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Groupe élus de gauche

 

Avec 18 conseillers généraux, le groupe des élus de Gauche et Républicains du Conseil général représente désormais 322 804 Sarthoises et Sarthois soit plus de 58% de la population de notre département. Cette situation paradoxale d'une gauche majoritaire du point de vue démographique mais minoritaire en siège est le fruit d'un mode de scrutin archaïque qui place à égalité des cantons de plus de 30 000 habitants et des cantons de moins de 4 000 habitants. 

 

Renforcés à l'issue du dernier scrutin cantonal, les élus de Gauche apparaissent clairement comme une force de propositions aux yeux d'une majorité de Sarthois. Il nous appartient de poursuivre notre travail de proximité et de propositions pour construire dès 2014, l'alternance dont notre département à besoin.

 

A travers ce blog nous vous proposons de découvrir nos élus, nos propositions et nos actions au service de la Sarthe et des Sarthois.


Bonne visite.

 

Christophe COUNIL - Président du groupe

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Dico-cg-72.jpg En ce début d’année scolaire, les Conseillers généraux ont participé à la distribution des dictionnaires aux élèves de 6ème. Cette initiative du Conseil général est particulièrement séduisante car dans les faits on s’aperçoit que cet outil fondamental pour la maîtrise de notre langue est absent dans un grand nombre de familles. La distribution du dictionnaire revêt donc souvent un caractère solennel pour les 6ème qui reçoivent cet ouvrage avec un plaisir non dissimulé d’autant plus que cet évènement marque un moment fort de leur scolarité : le passage dans l’enseignement secondaire.

 

Par contre, le groupe ne souhaite pas s’associer à la distribution des chéquiers pour les élèves de 3ème. Si l’idée  générale (favoriser l’accès au sport et à la culture grâce à 12 chèques de 6 €) est louable ; dans la pratique, les choses  semblent plus discutables. 

 

Tout d’abord, le nombre de partenaires au sein de chaque territoire est extrêmement limité : pour exemple seulement 5 à 6 associations pour le canton Le Mans Sud-est qui compte pourtant parmi les plus importants du département. Nous craignons que ce chéquier ne soit que désillusions pour les élèves de 3ème qui s’apercevront vite qu’ils ne peuvent pas l’utiliser en totalité. Mais après tout, les chèques non utilisés ne sont-ils pas des économies pour le Conseil général ?

 

Par ailleurs, pour sa réalisation le Conseil général s’est offert les services d’une société indépendante  dont nous ne connaissons pas encore le montant de la prestation mais qui risque de peser assez lourd dans le budget de l’opération… et encore, cela est sans évoquer le budget communication de l’opération dans la presse et à la radio.

 

C’est vraiment dommage car l’idée de départ est excellente. D’ailleurs, les lycéens de la Région des Pays de la Loire en bénéficient depuis de nombreuses années à l’initiative de l’ancienne majorité de droite.  De notre côté, nous l’avions envisagé dans notre projet départemental mais nous voulions un système plus simple offrant en plus des réductions sur les places de spectacles et l’entrée aux activités ludiques qui restent inaccessibles pour beaucoup de jeunes …

 

La meilleure solution aurait probablement été de s’associer à la Région des Pays de la Loire en étendant le pass «  sport - culture - loisirs » aux collégiens. Cela aurait permis de limiter les coûts sans avoir besoin de réinventer quelque chose qui fonctionne déjà très bien, nous en avions parlé à Jacques AUXIETTE qui était d’accord sur le principe. Il est probable que le sectarisme des élus UMP départementaux les a probablement conduit à rejeter cette idée : vous n’imaginez quand même pas le Conseil général de la Sarthe s’associer au Conseil régional plus souvent considéré comme un adversaire que comme un partenaire.

Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 09:15
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L’examen du Compte administratif 2010 du Conseil général de la Sarthe traduit à nouveau une dégradation des finances du Département avec un très net recul des investissements (-17%) alors que les dépenses de fonctionnement poursuivent leur inexorable progression (+7%) pour atteindre le niveau record de 78% du budget départemental. Dans ce contexte, les dotations de l’État sont en recul de 6% alors que notre capacité d’épargne perd 7 points (taux d’épargne brut). Quand une collectivité est contrainte à réduire ses investissements pour faire face à ses dépenses de fonctionnement, c’est clairement le signe que la situation devient préoccupante.


Pour autant doit-on condamner la gestion des élus UMP quand on sait que cette dérive financière est principalement liée au poids croissant des dépenses sociales que l’État ne peut plus assurer ? Ainsi en 2010, les dépenses de l’Allocation Personnalisée s’élèvent à 44,7 Millions d’€uros (M€) avec un taux de couverture des dépenses par l’État de seulement 35,8% quand la loi prévoyait une couverture à 50%. Il en est de même pour les autres allocations : 14,3 M€ pour le Handicap et 48,5 M€ pour le RSA.


Oui, les élus UMP de la Sarthe sont responsables de cette situation car ils ont voté et soutenu les décisions gouvernementales qui grèvent aujourd’hui le budget du Conseil général. Ils sont responsables car ils ont refusé de s’associer au dépôt devant le Conseil constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité visant à obtenir la juste compensation des dépenses sociales transférées par le gouvernement aux Conseils généraux. Ils sont responsables car ils ont contribué par leurs choix politiques à dégrader les finances départementales et à faire de la Sarthe l’un des Départements les plus endettés de France.

 

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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 16:42
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Les Conseillers généraux de Gauche ont pris connaissance dans les médias locaux des déclarations du Président du Conseil général annonçant que sa majorité réfléchissait au regroupement de certains collèges publics de notre Département.

 

Nous tenons à faire part de notre profond étonnement suite à cette annonce. Tout d’abord, il convient de souligner que cette question n’a jamais été abordée en Commission Éducation et nous ne pouvons que regretter d’être mis devant le fait accompli.

 

Ensuite, nous attendons du Président du Conseil général qu’il précise sa pensée sur le terme de « regroupement » qui conduira forcément à la fermeture d’établissements. Cette annonce fait écho aux évènements de 2009 quand l’actuelle majorité avait proposé la fermeture des Collèges du Ronceray et de Bessé-sur-Braye avant de reculer devant l’ampleur des manifestations. Aussi, nous tenons à rappeler l’engagement du Président du Luart et de son Vice-Président Geveaux à geler cette question jusqu’en 2014 ; de même, cette proposition ne figure à aucun moment dans le projet défendu par les candidats de la Majorité départementale lors des dernières élections cantonales.

 

Alors même que la rentrée scolaire 2011 provoque de nombreuses inquiétudes liées aux fermetures de classes et aux postes d’enseignant non pourvus du fait des suppressions de postes décidées par le Gouvernement et soutenus localement par les élus UMP, nous ne pouvons que dénoncer cette annonce qui vient renforcer l’inquiétude des Communautés scolaires dans le nombreux établissements de notre Département. Par son action, le Conseil général doit avant tout participer à la création d’un climat propice aux études des jeunes sarthois et non alimenter les tensions et inquiétudes des Communautés scolaires.

 

Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 16:56
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Le groupe des élus de Gauche regrette profondément le choix du gouvernement de reporter une nouvelle fois la réforme de la dépendance.

 

Le 8 février 2011, le Président de la République avait lancé solennellement un débat national sur la perte d’autonomie en justifiant l’urgence de cette décision par un fait incontestable : " la démographie, elle, n'attendra pas". Sept mois plus tard, le Premier ministre vient de sacrifier cette réforme sur l’autel de la crise. Cette décision est une très mauvaise nouvelle pour les familles et les départements de France.

 

Nos concitoyens ne peuvent, en effet, plus attendre. Avec un reste à charge qui ne cesse de progresser, une qualité d’encadrement dans les établissements mise à mal, faute de moyens, et des services d’aides à domicile toujours aussi fragiles financièrement, les familles sont désemparées et ne savent plus à qui s’adresser pour la prise en charge de leurs aînés.

