La Sarthe à Gauche

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Les sessions plénières du Conseil général

Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


 

ACTE I

 

Le matin, Dominique Perben (UMP) et André Vallini (PS), membres du Comité Balladur, avaient répondu à l'invitation du Président du Conseil général pour animer un débat en présence des parlementaires, des conseillers généraux et régionaux de la Sarthe. Ils ont en premier lieu présenté leurs réflexions sur le rapport Balladur, offrant ainsi des pistes pour alimenter le débat qui s'est poursuivi avec les élus présents sous la forme de questions - réponses.


Pour Dominique Perben, cette réforme doit permettre de rendre plus claire, plus simple et moins couteuse l'organisation des collectivités locales. Pour lui, le rapport est soutendu par deux idées majeures : achever  l'intercommunalité et donner naissance à un couple région - département en fusionnant les élus et en clarifiant les compétences de chacune de ces deux collectivités locales. D'après lui, le Président Sarkozy souhaite présenter un premier texte à l'automne dans le cadre d'une réforme consensuelle puis un second texte sur les aspects fiscaux un peu plus tard.


Pour André Vallini, le rapport Balladur est un rapport supplémentaire qui ne peut pas être le texte de la réforme des collectivités locales. Il considère que le rapport reste trop timoré sur l'intercommunalité et est partisan de la création de grosses communautés de communes dotées de pouvoir renforcées. Il est par ailleurs opposé à la suppression de la clause de compétence générale car cela ne correspondrait pas à la tradition démocratique de notre République qui considère que le Suffrage universel vaut compétence universelle. De même, il n'est pas favorables à la fusion des élus des départements et des régions considérant que cela risque de conduire à une "cantonalisation" des régions ; chaque conseiller territorial défendant avant tout les intérêts de son territoire au détriment d'une vision plus générale de la région. Il propose que les Conseillers départementaux soient élus au scrutin de liste le même jour que les conseillers municipaux et intercommunaux.


 

Le travail de réflexion engagé en présence de D. Perben et A. Vallini s'est poursuivi l'après-midi au cours de la session extraordinaire demandée par notre groupe. Les conseillers généraux présents ont alors longuement débattu et pris position sur chacune des 20 propositions du rapport Balladur.


La séance fut tout à la fois riche, intéressante, étonnante mais également inquiétante.


Nous aurons l'occasion d'y revenir dans les actes II & III. A suivre

Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 22:10
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La part départementale de la Taxe d'habitation évoluera en 2009 en fonction de 3 éléments distincts décidés par les élus UMP : la mise en œuvre de la nouvelle politique fiscale du Département (session de juin 2008), la revalorisation forfaitaire des bases de 2.5% (loi de finances 2009 adoptée par le Parlement) et la décision départementale d'augmenter les taux d'imposition de 7.5% en 2009 (session de février 2009).


Si on retient  l'hypothèse assez commune d'un ménage avec deux enfants, la part départementale de la Taxe d'habitation augmentera pour les trois quart des Sarthois. Mais, elle n'augmentera pas forcément de 7.5% car le tripatouillage décidé en juin rendra les choses beaucoup plus complexes. Quelques exemples parmi les hausses les plus importantes :

Saint-Mars la Brière + 61 € + 70%
Sablé sur Sarthe + 59 € + 61%
La Flèche + 57 € + 50%
Changé + 75 € + 47%
Vibraye + 34 € + 42%
Allonnes + 48 € + 35%
Coulaines + 48 € + 33%
Le Mans + 44 € + 33%
Ruaudin + 47 € + 31%
Bonnétable + 28 € + 28%
La Ferté Bernard + 32 € + 25%


Téléchargez le tableau avec les données concernant l'ensemble des communes sarthoises.


Dans le même temps, les choix de la majorité UMP conduiront à baisser les impôts pour un quart des Sarthois, ceux résidant les petites communes.  Ainsi à Montreuil le Henri la part départementale de la TH diminuera de 30%.


