La Sarthe à Gauche

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Les sessions plénières du Conseil général

Ces deux derniers jours, le Conseil général était réuni en session plénière pour adopter le budget primitif 2011. Le groupe des Élus de gauche et Républicains a voté contre ce budget pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, nous considérons que l’autosatisfaction de la majorité UMP est indécente au regard de la dégradation des finances départementales enregistrée sous la Présidence de Roland du Luart. En effet, alors que la capacité du Conseil général à financer ses propres investissements (épargne brute) a reculé de plus de la moitié entre 1997 et 2011, l’endettement du Conseil général reste très élevé par rapport aux départements équivalents.

 

Se réjouir du versement par le gouvernement d’une dotation complémentaire de 3,5 M€ serait compréhensible si dans le même temps le montant global de ce que nous doit ce même gouvernement au titre de la Décentralisation et des transferts de charge intervenus depuis 2002 ne s’élevait pas à plus de 156 millions d’euros.

 

Afficher l’absence d’augmentation des impôts alors que la décision ne sera votée qu’après les élections de mars prochain relève du marché de dupes quand on se souvient que la part départementale de la Taxe foncière a augmenté de plus de 36% ses dix dernières années et que les élus UMP viennent d’instituer une taxe sur l’électricité de 8%.

 

Afficher de nouvelles mesures réclamées par les élus de gauche depuis plusieurs années comme la tarification sociale de la restauration scolaire des collégiens pourrait apparaître comme positif mais encore faudrait-il que les crédits nécessaires soient votés … là encore la décision est reportée après les élections cantonales.

 

Afficher un budget volontariste quand depuis plusieurs exercices des pans entiers de l’action départementale ont été sacrifiés relève presque du mensonge : diminution des crédits destinés aux communes, réduction du montant des subventions, baisse de certains budgets (-6% pour celui de l’Agriculture et de l’aménagement rural cette année).

 

Autant de raisons qui nous conduisent à considérer que le budget 2011 du Conseil général de la Sarthe est avant tout un budget d’affichage pré-électoral. Jamais budget primitif n’a aussi bien porté son nom puisque la réalité de ce budget n’apparaitra réellement qu’après les élections départementales des 20 et 27 mars 2011.


 

BP2011.jpg

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 08:22
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Après le dramatique incendie du collège Val d’Huisne, une solution d’urgence a été trouvée pour que les 210 élèves puissent, dans les meilleures conditions possibles, reprendre les cours dès la rentrée des vacances de la Toussaint sur un lieu unique.


L’ensemble des membres du groupe des élus de Gauche accompagné de quelques rares élus UMP dont Roland du LUART, Jean-Marie GEVEAUX et Véronique RIVRON s’est jointe à la marche silencieuse et solidaire envers le quartier des Sablons, en interrompant la séance plénière vendredi matin.

 

Vlad-d-huisne-5.jpg

 

En totale concertation avec l’Education nationale et la ville du Mans, le Conseil général de la Sarthe, propriétaire des collèges publics sarthois, a annoncé l’accueil de toute la communauté scolaire de Val d’Huisne au collège Les Sources, au Mans, rue Edgard Degas. Cette solution a été acceptée à l’unanimité par le Conseil d’administration extraordinaire du collège jeudi soir.


Dès lundi, suite à la délibération votée à l’unanimité par l’Assemblée départementale dès vendredi matin, les travaux d’aménagement ont commencé dans un des bâtiments non utilisés du collège Les Sources pour un montant de 100 000 euros. D’autre part, 50 000 euros de matériels sont d’ores et déjà commandés pour une livraison le 3 novembre et une dotation spéciale en matériel informatique est en cours par le Département.

 

Vendredi, le Conseil général a aussi décidé de prendre en charge l’organisation des transports entre le quartier des Sablons et le collège des Sources, matin, midi et soir. Par ailleurs, l’Assemblée départementale a également voté la prise en charge de la restauration scolaire pour les élèves du collège sinistré. Le service de restauration scolaire doublera son service.


Dans l’urgence, cette rentrée « assure la continuité de la scolarité sans séparer les uns et les autres puisque c’était la volonté de tous. Ce sera chose faite après la décision prise par le Conseil d’Administration de l’établissement accueillant. Le collège Val d’Huisne vivra en étant accueilli au collège des Sources après accord du Conseil d’Administration et de la communauté éducative de cet établissement. » soulignait avant toute chose le président du Conseil général, Roland du LUART, avant la session plénière de l’assemblée départementale vendredi 22 octobre.

