Présentation


 

En terme de population, les 17 élus de Gauche représentent 55% des Sarthois. Cette situation paradoxale, d'une gauche majoritaire en nombre d'habitants représentés, mais minoritaire en nombre de sièges est liée au caractère archaïque du découpage cantonal. De même, ce résultat est le fruit de l'enracinement de nos candidats et du fait que la Gauche sarthoise apparaît aux yeux d'une majorité de sarthois comme une force d'alternance crédible en Sarthe et plus particulièrement à la tête du Conseil général.

DÉCOUVREZ LES ÉLUS DE GAUCHE AU CONSEIL GÉNÉRAL

 

Les élus

 
ChristopheCOUNIL 
Le Mans Sud-Est 
Président du Groupe 

Gérard BRAULT 
  
La Chartre-sur-le-loir

Jacky BRETON

Vibraye


Guy-Michel CHAUVEAU

La Flèche

 

  Jean-luc FONTAINE

Le Mans Est-Campagne

 

  Nelly HEUZÉ

Le Mans Ouest

 

  André LANGEVIN

Le Mans Sud-Ouest

 

Bruno LECOMTE

Écommoy
  
Michel LETELLIER

Saint-Calais

  
Yvon LUBY

Allonnes

 
Christiane N'KALOULOU

Le Mans Nord - Ouest

 

  Jacqueline PEDOYA

Le Mans Ville-Est

 

  Michel QUILLET

Sillé-le-Guillaume


Yannick REBRÉ

Ballon


Jean-Pierre ROSSARD

Beaumont -sur-Sarthe

Christophe ROUILLON 

Le Mans Nord-Campagne 


Gérard SAUDUBRAY

La Suze-sur-Sarthe 

  

 

  Isabelle GUILLAUME

Éliane LEVÊQUE  

Collaboratrices du groupe

  
  Hôtel du département

   72072 Le Mans cedex 9

  02.43.54.72.24

elus-de-gauche@cg72.fr

Dans quelques jours s'ouvrira la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique et la nécessaire réduction des gaz à effet de serre.  Les scientifiques du monde entier se sont rencontrés dès mars 2009, dans cette même capitale, pour mettre en commun les connaissances les plus récentes sur le changement climatique. Ils se sont montrés très alarmés sur l'état de la planète qui exige de prendre des mesures urgentes et importantes.

 

Cette urgence environnementale s'impose à tous. Nous devons, individuellement, nous interroger sur notre comportement et notre capacité à réduire notre consommation d'énergie. Ces questions se posent également pour les Collectivités locales d'autant plus que les lois issues du Grenelle de l'environnement nous imposeront assez rapidement des mesures drastiques.

 

Où en sommes-nous en Sarthe ? L'introduction, par ailleurs discutable, de carburant végétal dans les bus TIS du Conseil général n'est en aucun cas suffisant. La tentative de développer le covoiturage semble avoir remporté un succès particulièrement limité.

 

Nous attendons de la majorité UMP du Conseil général qu'elle prenne pleinement conscience du défi environnemental et s'engage dans un programme d'actions concertées allant au-delà des quelques mesures symboliques déjà prises qui s'apparentent plus à de la communication qu'à une politique réelle et sincère de diminution des gaz à effet de serre.

 

C'est pourquoi nous proposons que le Conseil général de la Sarthe élabore, dès 2010, son propre Agenda 21 à l'instar de la Région des Pays de la Loire ou de Le Mans Métropole. Un Agenda 21 (21 pour XXIème siècle) est un projet de territoire qui se décline en divers programmes d'actions concrètes visant à lutter contre le réchauffement climatique, préserver la biodiversité, favoriser la cohésion sociale et territoriale et mettre en œuvre des dynamiques de développement compatibles avec l'environnement. C'est un travail de longue haleine qui nécessitera une concertation profonde avec l'ensemble des forces vives du Département … autant ne pas perdre de temps pour se mettre à l'ouvrage.