Il est tout de même assez paradoxal de constater que ces décisions conduiront à une augmentation très élevée de la part départementale de la TH dans les communes les plus peuplées alors que les communes moins peuplées verront leur part départementale de la TH diminuer. Or, dans leur grande majorité les aides aux communes s'adressent avant tout aux communes les moins peuplées dont les habitants vont voir leur impôt départemental baisser alors que leur cotisation compte déjà parmi les plus faibles.


A l'inverse, les habitants des communes les plus peuplées qui sont exclues de nombreuses aides vont voir leur impôt départemental augmenter alors que leur cotisation est déjà élevée.


Ainsi, un ménage manceau avec deux enfants à charge habitant un logement dont la valeur locative correspond à la moyenne communale paiera un impôt départemental de 180 € en hausse de 33% (+44€) alors qu'un même ménage résidant Les Aulneaux dans le canton de La Fresnaye-sur-Chédouet (110 habitants) paiera un impôt départemental de 55 € en baisse de 31% (-25 €).


Cela semble assez peu logique ou alors faut-il parler de logique politique ? Car au final, faire payer les habitants des villes qui votent plutôt à gauche et oublier les habitants des campagnes qui votent plutôt à droite est habile.


 

Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 12:00
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Un budget marqué par une nouvelle dégradation

de la situation financière du Conseil général


Le budget primitif du Conseil général de la Sarthe pour 2009 confirme la très forte dégradation de la situation financière de notre département.  Alors que les dépenses de fonctionnement continuent à croitre à un rythme soutenu (+ 5.1%) notamment du fait des prestations sociales (APA, PCH et RMI), la capacité d'épargne du Conseil général a atteint un niveau particulièrement bas en recul de 27% par rapport à 2004. Or, l'épargne d'une collectivité équivaut à sa capacité à financer ses investissements sans recourir à l'emprunt.


La majorité UMP ayant décidé de maintenir ses dépenses d'investissement à un niveau équivalent à 2008, le Conseil général devra donc maintenir un niveau d'emprunt important alors que la Sarthe compte déjà parmi les départements les plus endettés de France. Emprunter est une chose mais il faut ensuite rembourser et le paiement des intérêts d'emprunts s'élèvera cette année à 13 Millions d'€uros, un chiffre en hausse continue depuis plusieurs années.

 


La crise économique : un coupable un peu trop vite montré du doigt par l'UMP


La tentation a été forte chez les élus UMP de faire porter la responsabilité de la dérive financière du Conseil général à la crise économique. Certes, le Département devra faire face à des pertes de recettes et des dépenses supplémentaires liées à la dégradation de la situation économique et sociale, mais les chiffres annoncés sont peu significatifs.


En réalité, les responsabilités sont ailleurs et plus anciennes. En soutenant, les choix des gouvernements successifs depuis 2002, les élus UMP ont accepté des transferts de charges massifs qui ont conduit à creuser un déficit de 38 millions d'€uros dans le budget 2009.  Cette somme correspond aux charges liées à l'acte II de la décentralisation (15M€), à la non compensation des charges liées à l'APA (8M€) et au Handicap (7M€) ainsi qu'à une diminution des compensations de pertes de recettes de la Taxe professionnelle (7,6 M€).


Par ailleurs le silence avec lequel, les élus UMP ont accueilli la non augmentation des dotations de l'Etat en 2009 a été particulièrement sidérant.

 


Hausse des impôts et réduction du soutien aux communes


Face à cette situation dramatique des finances départementales, la majorité UMP a, une nouvelle fois, décidé de recourir à l'impôt en augmentant la taxe d'habitation, les taxes foncières et la taxe professionnelle de 7.5%. Sans l'apport du produit de la hausse des taux et de la modification de sa politique d'abattement, le Conseil général serait très clairement dans une situation de quasi-faillite.


