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Groupe élus de gauche

 

Avec 18 conseillers généraux, le groupe des élus de Gauche et Républicains du Conseil général représente désormais 322 804 Sarthoises et Sarthois soit plus de 58% de la population de notre département. Cette situation paradoxale d'une gauche majoritaire du point de vue démographique mais minoritaire en siège est le fruit d'un mode de scrutin archaïque qui place à égalité des cantons de plus de 30 000 habitants et des cantons de moins de 4 000 habitants. 

 

Renforcés à l'issue du dernier scrutin cantonal, les élus de Gauche apparaissent clairement comme une force de propositions aux yeux d'une majorité de Sarthois. Il nous appartient de poursuivre notre travail de proximité et de propositions pour construire dès 2014, l'alternance dont notre département à besoin.

 

A travers ce blog nous vous proposons de découvrir nos élus, nos propositions et nos actions au service de la Sarthe et des Sarthois.


Bonne visite.

 

Christophe COUNIL - Président du groupe

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La lecture de la presse quotidienne est souvent très intéressante. C'était particulièrement le cas aujourd'hui après les déclarations tonitruantes de Dominique LE MENER (voir Ouest-France) qui n'a pas digéré les résultats du vote désignant Jean-Marie GEVEAUX, comme chef de file de l'UMP pour les prochaines élections cantonales.

 

Pour une fois, Dominique LE MENER ne dit pas que des bêtises mais nous donne des informations très intéressantes. Petites explications de texte :

 

1er extrait:  "Lorsque Roland [du Luart] a annoncé qu'il ne se représenterait pas, nous n'avions plus de chef de file pour la campagne. C'est lui que nous avons élu lundi. Pas le Président"

Traduction : Jean-Marie GEVEAUX n'est donc pas assuré d'être le candidat de l'UMP à la Présidence du Conseil général puisqu'il y aura un nouveau vote des élus UMP après les élections. Cela signifie clairement que lorsque les Sarthois glisseront leur bulletin dans l'urne, ils ne connaitront pas le nom du candidat de droite à la présidence du Conseil général. Bravo la transparence ! Vive les petits tripatouillages entre "copains" ! Heureusement, à gauche, les choses seront plus simples : le chef de file désigné démocratiquement en octobre sera le candidat de la gauche à la Présidence du Conseil général.

 

2ème extrait: "Nous ne sommes pas certains de gagner"

Traduction : Dominique LE MENER traduit la forte inquiétude de l'UMP locale qui a compris qu'elle risquait de perdre la majorité au Conseil général. Jusqu'à présent ce discours était tenu en privé, désormais il est public.

 

3ème extrait: "On ne sait pour qui voteraient les trois nouveaux [conseillers généraux remplaçant R. du Luart, M. P. Cléach et P. Hellier qui ne représentent pas] s'ils sont de la majorité"

Traduction : L'UMP risque même de perdre des sièges historiquement acquis à la droite … c'est en tout cas la volonté de la gauche de les reprendre et nous aurons d'excellents candidats dans ces trois cantons.

 

4ème extrait: "un autre détail chatouille le député, la tâche présidentielle annoncée à temps plein par le chef de file non parlementaire.  Il suffit de gérer son temps. On a eu d'autres présidents parlementaires […] et être au Conseil économique et social [lieu de retraite de M. Geveaux depuis sa défaite aux législatives], ça ne prend pas de temps ?".

Traduction : Dominique LE MENER confirme que si la droite l'emporte, le Conseil général n'aura pas un élu un temps plein comme l'exige la situation mais encore un cumulard plus présent à Paris que dans le Département. A gauche, les choses seront claires, le Président n'aura aucun mandat national et sera à temps plein à la tête du Conseil général.

 

5ème extrait: "Les comptes [du vote interne] montrent que rien n'est joué pour la suite".

Traduction : Nous ne venons de vivre que l'acte I de la bataille des petits chefs locaux de l'UMP. Vivement la suite

Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 21:47
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Les 23 élus de l'actuelle majorité départementale ont donc choisi Jean-Marie GEVEAUX pour succéder à Roland du LUART dans l'hypothèse - peu probable - d'une victoire de l'UMP aux élections cantonales de mars 2011.

