Les récents propos de Madame PECRESSE qui – dans le cadre des élections présidentielles et sous couvert d’une interview anodine – croit bon une nouvelle fois de stigmatiser les élus locaux en évoquant un «pacte de gestion économe avec les collectivités» et en cas de refus de leur part, un référendum auprès des Français.
Ce n’est pas d’un pacte d’économie dont les collectivités et la France ont besoin mais d’un véritable contrat de confiance :
- où l’impact des investissements des collectivités en faveur de la croissance serait valorisé (elles sont responsables de 75% de ces investissements quand l’Etat n’en assure que moins d’un quart) ;
- où leur apport aux services publics serait reconnu (les 4/5 du budget des collectivités sont consacrés à des biens et services publics de proximité qu’elles ont profondément modernisés depuis les lois de décentralisation, lycées/collèges/écoles, routes, TER et transports publics, équipements sportifs et culturels, crèches…) ;
- où leur gestion serait félicitée (elles appliquent déjà la règle d’or et en 2010, leur part dans le déficit public se limitait à 0,1 % du PIB et le montant de leur dette est stabilisé depuis 1983 à 10 % de la dette publique) ;
- où serait donnée une première réponse à la dette de l’Etat à l’égard des départements qui assurent le financement et la mise en oeuvre des allocations nationales de solidarité (APA, PCH et RSA)1.
Madame PECRESSE cherche à jeter le trouble chez nos concitoyens sur les capacités des élus locaux à assumer leurs responsabilités, cela n’est pas tolérable au moment où ceux-ci attendent des responsables nationaux qu’ils leur tiennent un langage de vérité et de justice pour répondre à leurs aspirations.
1Pour la seule année 2011, ce sont plus de 7 milliards que le gouvernement de Madame PECRESSE doit aux départements de France






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