 

Dans le même ordre d'idée, nous proposons la réalisation d'un diagnostic de performance énergétique de l'ensemble des bâtiments appartenant au Conseil général, et notamment les collèges, afin d'ajuster nos programmes de travaux et permettre une réduction des consommations d'énergie.

 

 

Enfin, alors que les déplacements automobiles sont une des sources majeures de pollution, le Conseil général doit s'engager dans une politique ambitieuse de développement des transports en commun, seule alternative au "tout automobile". C'est pourquoi, nous proposons, l'élaboration d'un Plan de déplacements départemental visant à rationnaliser les travaux routiers et promouvoir les déplacements en bus, trains et tramways.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander
L’Assemblée des Départements de France (ADF) a tenu son 79ème Congrès à Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, les 22 et 23 septembre 2009 et a adopté la résolution suivante relative à la compensation de la taxe professionnelle et à la réorganisation territoriale.

APA, PACH, RMI-RSA, depuis plus de dix ans, l’Etat transfère des dépenses correspondant à des droits individuels de solidarité nationale sur la fiscalité locale. Aujourd’hui, au travers de la suppression de la taxe professionnelle, il fait à nouveau porter sur les ménages le financement des politiques territoriales.

La question principale n’est donc pas celle de l’évolution des structures territoriales, ni le devenir personnel des élus et de leurs responsabilités. La question est d’abord celle des services publics de proximité, de la situation sociale des territoires, de la démocratie locale et du pouvoir d’achat de nos concitoyens. Il faut combattre cette dérive du gouvernement dès la loi de finances 2010.

Après en avoir débattu, les Présidents des Départements de France :

Considèrent que la parole doit être rendue à nos concitoyens sur cette question, le devenir des collectivités territoriales et l’évolution de leur rôle ne saurait dépendre de l’unique bon vouloir du Président de la République.

S’opposent aux dispositions prévues dans le cadre du projet de loi de finances 2010 parce que :
  • Il ne règle pas la question des dépenses de solidarité, ni pour le passé, ni pour l’avenir ;
  • Il met gravement à mal l’autonomie fiscale des collectivités départementales ;
  • Il transfère sur les ménages le poids du financement des politiques territoriales qui était assuré par les entreprises, le projet de réforme de la taxe professionnelle ne saurait se réduire à la simple satisfaction du MEDEF ;

Demandent que la réforme de la fiscalité locale permette :
  • La compensation à l’euro près des dépenses constatées pour les allocations nationales de solidarité : RSA, PCH, APA.
  • Le financement des politiques décentralisées décidées et maîtrisées par les collectivités par une fiscalité locale avec vote des taux par les collectivités, c’est-à-dire, respectant l’autonomie fiscale des départements.
  • L’instauration d’une véritable solidarité entre les départements riches et pauvres, destinée à assurer le respect des diversités territoriales.

Seules, ces considérations permettront aux départements d’aborder la réforme des collectivités territoriales sans a priori et sans tabous. L’avenir des territoires, des populations et des services publics est en jeu.

En particulier, les départements de France attirent l’attention sur l’accélération de la dégradation de la situation économique des départements d’outre-mer qui s’est manifestée ces derniers mois par une crise sociale sans précédent et une détérioration brutale de l’ensemble des indicateurs les concernant, impactant plus lourdement leurs budgets.

Déjà, avant même l’adoption du projet de réforme de la taxe professionnelle, 25 départements ne sont plus à même d’élaborer leurs budgets.

Dans ce contexte, les départements de France menacent :
  • D’arrêter immédiatement le financement des compétences de l’Etat et les investissements décidés par lui-même qu’il fait supporter aux contribuables locaux ;
  • D’engager devant les juridictions compétentes le recouvrement des sommes dues par l’Etat pour soulager les collectivités locales des charges que le gouvernement leur transfère.