 

Il ne nous appartient pas de commenter ce choix mais nous lui souhaitons bon courage pour assumer les promesses non tenues et répondre du bilan globalement négatif de l'actuelle majorité. La campagne électorale permettra d'y revenir.

 

Au-delà, le mode de désignation du candidat UMP à la Présidence du Conseil général est particulièrement étonnant et le signe d'une pratique archaïque de la politique. En effet, il est surprenant que le candidat UMP à la Présidence soit désigné par les conseillers généraux actuels qui, pour certains, ne seront plus élus dans quelques mois. Autant dire que l'avis des futurs élus importe peu aux actuels tenants de la majorité départementale.

 

A gauche, les choses sont beaucoup plus démocratiques puisque le chef de file des socialistes, composante majoritaire du groupe des élus de gauche, sera désigné par un vote à bulletin secret de l'ensemble des militants dans le courant du mois d'octobre …

 

A chacun sa légitimité !

Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 16:10
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Prochainement, le projet de loi sur la réforme territoriale doit revenir en deuxième lecture devant les députés.

 

Les députés ont adopté une première version de ce texte le mardi 8 juin 2010 dont les Sénateurs ont entrepris la démolition. Les résultats des échanges parlementaires marquent le manque de confiance notable de la majorité présidentielle pour le projet gouvernemental. C’est aussi la confirmation que ce texte n’emporte pas l’adhésion des élus.

 

Au-delà de la création du Conseiller territorial qui est loin de faire l’unanimité, la méthode employée par le gouvernement et le contenu du tableau de répartition de ce nouvel élu hybride sont mal acceptés.

 

elus-territoriaux.jpg

 

D’une manière générale, à trop vouloir encourager « l’évaporation » des départements, le gouvernement va in fine réduire considérablement les marges de manœuvre et les capacités d’action de deux échelons pourtant complémentaires aujourd’hui : la région et le département.

 

De plus, loin de simplifier le prétendu « mille-feuille territorial », le texte adopté complexifie de manière considérable la lisibilité du système institutionnel de notre pays. Création d’échelons nouveaux (métropoles, pôles métropolitains, communes nouvelles), répartition des compétences inefficace, limitation déséquilibrée des financements croisés, cette réforme brouille les cartes et met gravement en péril la continuité des services publics locaux, en particulier dans les territoires ruraux.

 

Le nouvel examen parlementaire est également l'occasion de rappeler quelques vérités :

 

OUI c’est l’Etat et la Sécu qui totalisent 90% de la dépense publique : les collectivités 10% 

NON les élus des collectivités ne coûtent pas trop cher : 0,4% du budget des collectivités 

 

OUI les collectivités locales sont le premier investisseur public : 73% des investissements

NON les collectivités locales ne sont pas très endettées : en 2009, 7,9 % du PIB  contre 77% pour l'État.

 

OUI c’est un recul pour une juste représentation des territoires ruraux et un coup grave porté à la promotion de la parité. La démocratie locale est en danger.

NON le mille-feuille administratif n’est pas une spécialité française :les principayx pays européens ont tous trois niveaux de décisions.

 

OUI c’est un coup porté à la décentralisation et à la nécessité de proximité : l'élu s'éloigne du terrain.

NON il n’y a pas d’enchevêtrement des compétences entre Régions et Départements : 90% des dépenses sont divergentes, 10% seulement convergent.

 

OUI c’est la fin de l’autonomie fiscale des départements avec la suppression de la Taxe Professionnelle : en 2009, le Conseil général a perçu 187 millions d'€uros de fiscalité directe, après la réforme cela sera  ne sera plus que 60 millions d'€uros. 

NON les ménages ne seront pas épargnés par la suppression de la Taxe Professionnelle. Ils compenseront.

Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 20:58
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La dernière session du Conseil général était également consacrée à l'examen du compte adminstratif 2009 qui fait un état précis des dépenses et recettes de l'exercice budgétaire écoulé. L'occasion pour notre groupe de faire le bilan des douze années de présidence de Roland du Luart. Voici, un extrait du discours que j'ai prononcé au nom du groupe des Élus de gauche et républicains du Conseil général de la Sarthe.