Les élus UMP ont également décidé de réduire le soutien traditionnellement accordé aux communes et communautés de communes sarthoises en supprimant vingt-neuf aides différentes. Les principales victimes sont l'ensemble des aides destinées à l'enseignement primaire, une partie des aides à la voirie communale ainsi que des aides destinées au développement de la lecture en zone rurale. Par ailleurs, le montant des subventions accordées par le Conseil général a souvent été revu à la baisse ainsi le montant de subvention auquel peut prétendre une commune pour l'aménagement d'une salle polyvalente est passé de 40% à 20% du montant du coût des travaux.

 

Téléchargez le tableau présentant les modifications

 

 

Si le budget 2009 du Conseil général contribue à soutenir l'investissement -et c'est l'un de ses rares mérites - la majorité UMP demande une nouvelle fois aux ménages et aux communes sarthoises de payer les déficits creusés par l'Etat UMP dans le budget du Département.  Les élus de gauche ne pouvant pas l'accepter, ont en conséquence, voté CONTRE le budget 2009.

Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 14:05
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Lors de la session du vendredi 6 février 2009, à l'initiative de la majorité UMP et des élus de gauche, les Conseillers généraux sarthois ont adopté à l'unanimité une motion concernant l'évolution des collectivités locales.


A l'heure, où Edouard Balladur rend son rapport au Président de la République, de nombreuses propositions ne semblent pas aller dans le sens souhaité par les Conseillers généraux de la Sarthe.


C'est pourquoi, le groupe des élus de gauche conformément au code des collectivités territoriales et au règlement intérieur du Conseil général a décidé de demander une session extraordinaire pour débattre des orientations proposées d'après les conclusions du rapport Balladur.

Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 20:01
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Lors de la session du 12 décembre dernier, à l'initiative du groupe des élus de gauche, l'Assemblée départementale à adopté un voeu en faveur du mantien du centre Météo France Le Mans Arnage. Les 17 élus de gauche ont voté en faveur du voeu, 10 élus UMP ont voté contre :

Le PDG de Météo-France a présenté ses propositions de plan stratégique décrivant l’évolution de l’établissement pour les dix ans à venir. Il a annoncé aux personnels la fermeture probable des centres départementaux et une réduction des effectifs de 15 à 28 %.

 

Ces centres réalisent l’observation, la prévision et la climatologie au niveau du département. Leur mission première est de participer à la sécurité des personnes et des biens.

 

Dans ce cadre, ils interviennent auprès des préfectures en cas de risque météorologique majeur ainsi que dans la réalisation des PPI. Ils collaborent également étroitement avec les services de gestion des routes, les services de protection des crues et, bien entendu, les services de la sécurité aérienne.

 

La fermeture de ces centres et la réduction massive de personnel, sans concertation, seraient catastrophiques pour la réalisation de toutes ces missions.

 

Les arguments d’économie budgétaire paraissent irrecevables, Météo-France étant le Service Météorologique National qui, proportionnellement à son budget, perçoit la plus faible dotation de l’Etat, en comparaison des services analogues occidentaux (européens et nord-américains).

 

Dans le même temps, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), agence de l’ONU, démontre que «chaque euro consacré à la préparation aux aléas météorologiques, climatiques et hydrologiques permet d’en économiser sept qu’il faudrait autrement dépenser pour remédier aux pertes économiques consécutives à une catastrophe.

 

Devant cette situation, nous restons vigilants quant aux propositions du plan stratégique présenté par le Président Directeur Général de Météo-France et affirmons notre soutien au maintien d’un service météorologique départemental.


Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 22:00
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Lors de la session du 12 décembre dernier, à l'initiative du groupe des élus de gauche, l'Assemblée départementale à adopté un voeu en faveur du mantien d'une activité de maintenance ferroviaire sur Le Mans. Elus de la minorité et de la majorité se sont accordés sur le texte suivant :

Au-delà des activités commerciales et logistiques de la SNCF, Le Mans accueille un atelier de maintenance de pièces  (240 personnes), le site du centre d'ingéniérie du Matériel (260 personnes), créé en 2000, et le Technicampus, centre de formation technique doté d'équipements de haute technologie et inauguré en avril 2008, qui devrait générer à terme une centaine d'emplois.