Motion adoptée par les Présidents des Conseils généraux de Gauche
majoritaires au sein de l'Assemblée des Départements de France.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander

En ce lendemain de rentrée, un constat s'impose. Nous avons rarement connu un climat aussi morose tant l'enlisement de notre pays dans la crise se confirme jour après jour. Les licenciements sont nombreux, la progression du nombre de chômeurs reste préoccupante et le renforcement de l'exclusion sociale est une réalité vécue par de nombreux Sarthois.

 

Face à cette situation, nous écrivions dans notre dernière tribune que le Conseil général de la Sarthe devait jouer plus fortement son rôle d'amortisseur social de la crise à travers ses investissements qui sont un soutien à l'activité économique mais aussi en renforçant l'accompagnement des personnes les plus fragilisées.

 

Pourtant, force est de constater qu'il est de plus en plus difficile pour le Conseil général de la Sarthe de jouer son rôle tant les incertitudes sont nombreuses le concernant.

 

Tout d'abord, il faut rappeler que les multiples transferts de charges et de compétences imposés par l'État UMP ces dix dernières années ont creusé un déficit de 38 millions d'€uros dans les finances du Conseil général pour la seule année 2009. Ces transferts de charges ont profondément dégradé la situation financière du Département tout en limitant sa capacité d'action à un moment où l'intervention des collectivités locales est plus que jamais nécessaire.

 

Non content d'imposer aux départements des dépenses nouvelles, le Président de la République a également décidé de les priver d'une partie de leurs recettes en supprimant la Taxe professionnelle payée par les entreprises. Pour le Conseil général de la Sarthe cela représente une perte de recettes de 77,80 millions d'€uros. Si plusieurs pistes ont été évoquées pour compenser cette perte de recettes, nous ne connaissons toujours pas la solution retenue par le gouvernement … alors même que le budget 2010 est en cours d'élaboration.

 

Enfin, que dire des incertitudes qui existent aujourd'hui sur l'existence même des Conseils généraux dont le rôle est remis en cause dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales voulue par le Président de la République. Maintien, suppression, ou fusion des Départements avec les Régions ? Limitation, diminution ou accroissement de leurs compétences ? Autant de questions qui sont également sans réponse à ce jour.

 

Toutes ces incertitudes ne permettent pas d'envisager l'avenir avec optimisme alors même que la dégradation de la situation économique et sociale nous impose une obligation de résultats. Les Conseils généraux peuvent contribuer à la relance de la machine économique. Les Conseils généraux doivent agir face à l'urgence sociale. Ils en ont la volonté … encore faut-il que le gouvernement leur en laisse les moyens.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Recommander
Réponse apportée par notre groupe à un courrier de la CGT - SNCF s'inquiétant des évolutions en cours au sein de la SNCF.

 

Monsieur le secrétaire général,

 

 Votre courrier en date du 7 septembre 2009 a retenu toute notre attention. Dans le cadre de nos mandats nous savons toute l’importance du transport ferroviaire tant pour le transport des passagers que celui des marchandises.

 

La remise en cause du fret (wagons isolés), la suppression des guichets de la gare sud ou encore les menaces sur l’avenir des ateliers de la rue de Bretagne … pour ne reprendre que ces exemples locaux, montrent que les élus doivent exercer une vigilance de tous les instants pour éviter le recul des services publics, l’ouverture à la concurrence n’étant pas pour nous rassurer.

 

Dans le cadre des élections cantonales de 2008, notre groupe avait notamment proposé la mise en œuvre par le Conseil général d’un plan départemental pour mieux organiser les déplacements, faisant la part belle aux transports en commun et en particulier aux rails (cf texte ci-dessous).

 

Nous entendons, à notre niveau, poursuivre nos efforts en faveur de la défense et la promotion des services publics des transports dans lesquels la SNCF joue et doit continuer à jouer ce rôle majeur.

 

Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur le secrétaire général, à l’assurance de nos salutations les meilleures.