 


 

Monsieur le Président.

 

Le compte administratif que vous présentez aujourd'hui est votre dernier. L'occasion pour nous de dresser un bilan entre la situation du conseil général en 1998 et aujourd'hui. Trois constats ont plus particulièrement retenu notre attention :

 

1er point : Le budget du département a profondément évoluée passant de 313 M€ à 571M€ soit une augmentation de 82%. Alors que le ratio entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement était globalement de 2/3 - 1/3, il est désormais de 3/4 - 1/4 ; les dépenses de fonctionnement ayant augmenté de 121% sur la période contre 22% pour les dépenses d'investissement.

Cela est lié aux transferts de compétences et l'acte II de la décentralisation qui ont conduit à des modifications profondes de nos finances et du cadre d'intervention du Conseil dont le nombre d'agents à plus que doublé (966 agents en 1998 contre  1955 désormais).

Ces années ont donc été marquées par un net renforcement du Conseil général dans l'exercice de ces missions de proximité et de solidarité. C'est une formidable réponse aux détracteurs des Conseils généraux qui considèrent que nous appartenons à une institution dépassée qu'il conviendrait de supprimer.


2ème point : Dans le même temps, nous avons assisté à une forte évolution de nos recettes de fonctionnement avec une diminution très importante de la part des impôts directs. Ils représentaient 52% de nos recettes en 1998 (soit plus de la moitié), ils n'en représentent plus que 38% l'an passé, 23% cette année et près de 10% l'an prochain. Pourtant, cette situation n'est pas liée à des choix politiques propres à votre majorité puisque sur cette période vous n'avez jamais hésité à augmenter les impôts qui ont cru 30% pour la TH, la TP et 35% pour la TFB (moyenne qui ne tient pas compte de votre tripatouillage de l'an passé).

Cette baisse s'explique principalement par l'augmentation de la part des impôts indirects (+22%) et des dotations de l'Etat (+92%) dans la structure de nos recettes de fonctionnement. Ces augmentations correspondent aux transferts de fiscalité ou aux dotations destinées à financer la décentralisation. Il y aurait à ce sujet beaucoup  dire puisque rien que l'acte II de la décentralisation représente une charge financière supplémentaire de 66.6 M € depuis 2004 ; chiffre qui dépasse les 120 M€ si on y intègre les prestations sociales (APA et PCH). On est loin de la compensation à l'€uro près que vous nous aviez promis lors de nos débats …

Nous considérons qu'aujourd'hui la constitution n'est plus respectée dans notre pays dans la mesure où la compensation partielle de la décentralisation et la baisse de la part de la fiscalité directe sont en contradiction avec l'article 72-2 de la constitution. Sur la compensation de la décentralisation, nous connaissons votre réponse et regrettons votre absence de volonté de réclamer à l'État ce qu'il nous doit alors que d'autres départements n'ont pas hésité à le faire. Cet article prévoit que la fiscalité locale doit représenter une part déterminante de nos recettes, ce n'est plus le cas et je crois que sur ce point le constat peut - être partagé entre l'opposition et votre majorité. Raison pour laquelle nous avons saisi le Conseil constitutionnel.


3ème point : La période est également marquée par une forte dégradation des finances départementales : le taux d'épargne brute est en baisse constante, il est passé de 18.5% à 12% alors que nous restons parmi les départements les plus endettés.

L'explication est simple : c'est la conséquence des choix politiques que vous avez soutenu et que nous avons évoqué précédemment. Cela ne peut que nous inquiéter pour les années qui viennent car la dégradation de nos finances ne peut que s'aggraver encore plus du fait des réformes en cours : réforme de la fiscalité locale, réforme territoriale.

 

En conclusion, vous réussissez l'exploit de laisser un Conseil général à la fois renforcé et affaibli. Renforcé dans ses missions ; affaibli par la dégradation de ses finances et un avenir de plus en plus incertain.