 

Concernant la rentrée scolaire 2011, une solution provisoire permettra l’accueil de la communauté scolaire sur le site du Val d’Huisne avec confort tout à fait satisfaisant. Il faudra attendre 3 à 4 années avant de retrouver un Collège en dur, le principe de la reconstruction ayant été acté par les élus. 


Revenant sur le drame qui s’est joué dans la nuit de lundi à mardi 19 octobre, Jacqueline PEDOYA et Christophe COUNIL, en première ligne dans la gestion de ce dossier ont souligné l’attitude exemplaire du Conseil général de la Sarthe dans la gestion de ce dossier dans le cadre d’un exercice de concertation et de solidarité entre les différents acteurs concernés : Département, Inspection d’Académie, Ville du Mans, Services de la Préfecture.

Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 00:00
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Renovation-Sarthe-Habitat.jpgIntervention de Christiane NKALOULOU à l'occasion de l'examen des Orientations budgétaires sur le logement.

 

Dans le cadre de la Loi de finances 2011, le gouvernement a fait le projet d’un prélèvement de 340 Millions d’€uros sur les organismes HLM. Ce prélèvement représente plus de 2% des loyers collectés.

 

Une taxe sur la trésorerie des bailleurs sociaux viendrait financer l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine). Or, l’objet de l’ANRU est de permettre aux habitants les plus modestes de se loger. Peut-on demander aux plus modestes de se financer eux-mêmes ?

 

Il me semblait, jusqu’à ce jour, que le budget de l’ANRU provenait de la Solidarité nationale.

 

  • Sarthe Habitat est le bailleur social de notre département, alors se posent plusieurs questions :
  • Le budget de Sarthe Habitat restera-t-il en équilibre si ce prélèvement a lieu ?
  • Sarthe Habitat fait-il partie de ces bailleurs ayant des fonds propres en grand excédent ?
  • Sarthe Habitat pourra-t-il maintenir la qualité de service rendu et continuer le programme de travaux d’entretien et d’amélioration de son patrimoine ce qui, on le sait, fait travailler les entreprises sarthoise ?

 

Notre intervention est restée sans réponse ... A suivre !

 

Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 00:00
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facture-EDF.jpgIntervention de Jean-Luc Fontaine au nom du groupe des élus de gauche sur le rapport n°11 proposant d’instaurer la taxe communale sur l’électricité au profit du Conseil général.

 

Répondant aux exigences d’une directive communautaire de 2003 et au rappel de la commission européenne, les députés ont adopté un amendement visant à réformer les taxes locales sur l’électricité à partir du 1er janvier 2011. L’application de la directive européenne va modifier sensiblement l’assiette de la taxe. En effet, ce sont les consommations d'électricité qui doivent servir d'assiette et non le montant de facture incluant d'autres prestations telles que l'abonnement. La taxe sera désormais obligatoire, alors qu’elle était  jusque là facultative – un quart des communes française avait choisi de ne pas l’instaurer.

 

Ces nouvelles règles ne seront pas neutres pour les collectivités. La Fédération nationale des sociétés d’intérêt collectif agricole d’électricité a estimé début avril devant les sénateurs de la commission des finances, à partir d’une étude sur son portefeuille de 60.000 clients, que certaines collectivités pourraient voir le produit de leur taxe augmenter de 8%, alors que des communes rurales pourraient perdre jusqu’à 10% de leur produit.

 

Mais en Sarthe, hors la ville du Mans, la situation sera bien différente puisque le département est l’autorité organisatrice pour le service public de distribution de l’électricité depuis 1930.

 

Toutes les communes sarthoises qui avaient instauré cette taxe seront perdantes puisque soit d’autorité pour les communes de moins de 2000 habitants, soit de manière contrainte pour celles de plus de 2000 habitants, ce rapport acte de la reprise de la taxe par le département et son passage au taux maximum de 8%.


