La Sarthe à Gauche

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Les sessions plénières du Conseil général

Les jours passent et je me rends compte que j'ai complètement omis de vous faire un petit compte-rendu de la dernière session du Conseil général qui s'est tenue le 28 juin 2010. Le moins que l'on puisse dire est la réunion a été plus tendue qu'à l'accoutumée. Morceaux choisis :

 

Budget supplémentaire 2010

Notre groupe s'est abstenu sur ce budget dans lequel les opérations réellement nouvelles étaient quasi-inexistantes (moins de 2% du budget annuel) par rapport aux années passées, signe que le Conseil général n'a plus de marges de manœuvres financières. Le budget supplémentaire est notamment marqué par une forte hausse des sommes consacrées au RSA du fait de la très forte dégradation de la situation de l'emploi dans notre département.

 

Syndicat Mixte Notre Dame des Landes

Notre groupe a contesté le versement d'un crédit de 6 738 € destiné au Syndicat Mixte d'études de l'aéroport de Notre Dame des Landes près de Nantes considérant que ce dossier ne concerne pas la Sarthe … Nous notre aéroport de proximité c'est Roissy - Charles de Gaulle grâce à la liaison TGV via la ligne à destination de Lille - Europe.

 

Étude très haut Débit

Nous avons également contesté l'inscription d'un crédit de 200 000 € pour mener une étude visant au développement du très haut débit. Le département a déjà beaucoup investi sur ce sujet à travers la mise en place d'un important réseau de fibres optiques … pourtant de nombreuses situations de particuliers ou d'entreprises ne sont toujours pas réglées. Avant de se lancer dans une sorte de fuite en avant faisons déjà en sorte que ce qui existe fonctionne mieux que cela.

 

Budget social supplémentaire

Notre groupe s'est abstenu sur ce budget considérant assez étrange la baisse d'un million d'euros des crédits destinés à l'Allocation personnalisée à l'Autonomie. Les élus UMP une stagnation du nombre de bénéficiaires alors que la réalité est tout autre. En effet, les nouvelles dispositions adoptées par la majorité départementale découragent de nombreuses personnes à demander la prestation. Probablement, une nouvelle façon de faire des économies !

 

Informatique dans les collèges

Les rapports consacrés à l'éducation ont donné lieu à une passe d'armes assez virulente entre Christophe COUNIL et Jean-Marie GEVEAUX au sujet de l'informatisation des collèges. En effet, alors que notre groupe ne cesse de réclamer un coup d'accélération au déploiement du matériel informatique dans les collèges (ordinateurs, vidéoprojecteurs, tableaux blancs interactifs …), la majorité UMP se contente d'attribuer 15 ordinateurs par collège qu'il compte 100 ou 600 élèves. L'éducation n'est décidemment pas une priorité des élus UMP du département.

 

Tarification de la restauration scolaire

Enfin un point important, la majorité UMP vient enfin de lancer à notre demande une étude pour mettre en œuvre une tarification sociale dans les collèges du département. Voilà deux ans que nous la réclamons !!! A suivre avec beaucoup d'attention.

 

Transports scolaires

Suite à de nombreuses réclamations, notre groupe est intervenu pour que les parents souhaitant se procurer la carte de transports scolaires de leurs enfants puissent à nouveau payer par chèque. Nous avons été entendus.

 

Prospective Sarthe 2030

A seulement quelques mois des élections cantonales, la majorité UMP entendait lancer une étude d'un coût de 100 000 € destinée à dessiner à bâtir d'un projet de territoire à échéance de 20 ans. Nous avons dénoncé cette décision qui s'apparente très clairement à une nouvelle campagne de communication … en menaçant de demander à ce que cette dépense soit intégrée aux comptes financiers des candidats UMP lors des prochaines cantonales. L'argument a fait mouche, la majorité a retiré son rapport. Du jamais vu !

 

Déni de démocratie

Notre groupe avait déposé trois vœux destinés à être examinés en fin de session. Ils étaient destinés à "contraindre l'État à payer ses dettes", à "garantir la parité dans le cadre de la réforme territoriale" et à "demander le retrait du projet de réforme territoriale". Le Président, grand démocrate, a refusé de les soumettre à débat prétextant qu'ils n'avaient pas été déposés dans les temps alors que conformément au règlement intérieur de l'Assemblée nous les avions déposés le vendredi soit deux jours avant la session. Devant, ce déni de démocratie les élus de gauche ont boycotté la Commission permanente qui suivait. Le Président du Luart nous avait habitués à une attitude plus respectueuse de la démocratie … mais peut-être avait-il peur que ses troupes votent nos vœux ?