 

L'atelier de maintenance du Mans assure aujourd'hui des missions de réparation de pièces (moteurs diesel, amortisseurs, composants électriques) sur les matériels roulants. Le renouvellement du parc de matériel roulant,  son rajeunissement et sa rationalisation conduisent à une réduction du volume d'entretien en révision, rénovation et pièces détachées par rapport à l'existant.

 

Dans le cadre du plan stratégique d'industrialisation des opérations de maintenance, compte tenu des caractéristiques locales et en particulier de la baisse structurelle de la charge de matériel à maintenir, la SNCF envisage d'opérer un transfert progressif des opérations, notamment vers le sites de Nantes. Ce transfert, qui serait engagé à partir de 2009, pourrait être complètement réalisé à horizon 2012-2013.

 

Le Département déplore cette décision qui conforte Nantes et la Loire-Atlantique au détriment du Mans et de la Sarthe. Il rappelle les bouleversements que la construction de la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire entraîne sur son territoire

 

Bien que la SNCF s'engage à conduire cette démarche sans aucun licenciement en reclassant la centaine d'agents qui seraient concernés, du fait de la démographie et des départs naturels, sur les près de 240 emplois présents aujourd'hui, le Conseil général s'oppose à cette décision et souhaite le développement d'une activité de maintenance ferroviaire au Mans.

 

Aussi, Il demande à la Région, autorité compétente pour les TER, et à la SNCF, la création d'un atelier de maintenance des trains Express Régionaux, dans le cadre des évolutions attendues dans les dessertes de l'étoile du Mans, voire des AGV (automotrices à grande vitesse).

 

L'étoile ferroviaire à cinq branches du Mans permet de desservir tout l'ouest de la France, et les infrastructures permettent une circulation de tous types de matériels, de toutes provenances, dans la boucle ferroviaire mancelle, sans ralentissement du trafic voyageurs.

 

Avec les représentants du personnel, les élus locaux , il se propose d'engager des actions en ce sens auprès de la Direction Régionale de la SNCF, du Président de la Région des Pays de la Loire, mais aussi au niveau national, afin de garantir durablement l'activité de maintenance de matériel ferroviaire au Mans, en Sarthe.


Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 21:55
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Lors de la session du 12 décembre dernier, à l'initiative du groupe des élus de gauche, l'Assemblée départementale à adopté un voeu en faveur de la défense du service public de l'audiovisuel et plus particulièrement concernant la rediffisuion du journal d'informations de France 3 Maine :

La réforme de l'audiovisuel en débat au parlement conduira à des évolutions sur la production et la diffusion des journaux d'information du réseau des stations locales de France3.

 

Ainsi la première diffusion serait avancée mais verrait sa durée allongée, et la seconde diffusion, sous forme de rediffusion d'extraits du premier journal à 19 h 55 serait supprimée.

 

Nous souhaitons le maintien du service public d'information de proximité.

 

Considérant qu'il ne nous appartient pas de déterminer la grille horaire des programmes, nous demandons toutefois :

 

  • que soit maintenue la diffusion du journal local de France 3 Maine avec une durée d'informations locales équivalente à la durée antérieure,

 

  • que soit renforcée la présence des journalistes de la rédaction de France3 Ouest dans le département de la Sarthe afin de favoriser la production et la diffusion d'informations locales au plan régional et national,

 

  • que le journal de France3 Maine consacre un temps à l'actualité locale de la Sarthe proportionnel à la place de notre département au sein de la région.

 

  • qu'une rediffusion du journal de France 3Maine soit maintenue à une heure de grande écoute.

Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 21:43
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Monsieur le Président, chers collègues,


La cession de l'EPHAD Monthéard à un groupe privé à but lucratif inquiète beaucoup nos concitoyens consultés à ce sujet lors de la réunion du Conseil cantonal Le Mans Nord Ouest.


Lors de cette réunion, début décembre, ils ont exprimé des interrogations sur les critères fixés pour l'attribution.


1 - Le fort écart du prix proposé par Noble Âge face aux autres établissements, laisse à penser que le prix est le critère majeur retenu.


2 - Quelles garanties tarifaires peut-on avoir après 3 ans pour lesquels le groupe s'est engagé ?


3 - Nos concitoyens remarquent que se sont installés dans l'agglomération mancelle, des établissements privés dont les prix de journée sont très élevés, qui accueillent des résidents d'autres régions ou de la région parisienne.


Ils se demandent si cela ne va pas introduire une discrimination sociale. Ils remarquent également que les personnes accueillies sont de plus en plus âgées et ainsi la charge retombe sur les enfants qui sont eux-mêmes des personnes âgées aux revenus parfois faibles.


Il semble que l'orientation actuelle, pas seulement dans ce cas de la cession de Monthéard, est de laisser la place au secteur privé dans les secteurs les plus rentables. Aujourd'hui le groupe Noble Âge acquiert, pour un prix modique, un établissement pour lequel il n'aura même pas à se poser la question du remplissage.


Dans la période difficile que nous traversons, cette cession ne paraît pas être du côté de la solidarité qui comme le rappelait ce matin le Président est la « mission première de notre collectivité avec les personnes les plus fragiles ».


Christiane N'KALOULOU Conseillère générale du canton Le Mans Nord Ouest

Session du Conseil général du 12 décembre 2008

Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 21:41
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Pour finir l'année, je souhaite vous proposer un petit jeu. Imaginez : Vous êtes le Président d'un Conseil général en proie à des difficultés financières très importantes. Pour y faire face vous proposez aux élus membres de votre assemblée de réduire voire supprimer les aides traditionnellement versées aux communes de votre département. Cette mesure ne suffisant pas à rétablir votre situation financière, vous proposez également des augmentations ciblées d'impôts touchant principalement les habitants des communes administrées par vos adversaires politiques.


Comment procédez-vous alors pour que ces mesures suscitent le moins de débat possible ? ... Vous séchez ... Alors quelques indices :


1° - Vous omettez de diffuser les rapports aux journalistes qui viennent assister aux débats afin d'éviter qu'ils fouillent dans les documents.


2° - Vous demandez aux membres de votre majorité de lire dans le détail  les orientations que vous aurez fait rédiger par votre administration. Tant pis, s'ils ne comprennent pas toujours ce qu'ils lisent ... cela permet de meubler le temps durant au minimum une heure.


3° - Vous commencez votre session à 11 heures et vous invitez le Préfet de votre département à déjeuner à 13 heures tapantes.


Au final, il ne restera qu'une poignée de minutes à vos opposants pour critiquer et dénoncer vos orientations.



Une dernière question : Qui pourrait être capable d'un comportement aussi anti-démocratique et aussi peu respectueux des élus ? Ne cherchez pas bien loin puisque c'est l'attitude surprenante adoptée par Roland du Luart, Président du Conseil général de la Sarthe lors de la session du 12 décembre dernier.


Vous n'y croyez toujours pas ... demandez donc l'avis aux journalistes présents qui n'ont pas hésité à s'interroger dans leurs colonnes : « Y avait-il tant de choses à cacher ? » ; « Ne faudrait-il pas s'étonner qu'une séance déterminante pour la collectivité se prive d'un échange démocratique ? » (cf. articles reproduit sur le blog)


Pour autant soyez rassurer. Notre détermination à défendre les intérêts des Sarthoises et Sarthois reste intacte.


Christophe COUNIL


Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 13:28
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Ouest-France, 12 décembre 2008
Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 13:23
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