 

Piliers de ce système, les Conseils généraux sont eux-mêmes désemparés face à cette situation. Ils ne disposent plus aujourd’hui des moyens suffisants pour faire face au désengagement continu de l’Etat dans le financement des allocations individuelles de solidarité dont l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) fait partie. Si la tendance se poursuit, ils ne seront bientôt plus à même de remplir leur mission de solidarité à l’égard des Français. Or, l’urgence est à la sauvegarde de notre modèle de solidarité nationale.

 

Pourtant, de longs mois de concertation ont montré qu’il existait des propositions. Il ne s’agit pas uniquement d’une question financière car les moyens financiers nécessaires pour une réforme juste et responsable de la dépendance sont loin d'être hors de portée. A l'horizon 2025, les projections réalisées indiquent que quatre milliards d'euros seraient nécessaires pour assurer le financement d’une réforme indispensable, soit deux fois le montant concédé par le gouvernement cet été, aux contribuables les plus riches, par la baisse d'imposition au titre de l'ISF.

 

Assurer la pérennité du système de prise en charge qui bénéficiera aux 12 millions de personnes susceptibles de se trouver en situation de perte d’autonomie est avant tout une question de priorité politique et pas uniquement de financement.

 

Nous demandons donc au gouvernement de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent afin de répondre à la crise majeure qui s’annonce pour les familles de France.

Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 17:53
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Le groupe des élus de gauche et républicains du Conseil général de la Sarthe se félicite de la censure prononcée hier par le Conseil constitutionnel sur le projet de loi fixant le nombre de conseillers territoriaux par département et par région.

 

Cette décision pointe clairement du doigt le choix politique effectué par le Gouvernement afin de permettre l’adoption rapide de ce texte fortement contesté. En effet, ce dernier a feint d’oublier que tout projet de loi concernant les collectivités territoriales doit être examiné en première lecture par le Sénat comme le prévoit l’article 39 de la Constitution.

 

Nous constatons ainsi que depuis son annonce par le Président de la République, la réforme des collectivités territoriales s’est faite contre les élus et non avec eux. A la vieille du renouvellement de la moitié des sénateurs, le peu d’estime du Gouvernement à l’endroit de la Haute Assemblée est extrêmement regrettable.

 

Nous rappelons enfin notre opposition au conseiller territorial dont la création ne vise à terme qu’à encourager la fusion des conseils généraux et des conseils régionaux.

Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 18:01
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Le Conseil constitutionnel a examiné mardi 14 juin les recours déposés au titre de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par un certain nombre de conseils généraux. Trois QPC relatives au financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), du revenu de solidarité active (RSA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH), en tant que l'insuffisance de ce financement porterait atteinte au principe de libre administration des collectivités ainsi qu'au principe de compensation des transferts de compétences posé par l'article 72-2 de la Constitution.

 

Rappelons que le Conseil d'Etat avait accepté, le 20 avril, de renvoyer au Conseil constitutionnel trois des sept questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) soulevées par les départements. Ce 14 juin, le Conseil constitutionnel a entendu les avocats des départements. Le dernier d'entre eux concluant à l'adresse des membres du Conseil : "Vous pouvez, par la déclaration d'inconstitutionnalité et par l'abrogation de la loi qui en résulte, saisir le législateur, le contraindre à tirer les conséquences de votre décision et donc à réexaminer la loi. C'est ce qu'aujourd'hui les départements vous demandent de faire." Ce fut ensuite au tour du directeur du secrétariat général du gouvernement, qui représentait le Premier ministre, d'être entendu.

 

Les QPC ont été mises en délibéré et les décisions seront rendues publiques le 30 juin. Elles seront accessibles sur le site internet de l'institution le 30 juin en fin de journée, a précisé Jean-Louis Debré.