 



Un plan départemental pour mieux organiser les déplacements

 

Alors que les déplacements automobiles sont désormais une des sources majeures de pollution, le Conseil général devra s’engager dans une politique ambitieuse de développement des transports en commun, seule alternative crédible au tout automobile.

 

La complémentarité des titres de transports, itinéraires et horaires entre transports urbains et interurbains devra s’affirmer plus fortement. A ce titre, le Conseil général apportera son soutien à la création dans l’agglomération mancelle de la troisième ligne de tramway et à la réalisation de la plate-forme multimodale voyageurs à proximité de la gare du Mans associant TGV, TER, Transports Interurbains de la Sarthe, tramway, bus et taxis.

 

En lien avec la région des Pays de la Loire nous travaillerons à faire des TER de véritables RER permettant une meilleure desserte du Mans, de sa périphérie immédiate et des villes situées sur les lignes ferroviaires du Département. A titre d’exemple, pourquoi ne pas envisager la desserte de la zone commerciale Nord et du Centre Hospitalier du Mans par la ligne TER Le Mans – Alençon.

L’ensemble des travaux de modernisation du réseau routier devra désormais s’inscrire dans un plan pluriannuel de programmation des investissements et travaux de façon à mieux cerner la cohérence de l’action du Conseil général à ce sujet.

 

Pour répondre aux attentes d’un nombre de plus en plus élevé d’usagers, nous élaborerons en lien avec les associations compétentes un Schéma Directeur des Itinéraires Cyclables de la Sarthe. Ce schéma bâti autour des axes de sécurité, tourisme et santé aura pour ambition de faire de la Sarthe une terre de prédilection de la « petite reine ».

 

L’organisation des transports collectifs, du rail, de la route et des modes de circulation douce … fera l’objet d’une programmation dans le cadre d’un véritable Plan Départemental des Déplacements.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander
Lettre adressée par Christophe COUNIL au Président du Conseil général suite à la lecture du n°110 du magazine départemental.

 

M. le Président,

 

La lecture du dernier numéro du magazine départemental La Sarthe est assez édifiante. En effet, la rubrique La vie des Cantons pages 16 à 19 aborde des événements qui se sont déroulés dans 12 cantons différents ... 12 cantons appartenant exclusivement à la majorité départementale.

 

Je sais que le projet gouvernemental de réforme des collectivités locales vise à supprimer un certain nombre de cantons, mais est-ce une raison pour d'ores et déjà supprimer les cantons actuellement détenus par la minorité.

 

Aussi, je me permets de vous rappeler les propos que j'avais tenus au nom de notre groupe lors de l'installation du Conseil général le 20 mars 2008 : " Notre seconde exigence est celle de la reconnaissance des élus de la minorité à égalité des autres élus. Nous sommes toujours effarés à la lecture de La Tribune de la Sarthe de voir que les cantons tenus par la gauche sont le plus souvent ignorés. Est-ce parce qu'ils auraient mal voté, qu'il ne s'y passe rien d'intéressant et que le magazine départemental qui est le magazine de tous les Sarthois doit les ignorer ? Je ne parle pas ici de reconnaissance des élus – je ne me suis jamais battu à titre personnel pour y voir figurer ma photo – mais bien de reconnaissance des territoires de notre département."

 

La reconnaissance et l'équité de traitement des différents territoires qui composent notre territoire méritent probablement plus que le sort réservé aux cantons détenus par la minorité dans le magazine départemental.

 

Dans l'attente de connaître votre sentiment sur ce sujet.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Le Président du groupe

                                                                                                                                                           Christophe COUNIL
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Recommander

Faire face à la dégradation de l'emploi en Sarthe : une priorité … sauf pour les élus UMP

Lors de la session du 29 juin dernier notre groupe a fait le choix de porter le débat sur la situation de l'emploi en Sarthe alors que le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter. Nous avons notamment noté que si le Conseil général faisait des efforts en accélérant certains investissements ou en mettant en place un fonds départemental de revitalisation industrielle, il ne jouait pas assez son rôle d'amortisseur social de la crise.