 

Article-ML-session-du-28-juin.jpgMaine Libre, samedi 29 juin 2010

Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 23:14
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Hausse-des-imp-ts.jpgLors de la dernière session du Conseil général de la Sarthe, la majorité UMP a décidé une augmentation de 4.5% de la taxe sur le foncier bâti (TFB) pour l'année 2010 présentant cette décision comme modérée et raisonnable.

 

Cette hausse de 4.5% des impôts locaux n'est pas modérée car elle intervient après des années de forte augmentation des taux d'imposition. Depuis 2001, le taux d'imposition de la TFB a augmenté de 36% soit une moyenne de 4% par an … nous serons donc en 2010 au dessus de la moyenne de ces dix dernières années. Cette hausse n'est pas modérée car elle est nettement supérieure à la hausse moyenne de 2.5% décidée par l'ensemble des Conseils généraux de France.

 

Cette nouvelle hausse n'est pas raisonnable car elle s'inscrit dans une tradition désormais bien ancrée de matraquage fiscal des contribuables sarthois qui a conduit à une augmentation moyenne de 23% de la part départementale de la Taxe d'habitation avec des pointes à +76% à Sablé, +65% à La Flèche et +48% au Mans.

 

Hausse des impôts


Autant de raisons qui ont conduit le groupe des élus de gauche a voté contre cette nouvelle augmentation des impôts locaux. Pourtant, dans d'autres collectivités (villes et communautés de communes), nous avons parfois voté des hausses d'impôts. Cela mérite probablement une petite explication.

 

Élus de gauche, nous ne sommes pas opposés à l'augmentation régulière des taux d'imposition dans la mesure où l'impôt reste le meilleur moyen de redistribution entre citoyens … mais encore faudrait-il que la hausse proposée par les élus UMP permette réellement de soutenir des projets nouveaux. Ce n'est pas le cas en Sarthe puisque les hausses d'impôts successives depuis quelques années, n'ont qu'un seul objectif : combler le déficit creusé par l'État dans les finances départementales.

 

En effet, en 2009 les charges supplémentaires imposées par l'État au Conseil général de la Sarthe s'élevaient à près de 35 millions d'€uros : 21.7M€ au titre de l'acte II de la décentralisation, 7,4M€ au titre du Handicap (PCH) et 5.5M€ pour l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (APA). En 2010, ce déficit va une nouvelle fois se creuser du fait d'une baisse des compensations de l'État pour la PCH (-22%) et l'APA (-5%).

 

Face à ce pillage désormais systématique des finances départementales par l'État, de nombreux départements ont choisi d'aller au combat notamment en réclamant à l'État le paiement ce qu'il leur doit. C'est ce que nous avions officiellement demandé à la majorité UMP du Conseil général par courrier en date du 22 janvier 2010.

 

Leur réponse on la connaît : Pourquoi réclamer à l'État ce que l'on peut prélever dans les poches du contribuable d'années en années ?

Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 11:46
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r-forme-collectivit-s-locales.jpgLors de la dernière session, le groupe des élus de gauche avait déposé un vœu au sujet des différentes réformes engagées par le gouvernement au sujet des collectivités locales.

En introduction, notre vœu faisait référence à la session extraordinaire du Conseil général du 29 avril dernier, lors de laquelle nous avions débattu des conclusions du Rapport Balladur. Notre Assemblée avait alors majoritairement exprimé son attachement à la clause de compétence générale, à l'autonomie financière de notre collectivité et à l'actuel mode d'élection des Conseillers généraux.

Considérant que sur ces trois questions essentielles pour l'avenir de notre collectivité, les choix du gouvernement sont contraires aux souhaits exprimés par l'Assemblée départementale, notre vœu demandait au gouvernement de suspendre les réformes pour engager une vaste réflexion avec les élus locaux sur l’avenir de la décentralisation et de la fiscalité locale.

A notre grande surprise … les élus UMP ont tenu un discours totalement différent de celui tenu le 29 avril dernier en reniant totalement leurs prises de position de l'époque. Il est clair qu'il y a du avoir un sérieux rappel à l'ordre dans les rangs du parti présidentiel.