Bien sur pourra-t’on me rétorquer, les communes de plus de 2000 habitants restent libres de ne pas instaurer cette taxe au profit du département. 14 des 57 communes l’ont déjà instauré dont seulement quatre à hauteur de 8%. Dans cette hypothèse, le département serait amené à réexaminer les conditions d’aide dont ces communes bénéficient dans le cadre des renforcements de réseaux, de la mise en place de nouvelles dessertes et des enfouissements des réseaux dans les bourgs et près des sites remarquables, je persiste à croire que ce réexamen reviendra à ne plus prioriser ces communes et qui sait, à ne plus leur apporter aucun soutien.

 

Tous les abonnés des communes qui n’avaient pas instauré cette taxe seront perdants puisqu’ils verront apparaître sur leur facture cette nouvelle taxe de 8%. A titre d’exemple, pour une consommation moyenne de 4000 kw/h par an, avec une puissance de compteur de 9 kva (kilo volt ampères), c’est une taxe communale au bénéfice du département de 35 euros qui sera prélevée. Cette facture sera encore plus lourde pour ceux qui se chauffent à l’électricité.

 

A noter la subtilité du processus, ce sont les communes sarthoises de plus de 2000 habitants qui vont devoir délibérer pour instaurer une taxe communale de 8% au profit exclusif du département de la Sarthe. C’est politiquement très subtil puisqu’au final l’habitant contribuable ne retiendra que ce que lui dira sa facture: Taxe communale sur l’électricité.

 

Bien sur, vous nous direz que la ville du Mans, qui ne dépend pas du département pour sa distribution électrique, perçoit cette taxe. C’est historiquement vrai, depuis le 08/12/1935, à hauteur de 8%, ramené à 5% en 1970, réévalué à 7% en 1983 puis 8% en 1987.

 

3 remarques complémentaires sur le rapport proposé :

 

La première que nous devons à nos sénateurs, pour préciser que cette taxe qui sera appliquée réglementairement au premier janvier 2011 fera l’objet chaque année à partir de l’application d’un mécanisme de révision périodique à partir de l'année 2012, la limite supérieure du coefficient multiplicateur, (celui que la majorité départementale  propose de voter aujourd’hui, soit 8%) "en proportion de l'indice moyen des prix à la consommation hors tabac établi pour l'année précédente par rapport au même indice établi pour l'année 2009".

 

La seconde, que j’ai déjà formulée en commission, je déplore que ce rapport ne rappelle pas que le département perçoit déjà une taxe locale départementale de 4%, même si une rédaction subtile en bas de la page 70 y fait vaguement allusion en mentionnant que le département avait souhaité faire jouer la solidarité de l’ensemble des contribuables sarthois pour financer les charges d’électrification rurales.  4 + 8 = 12%


Dernière remarque, je m’étonne que ce rapport soit présenté en commission environnement et développement durable et non dans celui des routes et des infrastructures et ce même si je sais que le Département intègre la notion de développement durable sur ses chantiers du réseau d’électrification avec par exemple le concassage des anciens poteaux électrique en béton. Le site internet du Conseil Général rattache d’ailleurs cette compétence aux « Routes et infrastructures »

 

Enfin, explication de notre vote, ce rapport ne laisse pas le choix, puisque cette taxe revêt désormais un caractère obligatoire, mais comme malheureusement vous choisissez d’imposer d’emblée le taux maximum pour vous garantir une recette nouvelle de plus de 4 millions d’euros, que vous restez très évasif en renvoyant à une séance future les conditions de réexamen des aides aux communes de plus de 2000 habitants qui instaureraient une taxe d’un taux inférieur à 8% , le groupe de la minorité s’abstiendra sur ce rapport.

 

Les réponses imprécises et polémiques de la vice-présidente Labrette-Ménager ont finalement conduit 8 élus de notre groupe à voter contre ce rapport.

Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 00:00
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La dernière session du Conseil général était principalement consacrée au Débat d’Orientations Budgétaires préalable à l’élaboration du Budget 2011. Au nom des élus de Gauche, Christophe COUNIL est intervenu pour dénoncer la médiocrité de la gestion départementale et le manque d’ambition pour le Sarthe des élus UMP. Extraits :

 

Un contexte économique difficile

Le Budget 2011 s’établira à nouveau dans un contexte largement défavorable aux collectivités locales. En effet, le ralentissement de l’économie reste bien réelle d’autant plus que la situation reste assez difficile outre atlantique. D'après le FMI, il faudra s’attendre à un taux de croissance autour de 1.6% en 2011.  Dans ce contexte, la situation de l’emploi reste très tendue : le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie ABC s’établit à 36 042 en Sarthe. Ce nombre augmente de +8,6% sur un an contre +8,1% au plan national (chiffre août 2010). On sait l'impact du chômage sur les dépenses sociales du Département. Ainsi, depuis sa création, le nombre d’allocataires du RSA a augmenté de 10% soit 21 000 personnes couvertes en juin dernier.