 

A suivre ...

Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 21:40
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Déclaration de la Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale à la quelle notre groupe souscrit en totalité.

 

Depuis plusieurs semaines, l’UMP dénonce l’assistanat et s’en prend aux allocataires du RSA. Aujourd’hui, certains envisagent de rendre le travail obligatoire et de sanctionner ceux qui ne s’y plieraient pas. Faut-il rappeler que l’Organisation internationale du travail (OIT) considère que la « participation obligatoire à des travaux publics » s’apparente à du travail forcé : « Une relation de travail devrait être librement consentie et exempte de menaces. »

 

En s’en prenant aux allocataires du RSA, l’UMP oublie de parler de tous les dysfonctionnements, les retards de paiement, les calculs erronés de cette allocation difficile à évaluer, toutes les incertitudes qui pèsent sur les personnes, car elles ne savent jamais combien elles vont toucher, lorsqu’elles travaillent un mois 20 heures, l’autre 60, et le troisième pas du tout. Et pourtant, elles sont plus de 600.000 à travailler et à toucher le RSA activité… A croire qu’elles partagent elles aussi l’ambition que le travail est une valeur positive !

 

Pourquoi ne pas proposer un véritable travail ? La vérité est que peu d’offres sont proposées et que très peu d'allocataires les refusent (ils seraient radiés s'ils en refusaient plus de deux).

 

Nous comptons 1,1 million de personnes touchant le RSA sans emploi. Nous comptions aussi 1,1 million de personnes au RMI en 1999 (sources CNAF). En douze ans, le chiffre est resté le même ! Pourtant, entre temps, la crise économique est passée par là et le chômage a grimpé en flèche.

 

Les allocataires du RSA sont des personnes en difficulté : des mères seules avec de jeunes enfants, des personnes ayant des problèmes de santé, des chômeurs, notamment en zones de désertification industrielle qui ont épuisé leur droit à indemnisation, etc. Ils sont allocataires du RSA parce qu'ils ne parviennent plus à accéder à l'emploi, et non parce qu'ils ne le veulent pas. Seules 600 000 personnes touchent aujourd’hui le RSA tout en exerçant une activité alors que le dispositif en prévoyait initialement trois fois plus.

 

Cette sous-utilisation montre, d’une part, qu’il n’y a pas suffisamment d’emplois aujourd’hui pour permettre au RSA de répondre à son objectif de départ : garantir un retour à l’emploi suffisamment rémunérateur pour sortir les personnes de la pauvreté. Elle montre aussi que beaucoup de personnes qui y auraient droit ne demandent pas le RSA, de peur justement d’être stigmatisées.

 

L'accompagnement qui devait être assuré par Pôle emploi, organisme totalement débordé, est totalement insuffisant pour permettre aux personnes de retrouver un emploi après avoir réglé les multiples problèmes qui font obstacle à cette reprise : problèmes de santé, de logement, de mobilité, de formation, de garde d’enfants… Or, l’expérience des associations d’insertion montre qu’une personne sur deux retrouve un emploi ou une formation lorsqu’elle est sérieusement accompagnée. C’est donc sur cet accompagnement que doit porter l’effort.

 

Il y a bien sûr des améliorations à apporter au RSA. Mais, l’accompagnement des personnes vulnérables est un enjeu essentiel pour l’avenir de notre pays qui mérite autre chose que des positions idéologiques fondées sur des données fausses.

 

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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 21:33
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Le Mans, le 8 juin 2011

 

Monsieur le Président,

 

L’ensemble des Conseillers généraux a été sollicité par les parents des enfants accueillis dans la classe Trottinette de l’école Henri Wallon aux Sablons, que l’Éducation nationale a pris la décision de fermer à la prochaine rentrée scolaire.

 

Cette classe créée en 2001 est un dispositif innovant unique en Sarthe qui émane de l’Hôpital pour permettre aux enfants de 3 à 6 ans présentant un handicap, d’être suivis par un enseignant spécifiquement formé et ainsi leur donner de meilleures chances de réussir leur intégration en milieu scolaire ordinaire le moment venu.