 

Pourtant du fait de ses compétences sociales, le Conseil général devrait être au premier rang pour soutenir les personnes en situation de souffrance. Nous avons notamment critiqué la réduction des crédits sociaux destinés aux jeunes ou aux locataires. De même, nous avons regretté que la majorité UMP n'ait pas tenu compte de notre proposition de mise en place d'une tarification sociale de la restauration scolaire. 

 

Enfin, nous avons dénoncé l'absence d'informations sur la mise en œuvre du Revenu de Solidarité Active et notamment les conditions dans lesquelles le Conseil général entend mettre en place le suivi individualisé de chaque allocataire du RSA. Considérant, que la réponse du Conseil général n'était pas à la hauteur de la situation les 17 élus du groupe se sont abstenus lors du vote du volet social du Budget du Conseil général.


 

Démographie médicale : Une discrimination injuste entre les territoires

En matière sociale, plusieurs élus du groupe sont également intervenus pour demander que le soutien à la création de maisons médicales, regroupant sur un même site plusieurs patriciens de la santé, ne soit pas réservé aux seuls cantons actuellement déficitaires en médecins généralistes. Notre demande est restée sans réponse … la majorité UMP préférant rester sur sa position qui consiste d'une certaine façon à n'aider que les cantons détenus par la Droite.

 

De même, Jean-Pierre Rossard a regretté l'évolution des aides du Conseil général aux stagiaires en médecine générale. La nouvelle mesure, excluant du régime d'aides les stagiaires dont un des maitres de stage est sur le territoire de Le Mans Métropole, est tout à la fois discriminante et peu incitative à l'installation de médecins généralistes en Sarthe.

 

Plusieurs élus du groupe se sont abstenus ou ont voté contre cette délibération qui ne va pas dans le bon sens.

 


Les nouvelles pratiques agricoles n'intéressent pas la majorité UMP du Conseil général

Lors du vote du nouveau régime d'aides du Conseil général en direction du monde agricole, plusieurs élus sont intervenus pour dénoncer les exactions de certains agriculteurs. La justesse de leur combat au sujet du prix d'achat du lait ne doit pas pour autant permettre la destruction du mobilier public et les différents débordements auxquels sont habituées les manifestations agricoles.

 

Par ailleurs, nous avons regretté que le nouveau programme d'aides ne prenne absolument pas en compte les nouvelles pratiques agricoles permettant une réduction de l'usage de produits chimiques. La Sarthe, département agricole par excellence, devrait au contraire soutenir ces initiatives en apportant des aides financières aux agriculteurs désirant se lancer de ce genre de pratiques et en assurant par la communication la diffusion des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement. Nous n'avons pas été entendus sur ce dernier … le fait que le Président de la commission agricole soit issu du monde agricole n'est peut-être pas étranger à cette réponse.

 


 






La culture sur seigle pratiquée dans certaines zones du département (canton de Brûlon dans l'exemple ci-contre) permet de réduire de 40% les apports en herbicides. Une nouvelle pratique agricole que le Conseil général refuse de soutenir.

 


Au final, considérant que le Budget supplémentaire proposé par les élus UMP n'était pas de nature à corriger les insuffisances du budget primitif voté en février dernier, notre groupe s'est abstenu sur le Budget supplémentaire 2009.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander

La session du Conseil général du 29 juin était consacrée à l'examen du Compte administratif 2008 et au vote du Budget supplémentaire. Christophe COUNIL est intervenu au nom du groupe des élus de Gauche pour dénoncer une nouvelle dégradation de la situation financière du Conseil général et l'absence de réponse aux propositions du groupe.