 

Les mauvais coups de la réforme fiscale

A cette situation économique qui reste difficile et incertaine, le gouvernement a décidé d'accentuer les incertitudes pour les collectivités locales à travers les réformes en cours. L’année 2011, sera la deuxième année d’application de la suppression de la Taxe professionnelle qui conduit à la perte du dynamisme de cette taxe. Par ailleurs, le Conseil général perdra en 2011, le bénéfice de la Taxe d’habitation. Le rapport explique ainsi que nous n’avons pas « l’assurance de disposer en 2011 d’un montant global de recettes équivalent à celui des recettes fiscales actuelles ». Cette nouvelle étape dans la réforme fiscale marque un nouveau recul de l’autonomie fiscale du département puisque le département ne pourra plus fixer que le taux de la taxe sur le foncier bâti soit 17% de nos ressources. La fiscalité directe représentait 52% de nos recettes en 1998, 40% en 2009 et 23% en 2010. Cette perte d'autonomie financière des collectivités locales est en totale contradiction avec l'article 72-2 de la Constitution qui stipule que "Les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent, pour chaque catégorie de collectivités, une part déterminante de l'ensemble de leurs ressources".

 

Aux effets particulièrement néfastes de la réforme fiscale, il convient d’ajouter les effets du gel des dotations de l’État décidé par le gouvernement. A ce tableau assez sombre, il convient d’ajouter la diminution de 15% des allocations compensatrices.

 

Enfin, l’absence de visibilité sur la réforme territoriale ne permet d’aborder sereinement la préparation du Budget 2011. En effet, comment se projeter dans l’avenir quand on ne connait pas son avenir ?

 

Le poids de la décentralisation

Enfin, comment ne pas évoquer le poids à nouveau accentué de la décentralisation et des transferts de charge bien que la majorité n’ait pas cru bon de réunir le groupe de suivi de la décentralisation mis en place à notre demande. Y aurait-il des données qu’il ne faut pas que l’opposition ait entre les mains ? Pour mémoire l’an passée, le surcoût de la décentralisation et des transferts de charges s’élevait à près de 35 millions d’€uros.

 

Une gestion médiocre qui manque d’ambitions

Dans ce contexte, quelles seront les grandes lignes du Budget 2011 : Les dépenses de fonctionnement croitront à nouveau plus fortement que les recettes conduisant à un nouveau recul du taux d’épargne brute (-2.8%) et d’épargne nette (-5.1%) du Conseil général. Pour faire simple, à une nouvelle détérioration de la santé financière de notre collectivité et au maintien à un niveau élevé de la dette départementale.

 

Pourtant, la majorité UMP semble se satisfaire de faire mieux que la moyenne des Départements comparables. A l’image de ces adolescents se contentant d’une note de 11/20 légèrement supérieure à la moyenne de la classe. A un élève se comportant ainsi, le Professeur a souvent envie de répondre deux choses : on ne peut pas se contenter de la médiocrité et il faut être plus ambitieux. C’est probablement deux qualificatifs qui s’appliquent très bien à la gestion départementale : médiocrité et manque d’ambition.

 

Pour résumer, la préparation du BP 2010 se fait dans un contexte encore très difficile. A noter que pour la première fois, aucune indication sur l’évolution de la fiscalité locale (taux du Foncier bâti) … faut-il y voir un effet de la proximité des élections cantonales (le vote des taux a lieu généralement en mars !!!).

Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 00:00
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Le début de séance du Conseil général vendredi dernier a été assez agité. En effet, sur notre proposition, le Président du LUART avait accepté de suspendre la séance pour donner la parole à des représentants syndicaux afin qu’ils puissent faire part de leurs positions sur la réforme des retraites. Une première dans l’histoire du Conseil général depuis 1998.