Notre vœu a donc été rejeté par 23 voix contre et 17 voix pour. Nous savons désormais qu'il ne faudra pas compter sur ces élus godillots pour défendre les intérêts des collectivités locales.
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 14:11
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Par ailleurs, nous avons eu l'occasion de démontrer que sur de nombreux points, le budget présenté par les élus UMP n'est pas à la hauteur des enjeux qui nous attendent :

 

Faire face à la crise économique et sociale

chomage-01.jpgSur l'ensemble de ces questions, les propositions de la majorité UMP restent particulièrement timorées et constituent un copier-coller des budgets précédents. Alors que  la Sarthe est le département de la région des Pays de la Loire qui souffre le plus de la crise économique, nous avons le devoir de travailler en synergie pour développer l'activité économique, diversifier notre tissu industriel et tertiaire et permettre des créations d'emplois. Aucune proposition novatrice n'est mise en avant par les élus en responsabilité.

 

De même, face à l'urgence sociale nous avons le devoir de soutenir les plus fragilisés. Le refus de renforcer les actions d'insertion, la baisse des crédits destinés à la politique de la Ville, l'absence de revalorisation des crédits destinés aux Fonds d'Aide aux Jeunes ou au Fonds de Solidarité pour le Logement montrent que les élus UMP n'ont pas pris conscience de l'urgence sociale. Au bouclier social destiné à aider les plus fragiles, ils préfèrent sans doute le bouclier fiscal favorisant les plus riches.

 

j0401134.jpg Préparer l'avenir en faisant le choix de l'éducation

La décision de geler les crédits de fonctionnement alloués aux collèges du département ou encore le refus de s'engager dans un plan massif d'équipements informatique des collèges montrent que la majorité UMP n'a pas pris pleinement conscience que l'avenir de la Sarthe passe avant tout par la priorité donnée à l'éducation.

 

Préparer l'avenir en faisant le choix du développement durable

Le refus de la majorité UMP de s'engager dans une démarche d'Agenda 21, de favoriser l'agriculture biologique ou de mettre en œuvre un plan départemental des déplacements visant à favoriser les déplacements en commun montrent également que les élus UMP n'ont pas pris conscience de l'urgence environnementale qui s'impose à tous.

Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 22:04
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Cg72---Session.jpg Aujourd'hui lundi 15 décembre, l'Assemblée départementale était réunie, une première journée, pour se prononcer sur le budget 2010 du Conseil général de la Sarthe. Autant dire, que nous n'avons pas été convaincus par le budget élaboré par la majorité UMP.

 

Au cours des débats, nous avons eu l'occasion d'expliquer les raisons de notre opposition au Budget 2010. Elles tiennent tout d'abord à la construction même du budget qui conduit à une nouvelle dégradation de la situation financière du Conseil général et à une perte d'autonomie du Département alors qu'une nouvelle hausse des impôts se profile à l'horizon.

 

Une nouvelle dégradation de la situation financière du Conseil g j0411768.jpg énéral

Alors que les dépenses de fonctionnement continuent à croitre du fait des transferts de charge et de compétences décidés par l'État, les recettes de fonctionnement augmentent à un rythme moins important entrainant un nouveau recul de la capacité du Conseil général à financer lui-même ses investissements. De ce fait, la majorité UMP décide une nouvelle fois de recourir plus massivement à l'emprunt prévoyant d'emprunter 53M€ en 2010 contre 47M€ en 2009 alors que nous sommes déjà parmi les départements les plus endettés de France.

 

Une perte d'autonomie du Conseil général

d-centralisation.jpg Alors que la charge supplémentaire supportée par le Conseil général au titre de la décentralisation et des transferts de charge s'élevait à près de 35 Millions d'€uros en 2009, la situation va se dégrader une nouvelle fois en 2010. En effet, alors que le nombre d'allocataires du RSA, de l'APA ou de la PCH (Prestation Compensatoire du Handicap) va continuer à augmenter, les recettes en provenance de l'État pour financer ses politiques vont diminuer (- 4.5% pour l'APA et - 22% pour la PCH). Ce n'est malheureusement pas la seule mauvaise nouvelle puisqu'on assiste également à un gel des autres dotations de l'État. 