"En règle général, le vote du Compte Administratif permet de mesurer comment le budget de l'année passée a été appliqué et si les engagements pris par ceux qui l'avaient élaboré ont été tenus. Il ne m'appartient pas ici de juger du respect de vos engagements … d'autant plus que l'on risque de tomber dans un débat assez stérile … car, généralement, l'opposition à toujours tort … surtout ici.

 

J'ai donc plutôt fait le choix de reprendre les propos que j'avais tenus au non des Elus de gauche et républicains lors du vote du BP 2008 en février de la même année et de vérifier si le Compte administratif me donne tort ou raison.

 

Evoquant dans un premier temps, le poids des transferts de charges j'avais tout d'abord évoqué le poids croissant de l'APA regrettant que la participation de l'État ne soit plus qu'à hauteur de 34%. Au final, nous n'en sommes pas loin puisque la participation de l'État est de 36% en 2008 soit une légère augmentation. Elle laisse toutefois au Conseil général une charge nette de 29 millions d’euros. Il en est de même pour le RMI où au final, le poids supporté par le Cg 72 en 2008 est un peu moins lourd que prévu à hauteur de 3.7 M€ … cela étant lié à la diminution du nombre d'allocataires puisque la participation de l'État a diminué l'an passé.

 

Dans un deuxième temps, j'avais évoqué la dégradation de la situation financière de notre collectivité.

Tout d’abord, j'avais souligné l'écart croissant entre la progression des dépenses de fonctionnement par rapport aux recettes. C'est bien ce qui s'est produit en 2008 avec une augmentation de 6.4% des dépenses de fonctionnement alors que les recettes n'ont augmenté que de 1.5%

 

De même, j'avais relevé la dégradation de notre capacité d'épargne. Là encore, les chiffres montrent que nous avions raison de nous inquiéter puisque en 2008 notre taux d'épargne nette n'est plus que de 32.7M € alors que vous en annonciez 36M€ au moment du vote du BP 2008. Cela signifie que la situation financière de notre collectivité s'est dégradée encore plus que ce que vous aviez prévu.

 

Il en est malheureusement de même en ce qui concerne notre endettement puisqu'en 2008 44% de nos dépenses d’investissement ont été financées par l’emprunt. Au final, notre endettement global aura augmenté de 6.9% en 2008.

 

Enfin, dans la deuxième partie de mon intervention, j'avais formulé quelques propositions au nom de notre groupe (expérimentation du RSA, "bonus-malus environnemental" pour notre registre d'aides aux communes, élaboration d'un plan pluriannuel des travaux routiers et lancement  d’un plan massif d’équipement informatique des collèges). Toutes ces propositions sont restées lettre morte.

 

Au final, Mesdames et Messieurs les élus de la majorité, force est de constater que les propos que j'avais tenus au nom de notre groupe reflétaient bien la réalité puisque l'année 2008 restera une année marquée par une nouvelle dégradation de la situation budgétaire de notre collectivité avec une hausse plus forte hausse des dépenses de fonctionnement que des recettes, une dégradation de notre capacité d'épargne et une hausse de l'endettement. Quelques points positifs à souligner toutefois : les bons taux de réalisation de notre budget et le maintien d'un niveau d'investissement satisfaisant bien qu'inférieur à celui de l'année 2006.

 

Nous avions voté contre le Budget 2008 … Nous nous abstiendrons sur le Compte administratif 2008."


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander

Ce que nous redoutions est en train de se produire : notre pays s'enfonce dans une crise profonde et durable et la Sarthe est particulièrement touchée. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi s'établit à 20 036 en Sarthe pour le mois de mai. Ce nombre augmente de 37.4% par rapport à fin avril 2008 contre 25% pour l'ensemble de la France.

 

Effarés par le décalage entre l'ampleur du désastre qui se préparait et la faiblesse de la réponse de l'Etat, nous avions demandé que le Conseil général de la Sarthe joue son rôle d'amortisseur social.