 

Mais très vite, la salle des séances a été envahie par 200 à 300 manifestants venus dire leur désaccord avec la réforme proposée et demander un débat avec les parlementaires UMP siègeant au Conseil général. Ces derniers ont refusé tout débat amenant les manifestants à camper sur leurs positions c’est-à-dire la salle des sessions. Il faut dire que la prise de parole de Fabienne LABRETTE – MÉNAGER, député UMP signataire d’une proposition de loi visant à sanctionner les auteurs de blocage, a contribué à faire monter la tension : provocation ou bêtise ? Probablement un peu des deux.

 

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L’intervention d’Yvon LUBY puis de Christophe COUNIL au nom des élus de gauche a permis de faire baisser la tension avec un message clair : Les élus de gauche soutiennent le mouvement de protestation contre une réforme injuste mais le Conseil général, instance démocratique de proximité, doit pouvoir délibérer car des décisions importantes ne peuvent pas être reportées.

 

Message entendu : les manifestants ont quitté l’Abbaye de l’Épau pour participer à la Marche contre la violence organisée dans le quartier des Sablons.

Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 16:59
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OF-15-10.jpgOuest-France, 15 octobre 2010

 

A suivre lors de la prochaine session du 22 octobre.

Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 21:21
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Lors de la session extraordinaire de lundi dernier, la majorité UMP a proposé de modifier le règlement intérieur du Conseil général afin de mieux encadrer les possibilités d’expression des élus. Étrange pratique alors qu’il ne reste que deux sessions avant les prochaines élections cantonales. Ses manœuvres nous semblent tellement dérisoire que nous avons voté ces propositions.

 

Non sans malice, nous avons fait remarquer que notre assemblée n’avait pas besoin d’un règlement intérieur mais plutôt d’un statut de l’opposition.

 

Un statut de l’opposition qui empêcherait que les organes de communication du Conseil général (magazine et newsletter) ne deviennent des courroies de transmission d’un parti politique.

 

Un statut de l’opposition qui offrirait à la minorité la possibilité de faire étudier par les services et les commissions compétentes ses propres propositions plusieurs fois par an.

 

Un statut de l’opposition qui obligerait l’exécutif à associer à chaque déplacement le Conseiller général concerné même s’il appartient à la minorité.

 

Un statut qui modifierait radicalement les rapports entre majorité et minorité donnant sa place à l’ensemble des élus du suffrage universel et permettant de gagner en efficacité dans le respect du pluralisme et de la démocratie.

 

Un statut que nous mettrons en place si nous devenons majoritaires en mars prochain. C'est aussi cela promouvoir une autre forme de gouvernance.

Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 11:11
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Lundi dernier, le Conseil général de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour examiner deux rapports portant sur la création d’une agence départementale de développement économique et touristique de la Sarthe et sur les maisons de l’emploi.

 

La création de l’agence départementale de développement économique et touristique va indéniablement dans le bon sens car elle permettra de créer des synergies intéressantes entre les anciens Comité d’expansion économique et Comité Départemental du Tourisme. Pour autant, nous avons émis des réserves sur deux points. Tout d’abord, la recherche d’économies (passage de 27 à 19 postes à terme) ne doit pas se faire au détriment de l’efficacité et par ailleurs le site retenu (avenue Léon Bollée) n’est pas forcément le plus adapté dans la mesure où ce nouvel organisme doit avant tout être tourné vers l’extérieur du département, le site du Centre d’affaires de la Gare aurait été préférable.

 

Le débat sur les Maisons Départementales de l’Emploi (MDE) fut beaucoup moins serein dans la mesure où notre groupe a clairement refusé de donner mandat au Président de réorganiser comme il le souhaitait les 3 MDE existantes. Avant toute décision, nous avons exigé d’avoir un bilan précis de  ces structures qui ont coûté 1 million d’€uros par an au Conseil général ? Un coût très important sur une compétence qui reste avant tout celle de l’Etat et pour des résultats très limités, la majorité UMP reconnaissant en a parte que la MDE Sarthe Nord fonctionnait très mal. Nous avons fait part de notre préférence pour la suppression de ces structures et la réorientation des crédits vers des territoires plus petits en liaison avec les Communautés de Communes (exemple : soutien au point emploi relais).  Au final, la majorité UMP a préféré reculer et proposer un autre texte qui va permettre de reprendre le travail à la base : évaluation de l’existant, dialogue avec les partenaires pour décider en bout de course du maintien des MDE mises en réseau ou leur suppression.  A suivre …

Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 18:59
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La dernière session du Conseil général était également consacrée à l'examen du compte adminstratif 2009 qui fait un état précis des dépenses et recettes de l'exercice budgétaire écoulé. L'occasion pour notre groupe de faire le bilan des douze années de présidence de Roland du Luart. Voici, un extrait du discours que j'ai prononcé au nom du groupe des Élus de gauche et républicains du Conseil général de la Sarthe.

 


 

Monsieur le Président.

 

Le compte administratif que vous présentez aujourd'hui est votre dernier. L'occasion pour nous de dresser un bilan entre la situation du conseil général en 1998 et aujourd'hui. Trois constats ont plus particulièrement retenu notre attention :

 

1er point : Le budget du département a profondément évoluée passant de 313 M€ à 571M€ soit une augmentation de 82%. Alors que le ratio entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement était globalement de 2/3 - 1/3, il est désormais de 3/4 - 1/4 ; les dépenses de fonctionnement ayant augmenté de 121% sur la période contre 22% pour les dépenses d'investissement.

Cela est lié aux transferts de compétences et l'acte II de la décentralisation qui ont conduit à des modifications profondes de nos finances et du cadre d'intervention du Conseil dont le nombre d'agents à plus que doublé (966 agents en 1998 contre  1955 désormais).

Ces années ont donc été marquées par un net renforcement du Conseil général dans l'exercice de ces missions de proximité et de solidarité. C'est une formidable réponse aux détracteurs des Conseils généraux qui considèrent que nous appartenons à une institution dépassée qu'il conviendrait de supprimer.


2ème point : Dans le même temps, nous avons assisté à une forte évolution de nos recettes de fonctionnement avec une diminution très importante de la part des impôts directs. Ils représentaient 52% de nos recettes en 1998 (soit plus de la moitié), ils n'en représentent plus que 38% l'an passé, 23% cette année et près de 10% l'an prochain. Pourtant, cette situation n'est pas liée à des choix politiques propres à votre majorité puisque sur cette période vous n'avez jamais hésité à augmenter les impôts qui ont cru 30% pour la TH, la TP et 35% pour la TFB (moyenne qui ne tient pas compte de votre tripatouillage de l'an passé).

Cette baisse s'explique principalement par l'augmentation de la part des impôts indirects (+22%) et des dotations de l'Etat (+92%) dans la structure de nos recettes de fonctionnement. Ces augmentations correspondent aux transferts de fiscalité ou aux dotations destinées à financer la décentralisation. Il y aurait à ce sujet beaucoup  dire puisque rien que l'acte II de la décentralisation représente une charge financière supplémentaire de 66.6 M € depuis 2004 ; chiffre qui dépasse les 120 M€ si on y intègre les prestations sociales (APA et PCH). On est loin de la compensation à l'€uro près que vous nous aviez promis lors de nos débats …

Nous considérons qu'aujourd'hui la constitution n'est plus respectée dans notre pays dans la mesure où la compensation partielle de la décentralisation et la baisse de la part de la fiscalité directe sont en contradiction avec l'article 72-2 de la constitution. Sur la compensation de la décentralisation, nous connaissons votre réponse et regrettons votre absence de volonté de réclamer à l'État ce qu'il nous doit alors que d'autres départements n'ont pas hésité à le faire. Cet article prévoit que la fiscalité locale doit représenter une part déterminante de nos recettes, ce n'est plus le cas et je crois que sur ce point le constat peut - être partagé entre l'opposition et votre majorité. Raison pour laquelle nous avons saisi le Conseil constitutionnel.


3ème point : La période est également marquée par une forte dégradation des finances départementales : le taux d'épargne brute est en baisse constante, il est passé de 18.5% à 12% alors que nous restons parmi les départements les plus endettés.

L'explication est simple : c'est la conséquence des choix politiques que vous avez soutenu et que nous avons évoqué précédemment. Cela ne peut que nous inquiéter pour les années qui viennent car la dégradation de nos finances ne peut que s'aggraver encore plus du fait des réformes en cours : réforme de la fiscalité locale, réforme territoriale.

 

En conclusion, vous réussissez l'exploit de laisser un Conseil général à la fois renforcé et affaibli. Renforcé dans ses missions ; affaibli par la dégradation de ses finances et un avenir de plus en plus incertain.

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 12:00
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