 

La suppression de la Taxe Professionnelle aura également des impacts négatifs sur le budget 2010. Tout d'abord, le Conseil général perd le bénéfice du dynamisme de la TP puisque la dotation que nous percevrons de l'État sera strictement identique au même montant perçu en 2009 sans que nous puissions des revalorisations de base. Par ailleurs, la suppression de la TP conduit à réduire à seulement 23% la part de la fiscalité directe dans nos recettes contre 40% l'an passé.



Très clairement, le Conseil général a de moins en moins de marges de manœuvres. L'État lui impose à la fois ses dépenses à travers les différents transferts de compétences et lui enlève la possibilité de définir lui-même ses recettes en multipliant les dotations au détriment de la fiscalité directe ou indirecte votée par les élus. Le Conseil général est-il appelé à devenir une simple caisse de redistribution aux mains de l'État ? C'est ce qui semble se dessiner eu égard aux évolutions passées, actuelles et à venir.

 

L'annonce d'une nouvelle hausse des impôts

Hausse-des-imp-ts.jpgAvant même de connaitre avec précision, la notification des bases qui n'interviendra qu'en février, la majorité UMP a déjà annoncé une hausse de 3% des impôts locaux en 2010. Cette hausse certes modérée pourrait paraître acceptable pourtant elle ne l'est pas.

 

Tout d'abord, elle conduira à prélever 3,4 M d'€uros supplémentaires sur les ménages sarthois afin de compenser les reculs des dotations de l'État. En résumé, l'État fait des économies sur le dos des collectivités qui n'ont pas d'autre choix que d'augmenter leurs impôts. C'est la même histoire depuis plusieurs années ; il faut que cela cesse !

 

Par ailleurs, considérer la hausse de 3% comme modérée, c'est oublier le matraquage fiscal auquel se livre le Conseil général depuis plusieurs années. De 2006 à 2010, la part départementale de la Taxe d'habitation a augmenté en moyenne de 23% avec des pointes à + 76% à Sablé, + 65% à la Flèche ou + 48% au Mans du fait du tripatouillage du mode de calcul de la taxe d'habitation décidé par les élus UMP l'an passé.

Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 21:53
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Faire face à la dégradation de l'emploi en Sarthe : une priorité … sauf pour les élus UMP

Lors de la session du 29 juin dernier notre groupe a fait le choix de porter le débat sur la situation de l'emploi en Sarthe alors que le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter. Nous avons notamment noté que si le Conseil général faisait des efforts en accélérant certains investissements ou en mettant en place un fonds départemental de revitalisation industrielle, il ne jouait pas assez son rôle d'amortisseur social de la crise.

 

Pourtant du fait de ses compétences sociales, le Conseil général devrait être au premier rang pour soutenir les personnes en situation de souffrance. Nous avons notamment critiqué la réduction des crédits sociaux destinés aux jeunes ou aux locataires. De même, nous avons regretté que la majorité UMP n'ait pas tenu compte de notre proposition de mise en place d'une tarification sociale de la restauration scolaire. 

 

Enfin, nous avons dénoncé l'absence d'informations sur la mise en œuvre du Revenu de Solidarité Active et notamment les conditions dans lesquelles le Conseil général entend mettre en place le suivi individualisé de chaque allocataire du RSA. Considérant, que la réponse du Conseil général n'était pas à la hauteur de la situation les 17 élus du groupe se sont abstenus lors du vote du volet social du Budget du Conseil général.


 

Démographie médicale : Une discrimination injuste entre les territoires

En matière sociale, plusieurs élus du groupe sont également intervenus pour demander que le soutien à la création de maisons médicales, regroupant sur un même site plusieurs patriciens de la santé, ne soit pas réservé aux seuls cantons actuellement déficitaires en médecins généralistes. Notre demande est restée sans réponse … la majorité UMP préférant rester sur sa position qui consiste d'une certaine façon à n'aider que les cantons détenus par la Droite.

 

De même, Jean-Pierre Rossard a regretté l'évolution des aides du Conseil général aux stagiaires en médecine générale. La nouvelle mesure, excluant du régime d'aides les stagiaires dont un des maitres de stage est sur le territoire de Le Mans Métropole, est tout à la fois discriminante et peu incitative à l'installation de médecins généralistes en Sarthe.

 

Plusieurs élus du groupe se sont abstenus ou ont voté contre cette délibération qui ne va pas dans le bon sens.