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 12:00
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Les jours passent et je me rends compte que j'ai complètement omis de vous faire un petit compte-rendu de la dernière session du Conseil général qui s'est tenue le 28 juin 2010. Le moins que l'on puisse dire est la réunion a été plus tendue qu'à l'accoutumée. Morceaux choisis :

 

Budget supplémentaire 2010

Notre groupe s'est abstenu sur ce budget dans lequel les opérations réellement nouvelles étaient quasi-inexistantes (moins de 2% du budget annuel) par rapport aux années passées, signe que le Conseil général n'a plus de marges de manœuvres financières. Le budget supplémentaire est notamment marqué par une forte hausse des sommes consacrées au RSA du fait de la très forte dégradation de la situation de l'emploi dans notre département.

 

Syndicat Mixte Notre Dame des Landes

Notre groupe a contesté le versement d'un crédit de 6 738 € destiné au Syndicat Mixte d'études de l'aéroport de Notre Dame des Landes près de Nantes considérant que ce dossier ne concerne pas la Sarthe … Nous notre aéroport de proximité c'est Roissy - Charles de Gaulle grâce à la liaison TGV via la ligne à destination de Lille - Europe.

 

Étude très haut Débit

Nous avons également contesté l'inscription d'un crédit de 200 000 € pour mener une étude visant au développement du très haut débit. Le département a déjà beaucoup investi sur ce sujet à travers la mise en place d'un important réseau de fibres optiques … pourtant de nombreuses situations de particuliers ou d'entreprises ne sont toujours pas réglées. Avant de se lancer dans une sorte de fuite en avant faisons déjà en sorte que ce qui existe fonctionne mieux que cela.

 

Budget social supplémentaire

Notre groupe s'est abstenu sur ce budget considérant assez étrange la baisse d'un million d'euros des crédits destinés à l'Allocation personnalisée à l'Autonomie. Les élus UMP une stagnation du nombre de bénéficiaires alors que la réalité est tout autre. En effet, les nouvelles dispositions adoptées par la majorité départementale découragent de nombreuses personnes à demander la prestation. Probablement, une nouvelle façon de faire des économies !

 

Informatique dans les collèges

Les rapports consacrés à l'éducation ont donné lieu à une passe d'armes assez virulente entre Christophe COUNIL et Jean-Marie GEVEAUX au sujet de l'informatisation des collèges. En effet, alors que notre groupe ne cesse de réclamer un coup d'accélération au déploiement du matériel informatique dans les collèges (ordinateurs, vidéoprojecteurs, tableaux blancs interactifs …), la majorité UMP se contente d'attribuer 15 ordinateurs par collège qu'il compte 100 ou 600 élèves. L'éducation n'est décidemment pas une priorité des élus UMP du département.

 

Tarification de la restauration scolaire

Enfin un point important, la majorité UMP vient enfin de lancer à notre demande une étude pour mettre en œuvre une tarification sociale dans les collèges du département. Voilà deux ans que nous la réclamons !!! A suivre avec beaucoup d'attention.

 

Transports scolaires

Suite à de nombreuses réclamations, notre groupe est intervenu pour que les parents souhaitant se procurer la carte de transports scolaires de leurs enfants puissent à nouveau payer par chèque. Nous avons été entendus.

 

Prospective Sarthe 2030

A seulement quelques mois des élections cantonales, la majorité UMP entendait lancer une étude d'un coût de 100 000 € destinée à dessiner à bâtir d'un projet de territoire à échéance de 20 ans. Nous avons dénoncé cette décision qui s'apparente très clairement à une nouvelle campagne de communication … en menaçant de demander à ce que cette dépense soit intégrée aux comptes financiers des candidats UMP lors des prochaines cantonales. L'argument a fait mouche, la majorité a retiré son rapport. Du jamais vu !

 

Déni de démocratie

Notre groupe avait déposé trois vœux destinés à être examinés en fin de session. Ils étaient destinés à "contraindre l'État à payer ses dettes", à "garantir la parité dans le cadre de la réforme territoriale" et à "demander le retrait du projet de réforme territoriale". Le Président, grand démocrate, a refusé de les soumettre à débat prétextant qu'ils n'avaient pas été déposés dans les temps alors que conformément au règlement intérieur de l'Assemblée nous les avions déposés le vendredi soit deux jours avant la session. Devant, ce déni de démocratie les élus de gauche ont boycotté la Commission permanente qui suivait. Le Président du Luart nous avait habitués à une attitude plus respectueuse de la démocratie … mais peut-être avait-il peur que ses troupes votent nos vœux ?