 

Lors d'un meeting à Saint-Quentin, le Président de la République a dit que, face à la crise, il ne faut pas se laisser "enfermer dans des dogmes", mais au contraire s'inspirer de ce qui marche autour de nous. Tout en regrettant que Nicolas Sarkozy ne se l'applique pas à lui-même, nous voulons utiliser cette formule pour le compte de la Sarthe.

 

Tout près de nous existe un exemple à suivre : celui de l'Essonne qui a choisi de donner la priorité à l'emploi et à la solidarité à travers la mise en œuvre d'un Bouclier social mobilisant et renforçant les dispositifs existants pour venir en aide à ses habitants les plus sévèrement touchés par la crise.

 

Ainsi, en Essonne plus de 20 000 collégiens bénéficient de l'aide à la restauration scolaire (gratuité ou forfait de 45€ à 105 € par trimestre). En Sarthe, notre demande de mise en place d'une tarification sociale de la restauration scolaire selon le quotient familial est restée sans réponse de la part des élus UMP.

 

En Essonne, le Conseil général a augmenté le Fonds d'aides aux Jeunes de 50%. En Sarthe, les élus UMP ont baissé de 8% ces mêmes crédits alors que plus que jamais nous avons le devoir d'aider les jeunes à démarrer dans la vie et franchir le cap de la crise.

 

En Essonne, le Conseil général a abondé de 18% le Fonds de Solidarité Logement. En Sarthe, les élus UMP ont réduit les crédits de 10% entre 2008 et 2009. 

 

Que dire encore de l'absence de réponse à nos propositions au sujet de la mise en œuvre de l'accompagnement social des bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active.

 

La majorité départementale UMP a traité nos propositions par le mépris, considérant que la situation ne méritait rien d'autre qu'un budget inscrit dans la continuité.

 

Lorsque nous faisons de telles propositions, nous nous voyons reprocher de vouloir "toujours plus". Et bien, soit ! Nous croyons en effet, que le Conseil général doit être "toujours plus"... juste et efficace pour les Sarthois, tout particulièrement en période de crise.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander

Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général  de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


ACTE III


Cette session fut pour nous, élus de Gauche, l'occasion de défendre nos positions. A l'instar d'André Vallini nous avons rappelé que le rapport Balladur ne peut pas être le texte de la réforme des collectivités locales. Celle-ci ne peut se faire sans prendre le temps de la discussion avec les premiers intéressés : les élus locaux représentant dans leur diversité le peuple de France.


Conformément à la prise de position unanime des Présidents de Conseils généraux au sein de l'Association des Départements de France nous avons également rappelé les quatre points sur lesquels notre détermination est entière :


  • Maintien du bloc de collectivité de la proximité regroupant les communes, les intercommunalités et les départements et donc opposition à la création d'un bloc artificiel fondé sur le couple improbable Département - Région.


  • Maintien de la clause générale de compétence pour les Départements et les Régions.


  • Réforme de la fiscalité locale permettant l'autonomie financière des Collectivités locales.


  • Désignation tous les 6 ans des Conseillers départementaux sur la base d'un scrutin plus respectueux des équilibres démographiques.


La séance fut à la fois intéressante, étonnante et inquiétante.


Intéressante car les échanges furent fournis et argumentés.


Étonnante car dans leur grande majorité les élus de droite à commencer par le Président du Conseil général ont montré qu'ils partageaient nos positions, transcendant le classique clivage droite - gauche.


Inquiétante car une minorité d'entre eux est favorable aux points les plus litigieux du rapport : fusion des régions, suppressions des conseillers généraux et régionaux au profit de conseillers territoriaux, suppression de la clause générale de compétence. Or, cette minorité est essentiellement composée des élus UMP cumulards siégeant également au Parlement. ... ceux la même qui auront à se prononcer sur le projet de loi en préparation à l'Élysée.