 

Depuis sa création cette classe accueille chaque année une vingtaine d’enfants et répond donc à un véritable besoin. Au lieu de valoriser cette expérience positive de prise en compte de chacun dès son plus jeune âge et avec ses difficultés, l’Éducation nationale choisit d’appliquer la logique de rentabilité financière ce qui meurtrit une seconde fois les parents et condamne les enfants à l’exclusion à court terme.

 

Notre groupe est opposé à cette fermeture. Aussi, conformément à l’un des slogans du Conseil général « Ensemble faisons évoluer notre vision du handicap », nous souhaitons que le Conseil général fasse part à M. l’Inspecteur d’Académie de l’opposition de notre collectivité à cette décision.

 

En cette période d’animation « Handi-moi oui », il nous paraît incontournable de ne pas se limiter au vernissage d’une exposition magnifique dans la galerie de la Préfecture mais de répondre concrètement à l’inquiétude des parents en soutenant leur lutte pour le maintien de la classe Trottinette.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos salutations les meilleures.

 

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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 13:51
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Le groupe des élus de Gauche du Conseil général de la Sarthe est satisfait de la décision du Conseil d’Etat de transmettre au Conseil constitutionnel plusieurs questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) soulevées par des conseils généraux sur le financement des allocations individuelles de solidarité (APA, PCH, RSA).

 

Le choix effectué par la plus haute juridiction administrative de notre pays confirme le sérieux et la validité des arguments développés par une majorité de départements sur ce dossier depuis plusieurs mois. En effet, en diminuant sans cesse sa part dans le financement de ces trois allocations de solidarité, le gouvernement étrangle financièrement les conseils généraux, comme l’ont souligné à maintes reprises de nombreux rapports du Parlement, de l’ADF et des agences…

 

C’est la raison pour laquelle une cinquantaine de départements ont fait le choix de demander aux membres du Conseil constitutionnel de se prononcer sur la remise en cause du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales et en particulier des départements. Nous ne pouvons que regretter que la Sarthe ait refusé de s’associer à cette démarche qui réunit des Départements de différents horizons politiques.

 

Nous attendons que le Conseil constitutionnel, qui a désormais trois mois pour se prononcer sur ces QPC, prenne les décisions justes et redonne aux départements les moyens d’exercer librement leurs politiques en faveur de nos concitoyens, au nom du principe de solidarité auquel ils sont attachés.

Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 11:03
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mauvaise-note.jpg Hier, le groupe d’analyse Standard and Poor’s a publié une étude intitulée « 2010, une dernière « bouffée d’oxygène » pour les finances départementales avant « l’asphyxie budgétaire » ? »

 

Dans ce document, l’agence internationale de notation estime que « face à la pression des dépenses sociales » qui pèse sur les conseils généraux, le Gouvernement n’a pour le moment apporté que de « simples pansements budgétaires ». Elle souligne ainsi clairement que le fonds d’urgence et le fonds de péréquation des DMTO n’empêcheront pas « une détérioration des performances financières voire une impasse budgétaire pour certains départements ».

 

Cette note, qui actualise celle réalisée l’an passé à la même époque par l’agence de notation, confirme donc une nouvelle fois la gravité de la situation financière des départements. Alors que le Gouvernement ne cesse de présenter la hausse des droits de mutations pour 2010 comme solution à ces difficultés, elle rappelle à juste titre que « une telle hausse des DMTO n’est probablement pas appelée à se répéter dans les prochaines années ».

 

Comme nous le disons depuis des mois, seules des mesures structurelles règleront « l’asphyxie » budgétaire que subissent les départements.

 

A l’instar de l’Association des Départements de France nous demandons expressément au Gouvernement d’ouvrir sans délais des négociations pour trouver des solutions pérennes et durables aux enjeux financiers des conseils généraux.

Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 16:45
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