 


Les nouvelles pratiques agricoles n'intéressent pas la majorité UMP du Conseil général

Lors du vote du nouveau régime d'aides du Conseil général en direction du monde agricole, plusieurs élus sont intervenus pour dénoncer les exactions de certains agriculteurs. La justesse de leur combat au sujet du prix d'achat du lait ne doit pas pour autant permettre la destruction du mobilier public et les différents débordements auxquels sont habituées les manifestations agricoles.

 

Par ailleurs, nous avons regretté que le nouveau programme d'aides ne prenne absolument pas en compte les nouvelles pratiques agricoles permettant une réduction de l'usage de produits chimiques. La Sarthe, département agricole par excellence, devrait au contraire soutenir ces initiatives en apportant des aides financières aux agriculteurs désirant se lancer de ce genre de pratiques et en assurant par la communication la diffusion des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement. Nous n'avons pas été entendus sur ce dernier … le fait que le Président de la commission agricole soit issu du monde agricole n'est peut-être pas étranger à cette réponse.

 


 






La culture sur seigle pratiquée dans certaines zones du département (canton de Brûlon dans l'exemple ci-contre) permet de réduire de 40% les apports en herbicides. Une nouvelle pratique agricole que le Conseil général refuse de soutenir.

 


Au final, considérant que le Budget supplémentaire proposé par les élus UMP n'était pas de nature à corriger les insuffisances du budget primitif voté en février dernier, notre groupe s'est abstenu sur le Budget supplémentaire 2009.
Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 13:33
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La session du Conseil général du 29 juin était consacrée à l'examen du Compte administratif 2008 et au vote du Budget supplémentaire. Christophe COUNIL est intervenu au nom du groupe des élus de Gauche pour dénoncer une nouvelle dégradation de la situation financière du Conseil général et l'absence de réponse aux propositions du groupe.




"En règle général, le vote du Compte Administratif permet de mesurer comment le budget de l'année passée a été appliqué et si les engagements pris par ceux qui l'avaient élaboré ont été tenus. Il ne m'appartient pas ici de juger du respect de vos engagements … d'autant plus que l'on risque de tomber dans un débat assez stérile … car, généralement, l'opposition à toujours tort … surtout ici.

 

J'ai donc plutôt fait le choix de reprendre les propos que j'avais tenus au non des Elus de gauche et républicains lors du vote du BP 2008 en février de la même année et de vérifier si le Compte administratif me donne tort ou raison.

 

Evoquant dans un premier temps, le poids des transferts de charges j'avais tout d'abord évoqué le poids croissant de l'APA regrettant que la participation de l'État ne soit plus qu'à hauteur de 34%. Au final, nous n'en sommes pas loin puisque la participation de l'État est de 36% en 2008 soit une légère augmentation. Elle laisse toutefois au Conseil général une charge nette de 29 millions d’euros. Il en est de même pour le RMI où au final, le poids supporté par le Cg 72 en 2008 est un peu moins lourd que prévu à hauteur de 3.7 M€ … cela étant lié à la diminution du nombre d'allocataires puisque la participation de l'État a diminué l'an passé.

 

Dans un deuxième temps, j'avais évoqué la dégradation de la situation financière de notre collectivité.

Tout d’abord, j'avais souligné l'écart croissant entre la progression des dépenses de fonctionnement par rapport aux recettes. C'est bien ce qui s'est produit en 2008 avec une augmentation de 6.4% des dépenses de fonctionnement alors que les recettes n'ont augmenté que de 1.5%

 

De même, j'avais relevé la dégradation de notre capacité d'épargne. Là encore, les chiffres montrent que nous avions raison de nous inquiéter puisque en 2008 notre taux d'épargne nette n'est plus que de 32.7M € alors que vous en annonciez 36M€ au moment du vote du BP 2008. Cela signifie que la situation financière de notre collectivité s'est dégradée encore plus que ce que vous aviez prévu.

 

Il en est malheureusement de même en ce qui concerne notre endettement puisqu'en 2008 44% de nos dépenses d’investissement ont été financées par l’emprunt. Au final, notre endettement global aura augmenté de 6.9% en 2008.

 

Enfin, dans la deuxième partie de mon intervention, j'avais formulé quelques propositions au nom de notre groupe (expérimentation du RSA, "bonus-malus environnemental" pour notre registre d'aides aux communes, élaboration d'un plan pluriannuel des travaux routiers et lancement  d’un plan massif d’équipement informatique des collèges). Toutes ces propositions sont restées lettre morte.

 

Au final, Mesdames et Messieurs les élus de la majorité, force est de constater que les propos que j'avais tenus au nom de notre groupe reflétaient bien la réalité puisque l'année 2008 restera une année marquée par une nouvelle dégradation de la situation budgétaire de notre collectivité avec une hausse plus forte hausse des dépenses de fonctionnement que des recettes, une dégradation de notre capacité d'épargne et une hausse de l'endettement. Quelques points positifs à souligner toutefois : les bons taux de réalisation de notre budget et le maintien d'un niveau d'investissement satisfaisant bien qu'inférieur à celui de l'année 2006.

 

Nous avions voté contre le Budget 2008 … Nous nous abstiendrons sur le Compte administratif 2008."


Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 12:12
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Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général  de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


ACTE III


Cette session fut pour nous, élus de Gauche, l'occasion de défendre nos positions. A l'instar d'André Vallini nous avons rappelé que le rapport Balladur ne peut pas être le texte de la réforme des collectivités locales. Celle-ci ne peut se faire sans prendre le temps de la discussion avec les premiers intéressés : les élus locaux représentant dans leur diversité le peuple de France.


Conformément à la prise de position unanime des Présidents de Conseils généraux au sein de l'Association des Départements de France nous avons également rappelé les quatre points sur lesquels notre détermination est entière :


  • Maintien du bloc de collectivité de la proximité regroupant les communes, les intercommunalités et les départements et donc opposition à la création d'un bloc artificiel fondé sur le couple improbable Département - Région.


  • Maintien de la clause générale de compétence pour les Départements et les Régions.


  • Réforme de la fiscalité locale permettant l'autonomie financière des Collectivités locales.


  • Désignation tous les 6 ans des Conseillers départementaux sur la base d'un scrutin plus respectueux des équilibres démographiques.


La séance fut à la fois intéressante, étonnante et inquiétante.


Intéressante car les échanges furent fournis et argumentés.


Étonnante car dans leur grande majorité les élus de droite à commencer par le Président du Conseil général ont montré qu'ils partageaient nos positions, transcendant le classique clivage droite - gauche.


Inquiétante car une minorité d'entre eux est favorable aux points les plus litigieux du rapport : fusion des régions, suppressions des conseillers généraux et régionaux au profit de conseillers territoriaux, suppression de la clause générale de compétence. Or, cette minorité est essentiellement composée des élus UMP cumulards siégeant également au Parlement. ... ceux la même qui auront à se prononcer sur le projet de loi en préparation à l'Élysée.


Nous savons donc à quoi nous attendre le part de ces élus UMP qui ont déjà clairement annoncé qu'ils étaient prêt à sacrifier le Conseil général et le Département sur l'autel des réformes sarkozistes qui pierre après par pierre déconstruisent notre pays.

Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 16:08
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Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général  de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


ACTE II


Après avoir entendu, le matin, Dominique Perben (UMP) et André Vallini (PS), membres du Comité Balladur, les Conseillers généraux de la Sarthe étaient invités, l'après-midi, à débattre des 20 propositions du rapport Balladur. Ce fut pour nous, élus de Gauche, l'occasion défendre nos positions et faire état de nos accords et désaccords sur chacune des principales propositions du rapport Balladur.


Le remodelage territorial des régions et départements

Il apparaît clairement que ces propositions ne sont pas d'actualité à ce jour dans la mesure où les élections régionales de 2010 et cantonales 2011 se tiendront dans le cadre du découpage actuel.Ouvrir ce débat aujourd'hui ne serait pas raisonnable car il fait appel à des motivations diverses et variées qui peuvent être historiques et culturelles, économiques et liées aux logiques d'aménagement du territoire ou encore avoir des visées clairement politiques.

 



Un nouveau mode d'élection des élus régionaux et départementaux

Cette proposition soulève chez nous une vive opposition. Nous nous retrouvons bien mieux dans les premières préconisations de la mission sénatoriale qui propose un renouvellement intégral des conseillers généraux tous les 6 ans dans un cadre qui reste à définir. Notre groupe est favorable au maintien du scrutin uninominal à deux tours afin de maintenir le lien fort qui existe entre l'élu et ses administrés mais le rééquilibrage démographique des cantons s'impose.


Renforcer l'intercommunalité

Nous sommes totalement favorables à la proposition d'achever et simplifier la carte de l'intercommunalité mais celle-ci ne doit pas se faire dans la précipitation. Toutefois, la question n'est pas que territoriale, il convient dès maintenant d'ouvrir le débat sur le périmètre idéal des EPCI et le renforcement de leurs compétences obligatoires.


Les compétences des collectivités locales

Nous sommes opposés à la suppression de la clause de compétence générale pour les Départements et les régions. Il ne saurait exister de collectivités territoriales sans cette clause, la supprimer reviendrait à renoncer aux principes de la démocratie locale et s'apparenterait à une tentative de recentralisation : le suffrage universel vaut compétence universelle. Par contre, rien n'interdit de réfléchir à une meilleure répartition des compétences entre collectivités par notamment la désignation d'un chef de file.


La réforme de l'État

Aujourd'hui, l'État maintient des services déconcentrés sur des compétences transférées et continue à vouloir organiser ces compétences en contradiction avec le principe de libre administration des collectivités. Dans ces conditions, il est clair que l'enjeu premier et de la réforme c'est la place et le rôle de l'État dans notre organisation politique. Nous sommes donc en total accord avec la proposition 13 du rapport.


Les finances des collectivités locales.

La proposition d'instaurer un objectif annuel d'évolution de la dépense public n'est pas acceptable car il laisse sous-entendre que les collectivités locales sont responsables du déficit de notre pays. Cette mesure reviendrait finalement à mettre sous tutelle les finances des collectivités locales et s'apparenterait donc à une recentralisation contraire à l'article 72-2 de la Constitution.


Nous revendiquons une évolution de la structure de nos recettes appuyée sur 3 piliers sur une part de fiscalité nationale pour financer les dépenses de solidarité., une part de fiscalité départementale pour financer les dépenses d'équipement territorial et de solidarités territoriales et une part correspondant à une dotation complémentaire de l'État pour assurer la péréquation de la richesse nationale entre toutes les composantes territoriales de la République.

 

 

Télécharger la position des Conseillers généraux de Gauche

sur le rapport Balladur dans son intégralité

(document complet de 5 pages au format PDF).

 


Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 21:29
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Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


 

ACTE I

 

Le matin, Dominique Perben (UMP) et André Vallini (PS), membres du Comité Balladur, avaient répondu à l'invitation du Président du Conseil général pour animer un débat en présence des parlementaires, des conseillers généraux et régionaux de la Sarthe. Ils ont en premier lieu présenté leurs réflexions sur le rapport Balladur, offrant ainsi des pistes pour alimenter le débat qui s'est poursuivi avec les élus présents sous la forme de questions - réponses.


Pour Dominique Perben, cette réforme doit permettre de rendre plus claire, plus simple et moins couteuse l'organisation des collectivités locales. Pour lui, le rapport est soutendu par deux idées majeures : achever  l'intercommunalité et donner naissance à un couple région - département en fusionnant les élus et en clarifiant les compétences de chacune de ces deux collectivités locales. D'après lui, le Président Sarkozy souhaite présenter un premier texte à l'automne dans le cadre d'une réforme consensuelle puis un second texte sur les aspects fiscaux un peu plus tard.


Pour André Vallini, le rapport Balladur est un rapport supplémentaire qui ne peut pas être le texte de la réforme des collectivités locales. Il considère que le rapport reste trop timoré sur l'intercommunalité et est partisan de la création de grosses communautés de communes dotées de pouvoir renforcées. Il est par ailleurs opposé à la suppression de la clause de compétence générale car cela ne correspondrait pas à la tradition démocratique de notre République qui considère que le Suffrage universel vaut compétence universelle. De même, il n'est pas favorables à la fusion des élus des départements et des régions considérant que cela risque de conduire à une "cantonalisation" des régions ; chaque conseiller territorial défendant avant tout les intérêts de son territoire au détriment d'une vision plus générale de la région. Il propose que les Conseillers départementaux soient élus au scrutin de liste le même jour que les conseillers municipaux et intercommunaux.


 

Le travail de réflexion engagé en présence de D. Perben et A. Vallini s'est poursuivi l'après-midi au cours de la session extraordinaire demandée par notre groupe. Les conseillers généraux présents ont alors longuement débattu et pris position sur chacune des 20 propositions du rapport Balladur.


La séance fut tout à la fois riche, intéressante, étonnante mais également inquiétante.


Nous aurons l'occasion d'y revenir dans les actes II & III. A suivre

Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 22:10
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