Nous savons donc à quoi nous attendre le part de ces élus UMP qui ont déjà clairement annoncé qu'ils étaient prêt à sacrifier le Conseil général et le Département sur l'autel des réformes sarkozistes qui pierre après par pierre déconstruisent notre pays.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander

Jeudi 29 avril, à la demande du groupe des élus de Gauche, le Conseil général  de la Sarthe était réuni en session extraordinaire pour débattre des conclusions du rapport Balladur.


ACTE II


Après avoir entendu, le matin, Dominique Perben (UMP) et André Vallini (PS), membres du Comité Balladur, les Conseillers généraux de la Sarthe étaient invités, l'après-midi, à débattre des 20 propositions du rapport Balladur. Ce fut pour nous, élus de Gauche, l'occasion défendre nos positions et faire état de nos accords et désaccords sur chacune des principales propositions du rapport Balladur.


Le remodelage territorial des régions et départements

Il apparaît clairement que ces propositions ne sont pas d'actualité à ce jour dans la mesure où les élections régionales de 2010 et cantonales 2011 se tiendront dans le cadre du découpage actuel.Ouvrir ce débat aujourd'hui ne serait pas raisonnable car il fait appel à des motivations diverses et variées qui peuvent être historiques et culturelles, économiques et liées aux logiques d'aménagement du territoire ou encore avoir des visées clairement politiques.

 



Un nouveau mode d'élection des élus régionaux et départementaux

Cette proposition soulève chez nous une vive opposition. Nous nous retrouvons bien mieux dans les premières préconisations de la mission sénatoriale qui propose un renouvellement intégral des conseillers généraux tous les 6 ans dans un cadre qui reste à définir. Notre groupe est favorable au maintien du scrutin uninominal à deux tours afin de maintenir le lien fort qui existe entre l'élu et ses administrés mais le rééquilibrage démographique des cantons s'impose.


Renforcer l'intercommunalité

Nous sommes totalement favorables à la proposition d'achever et simplifier la carte de l'intercommunalité mais celle-ci ne doit pas se faire dans la précipitation. Toutefois, la question n'est pas que territoriale, il convient dès maintenant d'ouvrir le débat sur le périmètre idéal des EPCI et le renforcement de leurs compétences obligatoires.


Les compétences des collectivités locales

Nous sommes opposés à la suppression de la clause de compétence générale pour les Départements et les régions. Il ne saurait exister de collectivités territoriales sans cette clause, la supprimer reviendrait à renoncer aux principes de la démocratie locale et s'apparenterait à une tentative de recentralisation : le suffrage universel vaut compétence universelle. Par contre, rien n'interdit de réfléchir à une meilleure répartition des compétences entre collectivités par notamment la désignation d'un chef de file.


La réforme de l'État

Aujourd'hui, l'État maintient des services déconcentrés sur des compétences transférées et continue à vouloir organiser ces compétences en contradiction avec le principe de libre administration des collectivités. Dans ces conditions, il est clair que l'enjeu premier et de la réforme c'est la place et le rôle de l'État dans notre organisation politique. Nous sommes donc en total accord avec la proposition 13 du rapport.


Les finances des collectivités locales.

La proposition d'instaurer un objectif annuel d'évolution de la dépense public n'est pas acceptable car il laisse sous-entendre que les collectivités locales sont responsables du déficit de notre pays. Cette mesure reviendrait finalement à mettre sous tutelle les finances des collectivités locales et s'apparenterait donc à une recentralisation contraire à l'article 72-2 de la Constitution.


Nous revendiquons une évolution de la structure de nos recettes appuyée sur 3 piliers sur une part de fiscalité nationale pour financer les dépenses de solidarité., une part de fiscalité départementale pour financer les dépenses d'équipement territorial et de solidarités territoriales et une part correspondant à une dotation complémentaire de l'État pour assurer la péréquation de la richesse nationale entre toutes les composantes territoriales de la République.

 

 

Télécharger la position des Conseillers généraux de Gauche

sur le rapport Balladur dans son intégralité

(document complet de 5 pages au format PDF).

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés