoir renouvelé leur confiance en faisant à nouveau de lui leur porte parole au sein de cette assemblée et au-delà.


Des élections marquées par la progression de la Gauche

La Gauche affirmait être en capacité de prendre la présidence du Conseil Général de la Sarthe, elle n'y est pas parvenue. La Droite voulait gagner au moins un siège. Au final, c'est un échec pour la droite dans la mesure où la Gauche gagne un siège.


Depuis 1979, jamais la Gauche n'a été autant représentée dans cette assemblée. Avec 17 élus, elle représente désormais 55% des Sarthois. Cette situation paradoxale est liée au découpage archaïque des cantons qui met à égalité des cantons de 3 700 habitants (Montmirail, La Fresnaye) et des cantons comptant plus de 25 000 habitants. Il est évident que la refonte des cantons ou du mode de scrutin est de plus jamais nécessaire.


Cette représentativité de 55% des Sarthois confirme également que l'alternance dans ce département reste notre ambition et notre objectif.


Mais toutefois, dans l'immédiat cette majorité en population reste représentée par la minorité/opposition au sein de l'assemblée départementale.


Une exigence de travail.

Christophe COUNIL rappelle que le travail dans la grande majorité des commissions est inexistant. Il consiste juste à lire des délibérations qui seront votées quelques jours plus tard. Il annonce que si cela se poursuit les élus de gauche seront amenés à boycotter les commissions. D'autre part ces réunions sans intérêt conduisent à l'absentéisme de part et d'autre (la gauche est parfois majoritaire dans les commissions).



Une exigence de reconnaissance des élus de la minorité

Dans la Tribune de la Sarthe, on constate une absence quasi totale des cantons détenus par la gauche. Est-ce parce que ces cantons ont « mal voté » qu'il ne s'y passe rien d'intéressant et que le magazine départemental doit les ignorer ? Quand ils sont évoqués - parfois -, le Conseiller général est souvent oublié voire est remplacé par ...une pelleteuse (dernier numéro). Il ne s'agit pas ici que d'une reconnaissance des élus mais de la reconnaissance de l'ensemble des territoires du département.



Une exigence de reconnaissance des territoires

Christophe COUNIL déclare que de nombreux élus du groupe ont été choqués par le discours développé pendant la campagne autour de l'idée qu'« avec la Gauche c'est tout pour Le Mans, rien pour les autres ».


Cette façon d'opposer les Sarthois les uns aux autres et plus particulièrement les Manceaux au reste de la population n'est pas digne. C'est d'abord oublier que la minorité est composée majoritairement d'élus situés hors de l'agglomération Mancelle.


Ensuite, c'est une lecture erronée de la demande des élus de l'opposition qui n'ont jamais demandé que les cantons du Mans soient mieux traités que les autres mais que tous soient traités de la même façon.


Nous avons remarqué que beaucoup de promesses ont été faites par les candidats de la majorité départementale pendant la campagne dans les cantons du Mans (promesses de financement des maisons de quartier, crèches, jardins publics ...). Cela signifie-t-il que la majorité départementale ait enfin décidé de soutenir les projets dans les quartiers du Mans ? Où alors, cela signifierait-il que les candidats de la majorité départementale ont menti à leurs électeurs ?

 

Il est évident aussi que lorsqu'un équipement culturel de proximité est inauguré dans un village avec la participation du Conseil général, c'est également avec la participation des contribuables manceaux et c'est très bien, c'est ce que l'on appelle la solidarité. La volonté et l'exigence des élus de gauche repose sur le nécessaire traitement équitable des territoires.



Une opposition tenace et déterminée

Au-delà de ces exigences de travail et de reconnaissance des élus de la minorité/opposition, Christophe COUNIL insiste sur la ténacité et la détermination du groupe à défendre les intérêts de la Sarthe et des Sarthois.


Leur vigilance s'exercera en permanence :

- Vigilance sur les transferts de charges qui ne cessent de s'alourdir creusant un déficit de plus en plus colossal dans les finances du Conseil Général de la Sarthe.

- Vigilance sur la situation financière de la collectivité, notamment sur la question de l'endettement qui ne semble pas inquiéter la majorité.

- Vigilance enfin sur le respect des engagements que pris par la majorité.


Les 17 élus de gauche exerceront avec un grand sens critique, leur droit de regard sur les politiques qui seront développées et la façon dont sera gérée la collectivité. Cela ne veut pas dire qu'ils s'opposeront à toutes les propositions, mais les jugeront en fonction de leurs valeurs et des engagements et les accepteront, les combattront ou essaieront de les améliorer.

Cela suppose en priorité, que la minorité soit enfin entendue et reconnue pour ce qu'elle est dans cette assemblée c'est-à-dire à l'instar des élus de la majorité, des représentants de Sarthoises et de Sarthois.

Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 10:09
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LA COMMISSION PERMANENTE

Il s'agit d'une instance de décision présidée par le Président du Conseil général et composée, en Sarthe, de 21 membres dont 12 vice-présidents. Elle a un pouvoir de délibérations sur délégation de l'Assemblée plénière. Elle a des compétences pour étudier les problèmes relatifs à la vie intérieure de l'Assemblée.


Christophe COUNIL - André LANGEVIN - Gérard SAUDUBRAY

Christophe ROUILLON - Michel QUILLET - Michel LETELLIER

Gérard BRAULT - Jean-Luc FONTAINE

 

LES COMMISSIONS DE TRAVAIL

Pour l'étude des affaires qui lui sont soumises, et la préparation des décisions qui lui incombent, le conseil général se divise en commissions intérieures. Elles n'ont aucun pouvoir décisionnel mais, en étroite collaboration avec les services départementaux, elles étudient les dossiers et préparent les débats qui seront examinés et votés par l'Assemblée.

 

Développement Economique, de l'Emploi et de l'Aménagement  du Territoire  

Cette commission a à connaître de tout ce qui intéresse le développement économique et l'emploi ainsi que de l'aménagement du territoire et de la planification.


Gérard BRAULT - Guy-Michel CHAUVEAU - Yon LUBY - Michel QUILLET


Solidarité et Action Sociale

Cette commission est chargée de la mise en oeuvre de la politique sociale et médico-sociale du Département dans un objectif de prévention, de protection, d'insertion et de développement local.


Gérard BRAULT - Marietta KARAMANLI

Bruno LECOMTE - Jean-Pierre ROSSARD


Éducation, Formation, Jeunesse et Sports et Transports

Cette commission examinera toutes les questions relatives aux affaires scolaires - universitaires, aux transports scolaires et voyageurs et à tout ce qui se rapporte au sport.


Jacky BRETON - Nelly HEUZÉ - Marietta KARAMANLI

André LANGEVIN - Jacqueline PEDOYA


Routes et Infrastructures

Cette commission est chargée de tout ce qui se rapporte à la voirie, le logement et l'habitat, le patrimoine immobilier, l'urbanisme et les travaux publics.


Jean-Luc FONTAINE - Michel LETELLIER

Yannick REBRÉ - Christophe ROUILLON

 

 
Agriculture, Hydraulique et Développement Rural

Cette commission est chargée de tout ce qui se rapporte au développement rural, à l'agriculture, à l'aménagement foncier, à l'hydraulique et au laboratoire départemental de la Sarthe.

   

Jacky BRETON - Michel LETELLIER

Michel QUILLET - Gérard SAUDUBRAY

 


Environnement et Développement Durable

Cette commission est chargée de tout ce qui se rapporte à l'environnement, aux déchets, aux énergies et à la gestion de l'eau (qualité, hydrométrie, piézomètrie, assainissement...) et au développement durable.


Christophe COUNIL - Jean-Luc FONTAINE

Bruno LECOMTE - Gérard SAUDUBRAY


Culture et Tourisme

Cette commission est chargée de tout ce qui se rapporte au domaine culturel : spectacle vivant, pratiques amateurs, enseignement artistique, arts plastiques, archives et lecture publique, culture scientifique, cinéma, édition, conservation et animation du patrimoine, ainsi que les actions politiques à caractère touristique


Nelly HEUZÉ - André LANGEVIN

Jacqueline PEDOYA - Jean-Pierre ROSSARD


Finances et Administration Générale

Cette commission est chargée de la vérification des comptes, de la formation des budgets, de la répartition des contributions. Elle a à connaître des affaires qui lui sont renvoyées par les autres Commissions, en particulier dans le domaine de l'information et de la communication et de gestion des moyens généraux des services du conseil général


Christophe COUNIL - Yvon LUBY

Yannick REBRÉ - Christophe ROUILLON

Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 22:10
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Christophe COUNIL et Yvon LUBY respectivement benjamin et doyen du Conseil général ont assuré la Présidence et le secrétariat de l'Assemblée départementale.

 

Discours d'ouverture de la session du Conseil général

20 mars 2008 - Yvon LUBY

 

Je me demande si le choix du plus vieux pour présider n'est pas copié sur les Africains. Je m'imaginerais bien au Mali en Pays Dogon sous l'arbre à palabres. Dans cette région, le plus ancien est nommé Hogon et est très vénéré. Il a une case offerte où il faut entrer pieds nus et une vierge pour le bichonner. Nous n'en sommes pas là et c'est bien regrettable.

 

En tant que doyen donc, permettez-moi d'en profiter un peu et de faire quelques remarques concernant la démocratie et le fonctionnement de notre assemblée. Nous sommes tous des démocrates, j'en suis convaincu. La démocratie est selon le Larousse, la forme de gouvernement dans laquelle le peuple est considéré comme exerçant la souveraineté, je dis bien considéré comme exerçant la souveraineté.

 

C'est un objectif louable, mais difficile à atteindre. La démocratie directe peut, peut-être, marcher dans un petit groupe. Au mieux, une collectivité peut tendre vers la démocratie participative, pas facile à mettre en œuvre réellement, plus aisée à promettre qu'à réellement pratiquer. On peut y tendre.

 

La démocratie représentative, que nous appliquons est sans doute le moyen le moins mauvais pour représenter le peuple. Pour qu'elle soit réellement représentative, ce n'est pas évident. Mais je suis persuadé qu'il est toujours possible de l'améliorer.

 

Est-il vraiment démocratique que certains d'entre nous représentent 3 ou 4 000 électeurs tandis que d'autres en représentent 20 000 et plus ? Il faudrait penser à une représentation plus équitable. L'élection par canton est-elle la meilleure ? Certains pensent à une élection départementale. Il faut en tout cas y réfléchir et ne pas rejeter, pour du clientélisme, la représentation proportionnelle qui est la plus juste mais qui a aussi ses inconvénients.

 

Je voudrais aussi redire ce que j'ai vraiment à cœur, sans doute parce que j'ai trop donné, dans un autre sens. J'estime que dans toute assemblée, particulièrement la nôtre, il serait sain de remplacer la notion habituellement utilisée de majorité/opposition par celle de majorité/minorité.

 

L'adhésion à un clan qui fait partie de notre façon d'être et de fonctionner est sans doute inévitable, mais il est aussi indispensable que chaque élu, chaque individu garde sa personnalité, sa propre réflexion, sa propre décision.

 

Messieurs et Mesdames de la majorité, faites en sorte de faciliter un tel fonctionnement. Il y a sans doute des mesures à prendre, ne serait-ce que dans la communication du Conseil général.

 

Il faudrait aussi un fonctionnement réel des commissions qui deviennent de véritables commissions de travail et de préparation des dossiers. Aujourd'hui ce sont des chambres d'enregistrement, de lecture des délibérations préparées par les administratifs.

 

Or seuls les élus sont les représentants du peuple. Les administratifs indispensables techniquement conseillent les élus, leur préparent les éléments donnant lieu à réflexion, les mettent en garde parfois. Mais le choix, la décision doivent appartenir aux représentants élus, sinon la technocratie prend facilement le pas sur la démocratie.

 

Enfin pour qu'un choix soit vraiment possible, il faut que ceux qui ont le choix à faire soient à égalité de connaissance. C'est un idéal pas facile à atteindre, il faut au moins deux conditions : que chacun fasse les efforts individuels d'information et de préparation suffisants et que le collectif dirigeant mette toutes les informations à la disposition de chacun.

 

Je souhaiterais la constitution d'un groupe de travail qui puisse faire des propositions concrètes pour l'amélioration de la démocratie. Nous avons tous à y gagner : majorité comme minorité.

 

Voilà quelques remarques et propositions pour que notre assemblée fonctionne, à mon avis, mieux et plus efficacement.


Yvon LUBY

Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 21:47
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Ce matin s'est tenue la session d'installation du Conseil général. Si une majorité d'entre nous était en terrain de connaissance, cela n'était pas le cas pour Jacky Breton, Guy-Michel Chauveau, Bruno Lecomte et Yannick Rebré qui faisaient leur entrée officielle à l'Abbaye de l'Epau.

 

Photo de famille du groupe des élus de Gauche et républicains dans la cour de l'Abbaye de l'Épau

 

La séance a été marquée par l'élection de Roland du Luart à la Présidence du Conseil général par 23 voix contre 17 à Christophe Counil, Président du groupe des élus de Gauche. La séance a ensuite permis de désigner les réprésentants de la majorité et de la minorité au sein des différentes instances du Conseil général.

 

 

 

Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 21:38
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Cg72---Session-copie-1.jpg Aujourd’hui et demain, le Conseil général est réuni en session plénière pour voter le budget départemental pour 2008.  Au nom du groupe des élus de Gauche, Christophe COUNIL a annoncé dès ce matin l'intention des élus de Gauche de voter contre ce budget pour quatre raisons essentielles : 

L’accentuation du déficit creusé par la « décentralisation »
En effet, depuis plusieurs années, les compétences, notamment sociales, des Conseils généraux ont été considérablement renforcées. Toutefois, les recettes n’ont pas forcément suivi conduisant progressivement au creusement d’un déficit de plus en plus important dans les caisses du Conseil général. Ainsi, pour 2008 le montant de la facture de la décentralisation et des transferts de charge  s’élève à plus de 30 millions d’€uros dont 7,3 M€ au titre de l’APA, 9,3 M€ pour le RMI et les contrats aidés, 4,4 M€ du fait des compétences liées au Handicap.

Une situation financière qui se dégrade
Du fait de la décentralisation, les dépenses de fonctionnement augmenteront à un rythme soutenu en 2008 alors que  les recettes de fonctionnement augmenteront plus légèrement créant un différentiel de 2,4 millions d’€uros entre dépenses et recettes. Ces 2,4 M€ sont autant d’argent en moins pour autofinancer les investissements. Ainsi, de 2004 à 2008, la capacité d’épargne nette du Conseil général à diminuer de 34%. En conséquence de quoi, le Conseil général est contraint de s’endetter encore plus alors que nous sommes déjà l’un des départements les plus endettés de France. En 2008, l’augmentation de notre endettement conduit d’ailleurs à une augmentation de 30% des intérêts d’emprunt. 

Une nouvelle augmentation des impôts locaux
Pour régler la note de la décentralisation, la majorité UMP a de nouveau décidé de faire appel aux contribuables. Après une augmentation de 4% en 2006, de 6% en 2007, la part départementale des impôts locaux augmentera donc de 2,5% soit une hausse de 21% sur la période 2001 – 2008. 

Une absence de réponses à nos propositions
Fidèle à notre volonté d’aborder le débat de façon constructive notre groupe avait lors du débat d’orientations budgétaires de décembre dernier mis en avant quelques propositions aisément finançables malgré la situation financière dégradée du Conseil général :

-         Expérimentation du Revenu de Solidarité Active
-         Travail avec la Région sur la formation des RMIstes pour les sortir vers l’emploi dans les filières possédant des débouchés.
-         Remise à plat des aides aux communes avec système bonus – malus en fonction de l’impact environnemental des projets soutenus
-         Mise en œuvre d’un Plan Départemental des Déplacements incluant les routes, mais aussi le rail et des modes de circulation douces notamment les pistes et voies cyclables.
-         Lancement d’un plan massif d’équipement informatique des collèges
 
Sur toutes ces réponses nous n’avons obtenu aucune avancée significative. 

Au final,
notre groupe votera donc demain contre le budget 2008
Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 21:29
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Pour l'observateur, la passe d'armes entre le Président du Conseil général et le maire du Mans, par assemblées interposées, aurait pu sembler amusante Le contribuable risque de la trouver agaçante, voire navrante.
 
À l'heure où la marge de manoeuvre laissée par un budget, qu'il soit voté par la droite ou par la gauche, se réduit localement à une peau de chagrin, les que­relles deviennent désuètes, les rancoeurs dépassées, les ambitions suspectes.
 
Hier, Chris­tophe Counil, représentant l'opposition départementale (de gauche), l'a mieux compris que Roland Du Luart, prési­dent du Conseil général (de droite). Le ton du premier s'est avéré beaucoup plus mesuré que celui du second. À l'ab­baye de l'Épau, il s'agissait de débattre des orientations budgétaires de 2008 pour l'ensemble des engagements du Département. Vaste dé­bat a priori. Sauf que la filiale Sarthe, au sein de l'entreprise France, est tellement endet­tée par le désengagement de l'État qu'elle se retrouve dans l'obligation de gérer au plus près.  […] À preuve : 28 millions d'euros manquent déjà dans les pré­visions départementales au seul chapitre des compensa­tions nationales. […]
 
En s’en prenant hier à Jean-Claude Boulard, accusé d’avoir proféré des inepties sur la politique fiscale départementale, Roland du Luart n’aura fait plaisir qu’à lui-même. Ce qui est  dommage pour le représentant d'une collectivité dont 52 % des foyers devront assumer une augmentation de leurs impôts de 2 % l’an prochain, après les 6 points de l'an dernier. Un effort salutaire certes, que les Sarthois aimeraient appré­hender d'une manière plus pédagogique. L'invective pa­raît dans ce contexte presque surannée. Les élections sont en mars mais le portefeuille est en berne.
 
Jean-Benoît GAYET – Le Maine Libre – 15 décembre 2007

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Les Sarthois qui ont suivi sur les chaines télé le voyage de François Fillon en Argentine auront certainement reconnu l'un de ses gardes du corps. Difficile de l'éviter, il était tout le temps dans le champ de la caméra.
Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 13:40
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La décentralisation a donné plus de compétences aux conseils généraux. Et oblige les départements à dépenser plus. La Sarthe ne fait pas exception.
S'endetter plus pour dépenser plus, nouveau slogan à la mode ? Les élus du conseil général de la Sarthe ont eu une matinée pour en débattre, hier matin, à l'abbaye de l'Épau. Le traditionnel débat d'orientation budgétaire de fin d'année a été l'occasion d'un constat, largement partagé : le département a des soucis d'argent.
 
Pourquoi ? Les compétences transférées aux collectivités locales dans le cadre des dernières lois de décentralisation ne sont pas « couvertes » par les aides données en contrepartie par l'État aux dites collectivités. « La seconde phase de décentralisation génère désormais un coût au-delà des compensations garanties », constate le président Roland du Luart […]
 
Comment, dans ces conditions, « préserver l'amplitude de nos investissements propres », comme le souhaite le président ? C'est Christophe Counil, président du Groupe des élus de gauche, qui lui fournit la réponse. D'après les comptes de l'élu socialiste, la « charge cumulée des transferts de compétences pour le conseil général de la Sarthe » s'élève, depuis 2004, à plus de 27 millions d'euros. Alors que les dépenses de fonctionnement de la collectivité augmentent plus vite que ses recettes. Résultat : « 46 % des dépenses d'investissement seront financées par l'emprunt cette année. Comparé aux autres départements situés dans notre strate de population, l'encours de notre dette est de 62 % contre 43 % en moyenne. Nous restons donc l'un des départements les plus endettés de France. »
 
Conclusion ? « Le conseil général a augmenté ses taxes de 4 % en 2006 et 6 % en 2007. Les bruits de couloirs disent qu'ils augmenteront de 2 % l'an prochain, prédit Christophe Counil. Ça nous ferait une hausse moyenne de 4 points par an sur trois ans. Ce sont les Sarthois qui paieront la décentralisation et les transferts de charges. »
 
Stéphane VERNAY – Ouest France – 15 décembre 2008
 
 

Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 13:25
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Dans un contexte difficile pour les finances départementales, notre groupe n'a pas souhaité multiplier les propositions de dépenses nouvelles. 

Aussi, nous avons préféré mettre en avant un nombre limité de propositions répondant à ce que nous considérons être les priorités de l'action du Conseil général : 

Notre première priorité : la lutte contre l’exclusion sociale
L’insertion par le retour à l’emploi est un objectif souhaité en faveur des allocataires des minima sociaux. Force est de constater que malgré les efforts consentis, les résultats obtenus ne sont pas satisfaisants d’autant plus que nous devons faire face au développement des travailleurs pauvres. Aussi, nous proposons de s’engager dans l’expérimentation du Revenu de Solidarité Active.
 
Il convient de rappeler que l’objectif du RSA est de rendre financièrement incitative la reprise d’emploi des bénéficiaires du RMI en compensant les frais nouveaux liés à la reprise d’activité (garde, transport …) et / ou la perte de droits connexes.
 
Nous proposons une expérimentation qui concernerait dans un premier temps ¼ de l’effectif départemental de RMI sur un double secteur géographique comprenant une partie des Zones Urbaines Sensibles de l’agglomération et un secteur plus rural. Le coût annuel de cette expérimentation est estimé à 300 000 € … finançable à 50% par l’Etat (sous réserve qu’il est encore possible de déposer un dossier).

 
Notre deuxième priorité : la promotion du développement durable
Nous proposons une remise à plat des aides aux communes et autres collectivités avec l’instauration d’un système bonus – malus modulant les subventions en fonction de l’impact environnemental des projets soutenus.
 
Nous souhaitons que le budget des routes soit accompagné d’un plan pluriannuel de programmation des investissements et travaux de façon à mieux cerner la cohérence de l’action du Conseil général à ce sujet. A terme, nous demandons l’élaboration d’un vrai Plan Départemental des Déplacements incluant les routes, mais aussi le rail (complémentarité à trouver dans le cadre d’un travail en partenariat avec la région) et des modes de circulation douces notamment les pistes et voies cyclables.
 
 
Notre troisième priorité : le développement des TICE dans les collèges
Les collèges sarthois  sont actuellement sous-équipés en matériel informatique ce qui ne permet pas aux élèves d’appréhender correctement les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Nous proposons donc de financer sur les crédits d’investissement plan massif d’équipement informatique des établissements en fonction des projets de chaque équipe pédagogique.

Extraits de l'intervention de Christophe COUNIL au nom du groupe des élus de gauche lors du Débat d'Orientations Budgétaires 2008 du Conseil général - Session du 14 décembre 2007.
 

Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 20:09
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Le débat d’orientations budgétaires (DOB) pour l’année 2008 a été ce matin l’occasion de constater une nouvelle dégradation de la situation financière du Conseil général de la Sarthe.
 
En effet, le poids accentué de la décentralisation et des transferts de charge (27 millions d’€uros de charges supplémentaires en 2007) fragilise des finances déjà mal point.
 
La majorité UMP n’a d’ailleurs eu d’autres choix que de reconnaître la situation fort délicate des finances départementales :
 
Tout d’abord, les orientations budgétaires pour 2008 confirment la forte poussée des dépenses de fonctionnement qui ont déjà augmenté de + 28% de 2004 à 2007 (soit 80 millions d’€uros). L’augmentation prévue pour 2008 est à nouveau très forte + 5.3% hors transferts des personnels TOS et DDE alors même que les recettes de fonctionnement n’augmenteront que de 3.2%.
 
Deuxième enseignement du DOB, la capacité d’épargne du Conseil général continue à baisser du fait de la forte hausse du différentiel entre les dépenses et les recettes de fonctionnement (6,6 millions d’€uros). Or, quand une collectivité locale ne dégage pas une épargne suffisante pour le financement de ses investissements, elle est contrainte de faire appel à l’emprunt.
 
Nous touchons là, le troisième enseignement du DOB : Le recours accru à l’emprunt va continuer à croître. Ainsi en 2008, 46% des dépenses d’investissement seront financés par l’emprunt. L’encours de la date du Conseil général de la Sarthe est pourtant déjà supérieur d’un tiers à la moyenne des départements situés dans notre strate de population. Nous resterons donc l’un des départements les plus endettés de France. Or, tout le monde sait, qu’avec les emprunts il faut rembourser des intérêts dont la hausse actuelle des taux n’est pas favorable aux emprunteurs.
 
Au final, une nouvelle hausse de la fiscalité locale, la majorité UMP a expliqué qu’elle n’aurait pas d’autres choix que recourir une nouvelle fois à une hausse de la fiscalité. Après + 4% en 2006 et + 6% en 2007, les indiscrétions montrent que l’augmentation pour 2008 se situera à hauteur de + 2% soit une hausse moyenne de 4 points sur les exercices 2006 – 2007 -2008.

 

Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 19:56
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Depuis plusieurs années, notre groupe n’a cessé d’interpeller la majorité départementale UMP sur les dérives de l’Acte II de la décentralisation à la mode Raffarin. Pourtant à entendre le Président du Conseil général, nous n’étions que des oiseaux de mauvais augures … Pourquoi s’inquiéter alors même que la révision de l’article 72 de la constitution prévoyait une compensation des transferts à l’€uro près.

 
Lundi dernier, lors de la réunion annuelle du groupe de travail créé à notre demande pour suivre les modalités de la décentralisation, la majorité UMP du département a bien été obligée de reconnaître que nos craintes étaient totalement fondées.
 
La facture de la décentralisation atteint déjà des sommets impressionnants puisque la majorité UMP l’estime à plus de 28 millions d’€uros sur la période 2004 – 2007.
  
Pour l’année 2007, la facture de la décentralisation s’élèvera à 14,15 millions d’€uros auxquels il convient d’ajouter les transferts de charge que constituent la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) à hauteur de 3,86 millions et l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) à hauteur de 6.08 millions d’€uros (l’APA devait être financée par l’Etat à 50% ce n’est plus que 37% désormais).
 
Il conviendrait enfin de rajouter à cette facture, la perte de 3,6 millions de recettes dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle décidée par le gouvernement Villepin.
 
Soit une charge supplémentaire de plus de 27 millions d’€uros pour le Conseil général de la Sarthe soit 3 millions de plus que la somme annoncée par le groupe des élus de gauche au Conseil général lors du vote du budget 2007.
 
Et encore … le rapport établi par la majorité UMP montre que le coût total de la décentralisation et des transferts de charge n’est pas clos avec la montée en puissance de la PCH et de l’APA, le futur transfert de la protection juridique des majeurs, le transfert des personnels de la DDE …. N’en jetez plus !
Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 22:16
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