 

Article-ML-session-du-28-juin.jpgMaine Libre, samedi 29 juin 2010

Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 23:14
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Depuis plusieurs années, nous ne cessons de dénoncer les ravages des décisions politiques pour les finances du Conseil général qui se dégradent budget après budget : hausse sans fin des dépenses de fonctionnement du fait des transferts de compétences, recettes insuffisantes pour combler le déficit creusés par l'État, forte augmentation de la fiscalité locale, endettement de plus en lourd. Au rythme où vont les choses, le Conseil général de la Sarthe ne tardera pas à rejoindre le groupe des départements "en faillite".

 

Pourtant, la majorité UMP reste sourde à nos remarques et refuse de réclamer notre dû au gouvernement … la proximité des élus UMP avec le Premier ministre n'y est probablement pas pour rien. Devant tant de passivité, notre groupe a décidé de réagir à la place de la majorité en saisissant le Conseil constitutionnel sur l'actuel non-respect de l'article 72-2 de la Constitution.

 

En effet, alors que les transferts de compétences entre l'État et le Conseil général ont eu pour conséquences d'augmenter les dépenses du Conseil général de la Sarthe, ils n'ont pas été accompagnés des ressources nécessaires à l'exercice des compétences transférées conformément au quatrième alinéa de l'article 72-2 de la constitution.

 

De même, nous constatons que les recettes fiscales et les autres ressources propres de notre collectivité ne représentent plus une part déterminante de l'ensemble des ressources du Conseil général de la Sarthe contrairement aux dispositions prévues dans le troisième alinéa de l'article 72-2

 

Nous attendons donc du Conseil constitutionnel qu'il se saisisse de ces questions et puisse conformément à ses prérogatives, nous apporter des éléments de réponse sur ce que nous pensons être aujourd'hui contraires à la loi fondamentale de la République.

 

Retrouvez le courrier adressé au Président

du Conseil constitutionnel et ses annexes.

Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 21:13
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ASTRE.jpg Peut-être connaissez-vous l'association ASTRE ? C'est une association de soutien aux travailleurs en recherche d'emploi.

 

Basée Rue Auvray, elle apporte une aide aux chômeurs en les accompagnant dans leur recherche d'emploi ou de formation. Elle organise des ateliers de vie sociale ou d'informatique permettant aux personnes les plus éloignées de reprendre confiance en elles. 2 900 chômeurs ont fait appel à ses services l'an passé.

 

La qualité de son travail est reconnue par tous à un moment où le nombre de chômeurs atteint à nouveau des sommets. Pourtant, le Conseil général a progressivement décidé de lui couper les ailes en réduisant de façon substantielle ses subventions.

 

Alors que le Conseil général avait déjà réduit sa subvention de 30% en 2008, une nouvelle diminution a été décidée par la majorité UMP pour l'année 2010 conduisant à amputer le budget de l'association de 33 000 € soit une division par deux de la subvention départementale en deux ans.

 

Nos interventions n'ont rien changé et n'y changeront rien ! Le Conseil général considérant que le public de l'ASTRE est trop éloigné de l'emploi a décidé de  ne plus soutenir les actions d'insertion de l'association. Pourtant, il existe une autre raison à cette disgrâce de l'ASTRE  : le Président et la Directrice de l'association sont clairement engagés à gauche et figuraient même sur la liste conduite par Jacques Auxiette lors des élections régionales de 2010.

 

Voilà un exemple clair et précis de la politique partisane et clientéliste des élus UMP du Conseil général.

Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 12:14
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Ce matin, à l’occasion du débat sur le projet de réforme territoriale, une conférence de presse des présidents des associations d’élu(e)s de gauche a été organisée à l’Assemblée nationale, qui a donné lieu à une déclaration commune :

 

Le projet de réforme territoriale :


Une menace sérieuse pour l’intervention publique locale

Un mouvement brutal de recentralisation

 

Nous, représentants des Associations d’élu-e-s de gauche, socialistes, communistes, citoyennes, progressistes, radicales et écologistes, réaffirmons notre attachement aux collectivités locales, communes, départements et régions, pour les services indispensables qu’elles rendent aux citoyens, pour leur engagement en matière de politiques publiques innovantes et de développement solidaire et durable, et pour leur capacité à apporter un nouveau souffle à la démocratie et à la citoyenneté.

 

Dans le contexte de crise majeure que nous traversons aujourd’hui, le projet de réforme des collectivités et des finances locales porté par le gouvernement constitue une menace d’une gravité sans précédent contre l’intervention publique locale et pour les enjeux de développement et de croissance durable qui lui sont associés.

 

Il porte les germes d’une régression démocratique unique dans l’histoire de la République, masquant, sous des arguments aux accents populistes, un mouvement brutal de recentralisation, anachronique au regard de l’environnement européen, de l’histoire de la décentralisation et des défis environnementaux.

 
Nous exigeons le retrait du projet de loi car la réforme voulue par le gouvernement conduit à un recul de la démocratie territoriale.

 

Le projet gouvernemental planifie l’affaiblissement simultané des régions et des départements. Le conseiller territorial consacre le cumul des mandats, la confusion des fonctions et l’éloignement des élus de leurs concitoyens. Il annonce, à terme, la disparition des départements et des régions et du principe de subsidiarité.

 

Le projet gouvernemental porte une atteinte sévère à  l’autonomie locale en privant les collectivités de compétences institutionnelles et fiscales, dont certaines pourtant reconnues constitutionnellement. – Comme l’illustre le cas du « Grand Paris », exemple de démarche autoritaire et de reprise en main par l’Etat de prérogatives relevant des élus locaux, ou comme les conditions de création des métropoles telles que prévues dans le projet de loi. 

 

Le projet gouvernemental réaménage la clause de compétence générale : pure hypocrisie cependant si les moyens financiers ne sont pas associés aux capacités d’intervention des collectivités.

 

Nos associations d’élus sont fermement opposées à la création du conseiller territorial et aux modes de scrutin qui lui sont associés, qui font fi de la parité, de la représentativité des territoires et de la diversité des habitants.

 

L’accélération du calendrier d’adoption de la loi montre la fébrilité du gouvernement face à l’opposition croissante de très nombreux élus, y compris dans les rangs de la droite, et de nos concitoyens, conscients des enjeux politiques et sociaux de cette réforme. 

Nous en exigeons le retrait: les collectivités locales sont le moteur de la vitalité de notre pays : véritables « amortisseurs des crises », elles protègent nos concitoyens dans leurs besoins par des services publics dynamiques. Elles constituent le principal soutien aux secteurs culturel, sportif et associatif ; enfin, elles sont la clef de voûte du développement économique des territoires et de la création d’emplois de proximité.

Réalisant 73% de l’investissement public, les collectivités ont un rôle prépondérant dans l’économie nationale. 800 000 emplois dépendent directement ou indirectement de la commande des collectivités.

 

La suppression de la taxe professionnelle, la baisse des dotations, le report des charges de l'Etat sur les différentes collectivités alors que celles-ci n'ont pratiquement plus d'autonomie fiscale programment l'asphyxie financière des collectivités et l’aggravation des inégalités entre les territoires. C'est la traduction d'une recentralisation autoritaire des pouvoirs au détriment de la démocratie.

 

Ce processus de centralisation obère les possibilités d'actions diversifiées des collectivités. Il condamne les fortes capacités de relance dont les collectivités sont porteuses.

 

Nous refusons une réforme fondée sur la poursuite d’intérêts partisans et dont les conséquences démocratiques, sociales et politiques s’avèrent dramatiques pour l’intérêt général.

 

Nous nous prononçons en faveur d’une grande réforme de l’organisation territoriale, démocratique, ambitieuse et solidaire, associée à des moyens humains et financiers adaptés.

 

Notre conception d’une réforme juste est celle qui conduit à réduire les inégalités territoriales et fiscales, qui fasse vivre la démocratie locale, qui donne aux collectivités les moyens de répondre aux besoins de la France confrontée aux défis économiques, sociaux et environnementaux.

 

Nous demandons solennellement aux parlementaires, dans leur diversité, aux centaines de milliers d’élus de France, aux personnels territoriaux, aux  associations et aux citoyens de notre pays de se mobiliser, ensemble, pour obtenir le retrait de ces réformes. 


Nous en appelons à un nouveau Pacte Républicain entre l’Etat et les collectivités.

 

Etienne Butzbach, Président des Élus du Mouvement Républicain et Citoyen

André Chassaigne, Président des Élus Communistes et républicains

Jean–François CARON, Président des Élus Verts et écologistes

Claudy Lebreton, Président des Élus Socialistes et républicains

Patrick Molinoz , Président des Élus de la Gauche radicale et républicaine

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 21:26
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Les chiffres de l’INSEE viennent confirmer les bons résultats de la gestion des collectivités locales.

 

La gestion de l’Etat par le gouvernement est qualifiée de catastrophique tandis que celle des administrations locales est rigoureuse.

 

Le besoin de financement (part de l’investissement financée par l’endettement) des administrations locales (Régions, Départements, Communes …) atteint 5,6 milliards contre 8,7 milliards d’€ en 2008, soit une baisse de 35% ! Le déficit de l’Etat, en revanche, augmente de 112%.

 

Alors qu’elles ont massivement investi pour protéger les salariés de la crise et de la politique du Gouvernement, pour préparer la reprise et notre avenir, alors qu’elles sont soumises à la pression financière de l’Etat qui les étrangle financièrement, les collectivités locales ont malgré tout réussi à réduire leur recours à l’endettement de manière spectaculaire.

 

Le Président de la République et son Gouvernement devraient prendre exemple sur cette gestion plutôt que multiplier les mensonges sur les collectivités.

 

Aussi, face à un tel démenti, il est attendu du Gouvernement qu’il reconnaisse enfin que son projet de contre-réforme territoriale va venir affaiblir et désorganiser des collectivités qui fonctionnent bien et qui offrent des services publics de proximité et de qualité, auxquels les citoyens sont attachés.

 

Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 17:02
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Les médias sarthois se sont fait récemment l'écho de la décision de Mme Fabienne LABRETTE - MENAGER de démissionner de son mandat de Conseillère régionale des Pays de la Loire alors qu'elle vient d'être élue à ce poste en mars dernier. Le groupe des élus de Gauche du Conseil général considère que cette décision était attendue mais n'en reste pas moins inacceptable.

 

Mme LABRETTE - MENAGER étant déjà atteinte par le cumul des mandats en sa qualité de Députée et de Conseillère générale, il était entendu d'avance qu'elle serait contrainte de démissionner de l'un de ses mandats dès son élection au Conseil régional des Pays de la Loire. L'ensemble des observateurs politiques la voyait mal abandonner son fauteuil de Députée ou de Vice-présidente du Conseil général pour un siège de Conseillère régionale d'opposition. Cette démission n'est donc pas une surprise.

 

Pour autant, le groupe des élus de gauche considère que cette décision est absolument inacceptable car par cet acte Mme LABRETTE-MENAGER montre qu'elle ne respecte en aucun cas les Sarthoises et Sarthois qui ont voté pour la liste qu'elle conduisait localement. Comment dans une démocratie moderne, peut-on encore se comporter de la sorte : se présenter à une élection pour démissionner quelques semaines plus tard ? Cela devient vite très indécent.

 

Ce genre de pratiques d'un autre âge conduit inexorablement à une perte de crédit des élus auprès des citoyens et milite en faveur d'une modification de la loi sur le cumul des mandats qui obligerait les élus se trouvant en situation de cumul à démissionner de leur mandat le plus ancien.

 

Une proposition de loi que nous proposons à Mme LABRETTE - MENAGER, riche de cette nouvelle expérience, de soumettre au vote de ses collègues à l'Assemblée nationale.

Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 10:00
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