Les impôts augmenteront de 6% en 2007
Malgré une lecture très attentive, nous n’avions trouvé trace dans le numéro précédent du magazine « La Sarthe » consacré très largement au budget 2007 du Conseil général, de la pourtant significative augmentation de 6% des impôts votée par la majorité.
Voilà les méfaits de l’acte II d’une décentralisation imposée par l’Etat et les gouvernements Raffarin-De Villepin, mais validée par les parlementaires sarthois de l’UMP qui siègent au Conseil général, qui ne se profile plus seulement à l’horizon.
Désengagement de l’Etat
Face entre autres, à une aggravation de la situation économique, avec une fin d’année catastrophique pour le sud Sarthe en matière d’emploi, et une augmentation du nombre de Rmistes, qui sont désormais plus de 8000, l’Etat marque sa volonté de ne plus assumer certaines compétences qui lui sont propres, et de les déconcentrer, sans aucune concertation, aux collectivités locales, réduisant par la même à peau de chagrin leurs leviers d’intervention.
De nouvelles compétences transférées sans concertation ni compensations
En dépit des nombreuses réserves et mises en garde émises par les élus de gauche, on atteint pour 2007 près de 23 millions d’€uros de transferts de compétences imposés, mais non compensés par l’Etat, parmi lesquels le RMI, les contrats aidés, l’APA, les prestations de compensation du handicap… soit au passage une aggravation de 7 millions d’€uros par rapport à l’année 2006.
La nécessaire solidarité nationale mise à mal
Ce désengagement se traduit par un transfert de fiscalité à la fois de l’impôt progressif sur le revenu, impôt le plus juste, vers l’impôt local qui ne prend pas en compte, lui, la richesse du revenu et du patrimoine, et à la fois des entreprises vers les ménages via le plafonnement de la Taxe Professionnelle, ce qui entraîne une diminution des recettes de 3.6 millions d’€uros, mesure imposée par l’Etat dont les collectivités locales doivent assumer une partie de la charge.
Les sarthois devront se serrer la ceinture
La majorité demande donc aux sarthois de boire une drôle de potion au goût particulièrement amer, qui se caractérise par :
Une hausse des impôts de 6%
Un gel des crédits d’investissements
Un verrouillage des crédits alloués aux communes
Ce budget bien que contraint, n’enlève en rien la responsabilité que doit pleinement assumer la majorité, car ce sont ses votes à l’assemblée nationale ou au sénat qui pénalisent aujourd’hui les sarthois. C’est pourquoi nous avons voté contre ce budget.


Environnement